Togo/politique : la peau de De Souza Elii Koblavi recherchée

 

 

Au Togo, le régime cinquantenaire a érigé comme méthode d’intimidation, la répression des manifestations de l’opposition, la traque des militants du FRAC et même l’enlèvement et la torture de ceux qui, hier encore, pour des raisons d’argent ou de matériels, s’étaient fait recrutés par le pouvoir pour indiquer aux force de l’ordre le cachot des militants de l’opposition, ont finalement changé d’avis en rompant avec leurs partenaires pour qui, il faisait des sales boulots. Le cas de De Souza Elii Koblavi est la preuve que le pouvoir est toujours dans la logique de réprimer quiconque refuse de regarder dans la même direction que lui.

En effet, des sources concordantes ont fait état de ce que M. De Souza Elii Koblavi, né le 1er septembre 1981 à Kodjoviakopé, un quartier de Lomé, réputé acquis à la cause de l’opposition, et qui a été enlevé par les forces de l’ordre dans la nuit du 26 juin 2011 pour un centre de torture sis dans les brousses de Kégué, aurait succombé suite à la manière sauvage dont les gens y sont traités. Mais avant de rendre cet article, nous avons fait des recoupements auprès de sa famille et il s’est révélé qu’il s’y est échappé par chance et qu’il se retrouverait en Europe, plus précisément en Belgique.

Aussi, la famille de De Souza Elii Koblavi a-t-elle saisi l’opportunité pour confier à la presse les vraies raisons pour lesquelles les forces de sécurité ont décidé de traquer ce citoyen. A en croire la famille, leur fils était sympathisant du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) et lors des échéances électorales, il, avec certains jeunes, aidaient les forces de l’ordre à enlever des militants de l’opposition dont on soupçonne avoir été à l’origine des troubles au cours de ces échéances. « Grâce à Kao Agbélékpoè , fils du responsable du RPT, section Kodjoviakopé, notre fils est entré en contact avec un enfant du feu Eyadéma Gnassingbé qui lui donnait souvent de l’argent et lui demandait en retour des services entre autres, espionner et recueillir des informations sur les opposants de son quartier pour le service de renseignement », a indiqué un membre de la famille se M. De Souza Elii, qui a révélé que la dernière mission  qu’on a confié à De Souza Elii était d’attirer hors des regards curieux Hlonvor Yéma pour que les forces de l’ordre puissent l’enléver. En croire des sources concordantes, Hlonvor Yéma qui milite dans l’opposition se serait fait recruté comme certains de ses camarades pour une formation militaire à Satimadja au Ghana dans le but de renverser le régime clanique qui régente le pays pendant près de cinquante ans. Après examen de conscience, a poursuivi la source, De Souza Elii informa Moïse Hlovor, le grand frère de Yéma de ce qui se tramait contre son petit frère. Etant mis au courant, Hlovor Yéma a pris la poudre d’escampette.

Mais en revanche, Moïse a été enlevé et sous le coup de la torture, a révélé que c’est De Souza Elii qui avait alerté la famille Hlovor de se qui allait arriver à Yéma. Selon des sources proches de la famille De Souza, c’est ce qui a été la cause de l’enlèvement de De Souza Elii Koblavi qui serait, le 20 octobre 2011, aidé par un gendarme à s’échapper de son lieu de détention pour le Ghana. A en croire des sources fiables, il est toujours dans le viseur de ses détracteurs.

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