iPAD RDC : Exploitation minière & Infrastructure

Participation

Il y a eu plus de 440 délégués à Kinshasa et plus de 490 délégués à Lubumbashi.

iPAD RDC : Exploitation minière & Infrastructure

 

La séance d’ouverture de l’iPAD RDC, à Kinshasa, a eu lieu le mardi 16 Octobre 2012 dans l’après-midi . La séance a été parrainée par la MMG, sponsor platine de l’événement

 

M. Kimbembe Mazunga, Conseiller principal du Président de la République sur les infrastructures, a parlé de l’importance que l’événement iPAD RDC a prise au cours des années, dans son discours d’ouverture. Il a mentionné la stratégie du président Kabila pour « la  Révolution de la modernité» et la nécessité pour la RDC d’aboutir à une économie forte et dynamique qui est moins dépendante d’un seul secteur.

 

L’allocution de Bienvenue a été prononcée au nom de M. Martin Kabwelulu, Ministre des Mines, par M. Pascal Muhindo, Secrétaire Général au ministère des Mines. Le discours a fait mention du fait que malgré certains troubles dans l’est du pays, l’industrie de l’or se remet, notamment avec l’entrée en production de grands projets tels que Twangiza, filiale de BANRO, au mois d’octobre 2011 au Sud-Kivu et KIBALI GOLD en juillet 2013, dans la Province Orientale. Le premier projet prévoit la production de 4,5 tonnes d’or, pour l’année budgétaire en cours, tandis que le deuxième projette de produire 12 tonnes d’or d’ici l’an 2014. Il a par la suite partagé l’ambition de la RDC pour le secteur du cuivre, qui est celui de produire 1,5 millions de tonnes de cuivre entre 2015-2016.

 

Michael Nossal, Directeur Exécutif, Chargé du Développement commercial de la MMG, Australie, a présenté l’exposé d’ouverture : la MMG une nouvelle société engagée à soutenir un Congo dynamique. Il a introduit la MMG comme une entreprise qui adhère aux principes de la sécurité avant tout, ainsi qu’au développement durable, à un programme M&A rigoureux, entre autres choses. Il a poursuivi en expliquant pourquoi la MMG a ses yeux tournés sur l’Afrique, après avoir acquis Anvil Mining en RDC avec l’idée de faire de la RDC la porte d’entrée de l’entreprise dans la région d’Afrique australe. En RDC, la MMG

• A finalisé l’acquisition d’Anvil en Février 2012

• Améliore l’usine de Kinsevere pour le renforcement de sa capacité de production annuel de cuivre à 60t

• Fournit l’investissement pour soutenir la fiabilité électrique – capacité temporaire de gasoil

• A un regard sur l’environnement et les études sociales de base – JV Mutoshi

 

Du temps a été consacré à l’examen du potentiel d’expansion du projet de mine de cuivre de Kinsevere dans la province du Katanga ainsi que du projet Mutoshi qui est un joint-venture avec la Gécamines. Un des éléments essentiels de la communication a été la mise en lumière des défis posés par le manque d’infrastructure, auquel sont confrontées des sociétés telle que la MMG, particulièrement l’approvisionnement en électricité. L a société MMG a des stratégies à court, moyen et long terme pour s’attaquer à ces problèmes :

 

Court terme : Gazole d’urgence, approvisionnement régional à partir de ZESCO/CEC/ESKOM

 

Moyen terme : Partenariat avec la SNEL pour soutenir la rénovation de l’infrastructure d’énergie hydraulique et du réseau national

Long terme : Nouvelle  centrales électriques hydro et/ou de charbon (5-6 ans), profiter de la position unique de la MMG faisant appel à des investissements chinois et partenaires technologiques.

 

Le directeur général de Randgold Resources, Dr Mark Bristow a fait un exposé sur la Construction d’une mine d’or de classe internationale en partenariat avec la RDC. Il a parlé du risque associé à l’entreprise commerciale en DRC. Il a continué en présentant un résumé de l’accord de Moto et de l’évolution du Projet de la mine d’or Kibali, en incluant les phases d’investissement du projet.

 

Randgold Resources a été établie sur la base d’une stratégie soigneusement élaborée de croissance naturelle

• Avec le soutien du gouvernement, la RDC a le potentiel de se développer en tant que région d’or rivalisant avec l’Afrique de l’Ouest

• Nous avons hâte de travailler de façon constructive avec le gouvernement pour créer un environnement minier d’or durable en RDC

• La stabilité fiscale plutôt que des profits à court terme est le secret du succès dans l’établissement d’une industrie minière à long terme

• Améliorer sa compétitivité fiscale plutôt que alourdir le fardeau des entreprises minières existantes constitue le moyen d’assurer un flux durable des ressources de l’Etat.

 

Charles Carron Brown, Directeur d’Exploitation de Tiger Congo SPRL, Filiale de la société Tiger Resources, a fait un exposé sur le projet Kipoi et comment en quatre ans, la société a été en mesure de démarrer une exploitation minière rentable qui produit actuellement 35 000 tpa de Cuivre en concentré et comment elle envisage mettre en place une opération SXEW qui produira 50 000 tpa de Cathode de cuivre d’ici 2015.

 

Outre le Projet Kipoi, Tiger a également le projet de Lupoto qui est à seulement 10 km au sud de Kipoi avec des cibles à Mwana, Mwana Est et Sase Sud où nous sommes actuellement en pleine exécution d’un programme de forage de 5500 m qui vise à convertir une partie de leurs ressources présumées initiales et va nous permettre de compléter une étude de faisabilité en 2013. Si tout va bien ceci fournira une production additionnelle de jusqu’à 200.000 tonnes de cuivre pour prolonger la vie de la mine de près de 4 ans

La question et les réponses qui ont suivi les exposés ont révélé les préoccupations du secteur : les questions autour de la révision du code minier et ce que cela peut signifier en termes de taxes pour l’industrie. La décision de la RDC d’augmenter les taxes dans le cadre de son code minier nuira aux investissements, Mark Bristow, Directeur Général de Randgold Resources Ltd a déclaré que « nous devons résister ensemble à la tentation de la recherche du profit à court terme pour une industrie encore à ses débuts, ». « Un nouvel investisseur viendrait-il si les premiers ont été punis pour leur investissement ? », « La révision du code des mines sera un processus consensuel » Valery Mukasa, Directeur de Cabinet du Ministre des Mines congolais Martin Kabwelulu, a confié aux reporters. “Nous discuterons avec toutes les parties intéressées au cours d’un atelier pour harmoniser les buts. Nous ne pouvons pas imposer un texte à un secteur aussi complexe. »

Katanga Mining Briefing – Cuivre & Cobalt

 

La séance était présidée par Simon Tuma-Waku, Vice-président de la FEC, chargé du secteur minier. Le thème de la Séance était : Le Katanga moteur industriel de la RDC – stratégies visant à accroître la capacité de production dans la Copperbelt.

 

S.E.Moise Katumbi Chapwe a prononcé l’allocution de bienvenue devant 250 délégués le mardi 23 Octobre 2012 à la 3e édition de la conférence annuelle Katanga Mining Briefing.

 

 

 

S.E. Barthélemy Mumba Gama, Ministre Provincial des Mines, Agriculture, Pêche, Elevage et Développement Rural a fait un exposé sur l’expansion des activités minières au Katanga et la nécessité de revoir le code minier. Le Ministre a présenté l’histoire de la législation et a fourni des statistiques relatives à l’expansion des activités minières dans la province.

 

Le DG de la Gécamines, Ahmed Kalej Nkand a présenté une communication sous le thème le rôle de la Gécamines dans la stimulation du secteur du cuivre et du cobalt au Katangastratégie et vision. L’exposé avait quatre points-clés à examiner :

L’ère du monopole de la Gécamines dans l’exploitation du cuivre et du cobalt, la stratégie des joint-ventures et la fin du monopole de la Gécamines, le redressement de la Gécamines et le rôle de la Gécamines dans l’absorption du déficit énergétique dans le secteur minier. Concernant ce dernier, la Gecamines prévoit la construction d’une centrale électrique à charbon de 500 mégawatts pour aider les sociétés minières à résoudre le problème de pénurie électrique. La société entreprend une étude de faisabilité pour cette centrale thermique de 500 millions d’euro ($648 millions), qui utilisera le charbon de Luena dans la province du Katanga. « Dans 36 mois la centrale pourra être opérationnelle » a-t- il dit. La société mettra l’électricité produite à la disposition des mineurs du Katanga, a-t-il ajouté. Les sociétés minières dans la province méridionale, dont les gisements de cuivre et de cobalt sont parmi les meilleurs du monde, ont été contraintes d’acheter de l’électricité à partir de la Zambie voisine et d’utiliser des groupes électrogènes pour atteindre les objectifs de production. En conclusion, M. Nkand a déclaré que l’effet combiné de la formation du joint-venture, la réalisation des objectifs de relance de la Gécamines et la construction de la centrale thermique auront un impact positif sur la revitalisation du secteur du cuivre et du cobalt.

 

Le Prof. André Kapanga Directeur des relations extérieures de la Société Tenke Fungurume Mining plus grand  investisseur minier de la République démocratique du Congo, a présenté la communication qui a suivi, à savoir « Besoins en Infrastructures – aujourd’hui et à l’avenir ». La prémisse de cette communication était que, malgré le grand potentiel minéral de la République Démocratique du Congo/du Katanga, le déficit en infrastructures constitue un handicap pour le secteur. En fin de compte, le secteur minier et les infrastructures fixes, à savoir l’infrastructure électrique, les chemins de fer, les routes, les infrastructures à la frontière, etc. – sont étroitement liés. L’un ne peut exister sans les autres. Il a indiqué que malgré les obstacles liés à l’infrastructure, la société TFM a réussi à mettre en place une opération de classe mondiale. Ceci est en partie dû au fait que la société a établi un bon partenariat avec la RDC et que la Gécamines, société étatique et producteur de cuivre, détient 20% des parts de la TFM. Il convient de noter que leur succès est pour beaucoup dû aux relations de travail qu’ils ont avec les partenaires congolais, soient-ils employés, fournisseurs, communautés au sein desquelles la société opère ou le gouvernement hôte. La première phase du projet TFM a exigé un investissement de 2 milliards de dollars. Les opérations en cours fournissent l’emploi à 2 900 travailleurs permanents et à 2.700 contractuels. Environ 98% des employés sont des citoyens congolais. La TFM est actuellement en phase II de la construction de son projet et est engagé, aux côtés de la SNEL, dans le projet de réhabilitation totale d’une usine hydroélectrique d’une capacité de 260 MW, et a remis en fonctionnement un groupe électrogène qui avait été arrêtée depuis 20 ans. Le deuxième groupe sera au point avant la fin de l’année. Avant son achèvement total, la société TFM aura déjà réhabilité quatre groupes et rénové le réseau de transport, soit un investissement total de plus de 220 millions de dollars. Pour aider un investisseur comme la TFM dans ses projets d’expansion, l’Etat doit s’occuper de 3 domaines principaux : Le Transport/Rail et l’infrastructure Routière; l’approvisionnement électrique et l’administration des postes de frontière. Certes il n’y a aucune solution rapide ou facile à ces défis, mais la société TFM est très engagée en RDC car elle y voit un grand avenir et croit que les sociétés d’exploitation industrielle des mines en RDC peuvent aussi jouer un rôle pour attirer de nouveaux investisseurs en RDC et contribuer au développement du pays

 

Quels ont été les principaux résultats du programme principal de la conférence de KINSHASA?

• Le climat des affaires reste une préoccupation essentielle, cependant, avec l’adhésion de la RDC à l’OHADA, le climat des affaires en RDC /le risque lié aux affaires est en train d’être abordé.

• La législation et le code minier sont toujours une préoccupation pour le secteur minier, cependant, le ministère des Mines a donné l’assurance que les modifications au code se feront en concertation avec les parties prenantes du secteur et, en définitive, le «nouveau» code minière sera un compromis

• Les Infrastructures, particulièrement électriques, constituent l’un des plus grands problèmes d’infrastructures auxquels le secteur fait face.

 

Quels ont été les principaux résultats du programme principal de la conférence du KATANGA?

• Le Katanga présente encore un très grand potentiel pour le secteur minier

• Davantage de travail peut être fourni pour créer une synergie entre les secteurs des mines, de l’énergie et des transports

• Le forum KMB peut jouer un rôle important en devenant le laboratoire d’idées du secteur minier de la province

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