Togo/tradition/échauffourées lors de la prise de la pierre sacrée à Glidji : Laissez le Colonel TEKO-AGBO en paix

 

Qui en veut au Colonel TEKO-AGBO, officier supérieur de l’armée togolaise en service au ministère togolais de la défense et des anciens combattants ?

Telle est la question qu’il faille à ce jour nous poser suite aux écrits de certains journaux privés togolais qui culpabilisaient l’officier d’armée, dans cette ténébreuse affaire de violences ayant émaillé l’édition 2012 de la cérémonie de la prise de la pierre sacrée, et qui s’était déroulée à Glidji en septembre dernier.

En effet, un journal privé togolais dénonçait le Colonel TEKO-AGBO, comme étant l’auteur commanditaire des troubles qui ont profondément bouleversé le bon déroulement de cette cérémonie, à laquelle  avaient pris massivement part les autorités du pays et les membres du corps diplomatique accrédités au Togo.

Nombreux sont ceux-là qui se posent encore la question portant sur le rôle de l’officier dans cette cérémonie.

Une équipe du site d’informations africabusiness.com, dans le souci d’éclairer l’opinion, a mené une enquête afin d’en savoir davantage, sur ce qui s’était réellement passé sur le site de la cérémonie à Glidji.

Pour ceux qui l’ignorent encore, le Colonel TEKO-AGBO, natif des Lacs,  est un adepte des divinités Guins, qui appartient plus précisément à la divinité ‘’KPESSOU’’.

Et c’est sa passion pour la tradition de son milieu, qui fait sa particularité par rapport aux hauts gradés d’armée du pays.

A, partir du moment où sa divinité d’appartenance se trouve dans la forêt où se déroule habituellement la cérémonie de la prise de la pierre sacrée, il n’y a donc pas de raison qui puisse empêcher l’officier de s’y rendre.

Les divinités Guins, pour ceux qui ne le savent pas toujours, ont 350 ans et tout esprit malveillant mandaté pour détourner l’officier de sa divinité, serait mal venu dans un monde trop vieux.

Au Togo, sauf preuve contraire, aucune loi n’interdit à ce jour, un officier supérieur d’armée de pratiquer la tradition de son milieu.

On ne comprend donc pas pourquoi des êtres mal intentionnés se permettent  de faire croire à l’opinion, que le colonel, pour avoir participé activement à la cérémonie, est probablement l’auteur des troubles qui ont marqué l’événement.

D’ailleurs, le colonel TEKO-AGBO ne faisait pas partie de ceux qui se trouvaient dans la forêt le jour où se déroulait la cérémonie.

Selon des témoignages recueillis et qui confirment la version des faits reçue de la part de l’intéressé, l’officier était parmi les invités à la tribune en tenue militaire.

Et il ne se serait déplacé que pour calmer les tensions qui régnaient entre les jeunes surchauffés à proximité de la forêt.

Un geste d’ailleurs normal et civique de sa part, quand on sait que le rôle de l’armée est de contribuer à l’apaisement dans un Etat de droit engagé résolument vers la démocratie comme le Togo.

Ce n’est qu’après avoir essayé de calmer les jeunes, qu’une pluie de pierres a débuté, en provenance des maisons avoisinant la forêt sacrée.

Quoi de plus normal que de mener une enquête pour en situer les responsabilités ?

C’est dans cette perspective que suite à des plaintes, l’un des prêtres de la divinité ‘’SAKOUMA’’, belliqueux de son état selon les confidences, et ressortissant d’une des maisons d’où venaient les jets de pierres, a été écouté par les forces de l’ordre et de sécurité sur instruction du procureur  du tribunal de la ville d’Aného, avant d’être relâché plus tard vers 18 heures le même jour.

C’est dire donc que selon nos investigations, le Colonel TEKO-AGBO est innocent dans l’affaire de violences ayant entravé le bon déroulement de cette cérémonie.

Inutile d’impliquer injustement cet officier de sang froid, qui n’a aucun profit à tirer des violences.

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