La Banque mondiale soutient le secteur de l’électricité en RDC au moyen d’un financement supplémentaire pour le Projet de marché de l’énergie en Afrique australe

 

WASHINGTON, le 28 juin 2012 – Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement supplémentaire sous la forme d’une subvention de l’Association internationale de développement (IDA*) d’un montant de 201,5 millions de dollars en vue de renforcer la capacité de transport d’énergie de la République démocratique du Congo (RDC) afin de mieux répondre à la demande nationale en énergie dans ce pays et de soutenir l’intégration de ce pays au marché régional de l’énergie en Afrique australe.

Le Projet de marché de l’énergie en Afrique australe (SAPMP) augmentera la disponibilité et la fiabilité de l’énergie électrique à faibles coûts et respectueuse de l’environnement au sein du Pool énergétique d’Afrique australe (SAPP) en plus de soutenir une meilleure intégration et davantage d’échanges commerciaux entre les pays du SAPP.

Le Pool énergétique d’Afrique australe (SAPP) connecte les réseaux électriques de douze pays, dont dix pays de la sous-région de l’Afrique australe (Angola, Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Afrique du Sud, Swaziland, Zambie, Zimbabwe), la Tanzanie et la RDC.  Neuf de ces pays sont des membres opérationnels, c’est-à-dire qu’ils sont reliés au réseau qui transporte environ 97 % de l’énergie produite par le SAPP. 

Le potentiel hydroélectrique de la RDC est énorme.  Le fleuve Congo, long de 4 320 km, représente à lui seul quelque 38 % du volume d’eau du continent déversé dans les océans et les rapides d’Inga situés dans ce bassin hydrologique constituent la source la plus importante de potentiel hydroélectrique. Toutefois, ce potentiel hydroélectrique demeure, dans une large mesure, actuellement inexploité, ce qui a de graves répercussions sur l’accès à l’électricité par les ménages et sur le développement en général.  Le manque de capacités suffisantes de production, de transport et de distribution d’énergie signifie que la vaste majorité de la population de la RDC et de son économie sont mal desservies.

« L’assurance d’un accès fiable à une électricité vendue à un prix concurrentiel est essentiel à la croissance de l’emploi, notamment pour les femmes, et à la réduction des taux de pauvreté de manière plus générale, » déclare Manuel Berlengiero, Chef d’équipe du projet.

Ce financement supplémentaire sera principalement utilisé pour remettre en état la longue ligne de transport de 2 300 km reliant le site d’Inga à la Zambie.

Le projet s’inscrit dans la Stratégie d’aide-pays actuelle pour la RDC, à la Stratégique de la Banque mondiale pour l’Afrique, à la Stratégie d’aide à l’intégration régionale et aux Rapports sur le développement dans le monde de 2010 et de 2011.

« Un des éléments stratégique de la Stratégie d’aide-pays, affirme Eustache Ouayoro, le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, est la remise en état et l’expansion des systèmes de transport d’électricité et le soutien du rôle central de la RDC au sein du développement des réseaux régionaux d’énergie afin d’obtenir une croissance économique robuste, durable et partagée. »

 

Ce projet est financé par l’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960 et chargée d’aider les pays les plus pauvres du monde en leur accordant des subventions et des crédits ne portant pas intérêt pour la mise en œuvre de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à atténuer les inégalités et à améliorer les conditions de vie des populations. L’IDA est un des principaux bailleurs d’aide aux 81 pays les plus déshérités de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA apportent un changement positif dans la vie de 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis 1960, l’IDA a soutenu des activités dans 108 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et a représenté en moyenne 15 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destinés à l’Afrique.

Source: WorldBank.org

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