La plus grande foire de l’énergie en Afrique se veut levier de croissance et « boosteur » des coopérations Nord-Sud et Sud-Sud

 

Elec Expo, Ener Event et Tronica Expo (17-20 octobre 2012 à la Foire de Casablanca)

La plus grande foire de l’énergie en Afrique se veut levier de croissance et « boosteur » des coopérations Nord-Sud et Sud-Sud.

Le Maroc abritera la 7e Salon International de l’Electricité, de l’Eclairage, de l’Electrotechnique et de l’Automation Industrielle (elec expo), la 2e salon International des Energies renouvelables et de l’efficacité Energétique (Ener Event) et le 1er salon International des Composantes, des systèmes et Applications Electroniques (Tronica Expo). En tant que plus grande foire de l’énergie en Afrique, ces trois « Elec Expo, Ener Event et Tronica Expo » se veulent levier de croissance  pour le secteur et pour l’économie régionale.

Depuis plus d’une décennie, la Fédération Nationale de l’Electricité et de l’Electronique (FENELEC) se bat sur le front de l’énergie  avec les ambitions  d’une autonomie énergétique marocaine en particulier et africaine en général. Grâce à la synergie des acteurs du secteur, la FENELEC a permis au Royaume de disposer d’un des secteurs économiques les plus dynamiques et les plus structurés. L’expérience marocaine est un modèle à dupliquer dans les autres pays frères du Continent au travers d’une logique de coopération sud-sud. Ce qui explique les nombreuses caravanes d’hommes d’affaires marocains du secteur vers l’Afrique subsaharienne (Sénégal, Mauritanie, Burkina Faso….). Cette démarche-ambition de la FENELEC s’inscrit en parfaite phase avec la Vision de Sa Majesté le Roi Mohammed V concernant l’édification d’un « Maroc émergent »  et « tourné vers ses pays frères », mais aussi avec la politique énergétique de la Banque Africaine de Développement (BAD).

 

Selon la Banque Afrique de Développement (BAD), « la moitié de la population urbaine en Afrique subsaharienne a accès à l’électricité; en milieu rural, le ratio n’est que de 8 %, (…), même lorsque l’énergie moderne est disponible, elle est chère et peu fiable, et si les tendances actuelles se maintiennent, moins de la moitié des pays africains réaliseront l’accès universel à l’électricité d’ici à 2050 »[1].  « Dans cette Afrique en mal d’accès à des services énergétiques modernes, abordables et fiables – ou en mal d’accès tout court – et en partie en proie à la crise énergétique mondiale, les premières initiatives doivent venir des Africains eux-mêmes », soutient Youssef TAGMOUTI, Président de la FENELEC. Il precise que « la volonté des pouvoirs publics doit trouver un aura auprès du secteur privé et des bailleurs de fonds ».Youssef TAGMOUTI souligne qu’au-delà du volet social, « le manque d’accès à l’énergie moderne pour un usage industriel limite les possibilités de création et d’expansion des entreprises dans les pays africains et mais aussi la chance de la compétitivité des producteurs africains et leur accès aux marchés régionaux et mondiaux ». C’est ainsi que le pari de la synergie a été engagée pour mettre l’expérience, et le leadership marocain au service des autres opérateurs à forte valeur ajoutée (Africains et Non-africains). Et Youssef TAGMOUTI d’ajouterque « l’émergence des marchés africains d’énergies et de produits électrotechniques ne peut être réussie sans une coopération Nord-Sud  et une coopération Sud –Sud dynamiques ».  Dans une Afrique encore engluée dans les problèmes de délestages incessants, et confrontée à l’équation de la disproportion entre la capacité de production et les besoins réels, un énorme marché se dresse à l’horizon. La proportion de la population africaine, qui est encore tributaire de sources d’énergie traditionnelle, est plus élevée que sur tout autre continent. Aux fortunes diverses relevées dans la volonté politique des Etats à résorber la question d’accès à l’électricité, des institutions telles que la BAD ou la CEDEAO ont pris leur bâton de pèlerin pour conscientiser sur les alternatives du continent en termes de sources potentielles d’énergie.  L’énergie éolienne, l’énergie solaire et les petits groupes électrogènes alimentés au diesel ou au pétrole constituent d’autres possibilités.

L’électricité par l’intégration

 

L’électrification en milieu rural pose des problèmes aux gouvernements africains. De nombreuses localités rurales sont peu densément peuplées et isolées. La FENELEC, pour ne pas dire le Maroc, jouit d’une belle expérience à partager. Car relier ces localités ruralesau réseau national peut être onéreux et souvent peu pratique. Au-delà de la quête de solution interne, il peut exister une coopération bilatérale ou multilatérale. La planification énergétique s’est toujours faite sur le plan national. Or, il arrive qu’un pays dispose d’une source d’énergie meilleur marché de l’autre côté de la frontière. Grâce aux réseaux transfrontières, les pays pourraient exploiter leurs centrales à pleine capacité sans risque de surproduction. Les pays à faible capacité pourraient avoir accès à de l’électricité bon marché sans devoir construire d’installations coûteuses. La mise en commun des ressources permet aussi de diversifier les sources d’énergie.« La mise en commun et le partage des ressources énergétiques révolutionnerait le secteur de l’électricité en Afrique de l’Ouest. L’intégration des réseaux électriques permettrait aux pays de disposer d’une source d’approvisionnement fiable et sûre », souligneM. IniURUA, Service chargé du NEPAD, Banque Africaine de Développement.

« Monter le potentiel africain et stimuler le secteur » aux salons« Elec Expo, Ener Event et Tronica Expo »

 

Du fait de son rôle de locomotive, le Maroc poursuit son pari de faire de ces salons« Elec Expo, Ener Event et Tronica Expo » la vitrine-phare du secteur, laquelle permettra de mettre en exergue le potentiel immense et réel du continent. Cette prise de conscience des atouts réels de l’Afrique en matière d’énergie serait salutaire pour le parachèvement du programme d’électrification rurale, de l’ouverture des frontières et du démantèlement total, mais aussi constituerait un pas géant vers l’autonomie énergétique.

 

Tout cela pour dire que cette bataille de l’énergie est le combat de tous, acteurs publics et privées, opérateurs ou consommateurs. Car au-delà du rôle des pouvoir publics à démocratiser l’énergie, il est aussi du devoir des acteurs privés de jouer leur partition et des consommateurs d’être sensible à l’économie de ce bien précieux.Des nombreux programmes qui voient le jour en Afrique, seul un pourcentage moyen est totalement réalisé. Ce sont souvent des programmes qui exigent d’énormes dépenses d’équipement, d’origine nationale et étrangère. La plupart des gouvernements ne peuvent pas réunir les fonds nécessaires par leurs propres moyens. Les experts s’accordent à reconnaître qu’il faut des capitaux privés. Toutefois, la participation du secteur privé suscite des inquiétudes car, même si l’électricité s’obtient en actionnant simplement un interrupteur, les consommateurs et les entreprises pourraient ne pas être en mesure de s’offrir ce service à un tarif permettant aux sociétés régies par le profit de rentrer dans leurs fonds. Plus de 40 % des 600 millions d’habitants de l’Afrique vivent en dessous du seuil de pauvreté internationalement reconnu de 1 dollar par jour.

 

L’assistance de gouvernements donateurs est indispensable. Certains bailleurs de fonds sont disposés à financer le projet, notamment l’Agence française de développement, la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement, la Banque ouest-africaine de développement et le Fonds nordique. Mais encore une fois il faut que les africains s’y mettent en premier, et avec une volonté et une croyance féroce. C’est en tout cas le combat qu’est en train de mener entre autres, la FENELEC et la CAFELEC.

 

CONTACT PRESSE

Cheikh Mbacké SENE – Cel. +212 (0) 618 69 39 62 – Email : infos.globusmedia@gmail.com


[1] Extrait de la publication du Groupe de la Banque africaine de Développement intitulé « Politique du secteur de l’énergie ».

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