Pour avoir dénoncé publiquement les frasques des forces de l’ordre lors d’une manifestation du FRAC :Dédjeh Kosi Zialesi dans le viseur

 

 

Au Togo, les forces de l’ordre, au lieu d’être garant de la sécurité des populations, se révèlent être leurs bourreaux. En effet, tout citoyen qui s’insurge contre la répression policière à l’endroit des populations, est poursuivi jusqu’à son dernier retranchement. C’est justement le cas de Dédjeh kosi qui est jusqu’à nos jours dans l’œil du cyclone. Que s’était-il réellement passé ?

Dédjeh Kosi Zialési (Photo), transitaire de son état, menait ses activités au Port Autonome de Lomé depuis 2003 et en 2009, El Hadj Assoumanou le contacta pour lui confier des marchandises à dédouaner. Mais lorsqu’en 2011 M. Dédjeh Kosi a commencé les formalités pour sortir les marchandises du Port, il a été surpris de constater que le processus a été bloqué par la Douane, et celle-ci n’a libéré les conteneurs qu’après une enquête minutieuse sur les marchandises. Curieusement, au lendemain de la livraison des marchandises à El Hadj Assoumanou, M. Dédjeh, à en croire sa famille, a reçu un coup de fil anonyme menaçant lui interdisant d’arrêter de travailler pour M. Assoumanou. Au cas contraire, il perdrait sa vie. Selon le transitaire, suite à une investigation, il se rendra compte que c’est M. Kadou, membre influent du parti au pouvoir qui l’a menacé. « Pour avoir la vie sauve, j’ai porté plainte, le 18 janvier 2011, contre lui à la Direction Générale de la Police Judiciaire (DGPJ), mais non seulement cette plainte est restée lettre morte, mais aussi devient un acharnement contre ma personne », a-t-il indiqué avant d’ajouter que les forces de l’ordre me traitent non seulement de « petit fraudeur et voleur du client de M. Kadou », mais aussi me reprochent d’avoir tenir des propos injurieux à leur endroit lors d’une manifestation du FRAC.

A en croire des sources concordantes, M. Dédjeh Kosi est activement recherché par les forces de sécurités aussi bien dans son débit de boisson, «  Bar Joie Ville » à Klikamé que dans sa maison. Informé par les siens et surtout par les responsables du parti politique ANC dans lequel il milite activement, il quitte nuitamment le Togo pour le Bénin. Là, il sera régulièrement informé par sa femme qu’il est toujours sous menace et qu’il est imprudent de revenir au pays. Finalement la famille de cet honnête citoyen informe la presse que leur fils aurait trouvé un passeur qui l’aida à partir pour la Belgique où les droits de l’Homme sont respectés. Au fait, est-ce un crime d’exprimer son opinion par rapport à la manière dont onest dirigé ? N’a-t-on pas droit d’appartenir à un regroupement politique dans son pays ? Telles sont les inquiétudes des Togolais.

Aux dernières nouvelles, il se révèle que M. Dédjeh Kosi a entrepris des démarches pouvant lui permettre d’avoir une situation régulière en Belgique, mais les autorités de ce pays sont un peu réticentes. Mais faut-il laisser cet honnête homme revenir au Togo dans la gueule du loup ? La question demeure. Nous osons croire que les autorités belges feront preuve de leur humanisme légendaire.

T.R

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