Ouganda – Deuxième émission obligataire de la BAD

TUNIS, Tunisie, 24 mai 2013/African Press Organization (APO)/ La Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) a lancé sa deuxième émission obligataire, libellée en shilling ougandais (USh), sur le marché domestique des capitaux. D’un montant de 12,5 milliards d’USh, l’obligation est ouverte à la souscription jusqu’au 27 mai 2013. Il s’agit de la plus récente émission opérée dans le cadre du Programme d’émission obligataire à moyen terme (PEMT) de 125 milliards d’USh, lancé initialement à la mi-2012. L’approche PEMT a été adoptée pour permettre à la Banque de se financer régulièrement sur le marché des capitaux ougandais, par le biais d’émission de différentes tranches, plutôt que d’accéder au marché par des opérations autonomes. Une telle démarche minimise ainsi les coûts pour les clients, tout en réduisant le délai nécessaire pour émettre sur le marché financier.

Le retour de la BAD sur le marché ougandais reflète la demande locale pour des instruments de dette, et le besoin de financement en monnaie locale pour promouvoir les infrastructures et les autres projets de développement. Pour Pierre Van Peteghem, trésorier du Groupe de la BAD, cette nouvelle émission n’est que le début de l’engagement de son département à mettre à la disposition des clients du secteur privé plus de monnaies locales. « La Banque a récemment adopté cinq nouvelles monnaies africaines, y compris le cedi ghanéen et le franc CFA pour les régions Afrique de l’Ouest et Afrique centrale, comme devises de prêt officielles de la Banque. Ce qui porte à dix, le nombre total de monnaies africaines dans lesquelles nous pouvons octroyer des prêts. Cela nous permettra de mieux répondre aux besoins de nos clients, en atténuant notamment le risque de change que présentent les prêts libellés en devises. Nous pensons qu’en émettant directement des obligations en monnaie locale, nous jouons un rôle clé dans le

développement des marchés des capitaux africains ».

Organisée par African Alliance, et effectuée dans la continuité de la première émission USh de juillet 2012, cette dernière opération sera initialement indexée à la récente obligation de deux ans que le gouvernement Ougandais a lancé le 23 mai, et sera réévaluée tous les deux ans à 85 % du rendement moyen de la dernière obligation de référence du gouvernement ougandais, a indiqué Olivier Eweck, responsable des financements en monnaies africaines au sein du Département Trésorerie de la BAD. À l’instar de la première tranche, cette émission sera lancée à un taux inférieur aux obligations du gouvernement Ougandais. « Nous nous attendons à une demande forte des investisseurs locaux et étrangers, encore plus forte que lors de l’émission de la première tranche l’année dernière », explique Eweck. La première réévaluation aura lieu en août 2014.

La BAD prévoit de lancer, dans les prochains mois, deux nouveaux programmes d’émission obligataire à moyen terme (PEMT) en monnaie locale, au Nigeria et en Zambie. Depuis son premier prêt en monnaie africaine, octroyé en 1998, la Banque a étoffé son portefeuille de prêts en monnaie locale, qui s’élève désormais à plus de 2,4 milliards de dollars EU environ. La Banque souhaite toutefois diversifier son portefeuille en monnaie locale dans toutes les régions de l’Afrique, au-delà du rand sud-africain, troisième monnaie de prêt de la Banque qui prédomine aujourd’hui dans ce portefeuille. Dans le cadre de l’Initiative en monnaie locale lancée en 2006, la BAD a reçu les autorisations d’émettre sur les marchés de capitaux locaux de Tanzanie, du Ghana et du Kenya – entre autres –, et espère entrer dans plusieurs de ces marchés à court et moyen terme.

 

SOURCE

African Development Bank (AfDB)

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