38ème sommet FAO : Quelle est l’importance de la distinction honorifique pour le Togo ?

Le Togo a été distinguée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), pour s’être engagé dans la lutte contre la malnutrition.

La remise du diplôme s’est déroulée lors de la participation du pays à la 38 ème conférence de cette institution onusienne tenue à Rôme ce mois de juin.

‘’Ce prix fait certes la fierté du Togo, mais des efforts sont à poursuivre davantage pour éradiquer la malnutrition dans le pays’’, ont pour leur part estimé les ministres Ouro-Koura AGADAZI et Djossou Mawussi SEMODJI, respectivement ministre en charge de l’agriculture, de lm’élevage et de la pêche, puis ministre de la planification, du développement et de l’aménagement du territoire.

‘’Statistiquement, le Togo a réussi à réduire de moitié la sous alimentation’’, a rassuré le ministre SEMODJI.

C’était lors d’une conférence de presse organisée conjointement samedi par ces représentants du gouvernement, quelques heures après leur retour de ce sommet mondial.

Invité par la rédaction de Togoinfos.com, le ministre AGADAZI revient sur l’importance du prix ainsi que les perspectives d’avenir dans le monde agricole au Togo.

C’est à travers l’interview dont la teneur suit :

Africabusiness.com :Monsieur le ministre, que représente ce prix pour le Togo ?

Ministre AGADAZI :Ce prix consacre la réussite du Togo dans la lutte contre la sous alimentation. C’est une fierté nationale et cela est dûe au succès de la politique du Chef de l’Etat qui depuis son avènement au pouvoir, ne cesse d’oeuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens togolais avec un accent particulier sur les populations vivant en zone rurale. Il faut néanmoins dire que nous avons encore à faire puisque lors de la remise du diplôme, le Chef de l’Etat a lancé un nouveau défi, celui de réduire le taux de sous alimentation au point que dans les années à venir, que le Togo puisse éradiquer de façon absolue la sous alimentation au niveau national. Donc c’est un vnouveau défi qui est lancé et nous savons compter sur les producteurs qui ont déjà prouvé par leurs statuts leurs capacités à aller même au-delà des attentes en terme de résultats. Nous savons aussi compter sur less bailleurs de fonds qui nous accompagnent et qui se sont rendus compte que la nouvelle politique du Chef de l’Etat s’appuie sur la bonne gouvernance. Cela a suscité un engoûement auprès des bailleurs de fonds et donc pour ce 2ème défi qui est lancé, nous avons espoir que nous le surmonterons aussi rapidement qu’on l’a fait pour les succès qui ont valu cette distinction au Chef de l’Etat.

Africabusiness.com :Le monde agricole joue un rôle capital dans le développement du pays, Quelles sont vos attentes vis-à vis de ce secteur ?

Ministre AGADAZI : Je dirai d’abord qu’il faut relever les grandes réformes politiques que le Chef de l’Etat a mis en place sur toute l’étendue du territoire national. Il y a eu des réformes au niveau des ministères sectoriels pour renforcer les capacités d’intervention de ces départements. A ces différentes réformes, il faut ajouter aussi tous les appuis que le Chef de l’Etat a voulu au monde rural, notamment l’introduction des machines agricoles (tracteurs par exemple) pour venir en aide aux paysans dans l’exécution des travaux de labour, la forte subvention des intrants agricoles (engrais et semences) à hauteur même de 50 pour 100 de la valeur réelle, la gratuité de l’appui accompagnement, l’ouverture des marchés avec le contrat conclu par le Togo avec le Programme alimentaire mondial (PAM) pour dégager le maximum d’excédents dans les pays en difficulté. Je dirai que tous les signaux sont présents pour booster davantage notre production.

Africabusiness.com :Vous avez parlé des appuis au monde agricole ; d’amples précisions sur ce volet ?

Ministre AGADAZI :C’est des achats de produits céréaliers à des prix rénumérateurs ; ces achats vont se poursuivre et il est d’ailleurs attendu de nouveaux contrats avec le PAM. Le ministère des finances vient de faire un décaissement d’un montant de 400 millions et donc ,dès lundi nous allons nous diriger vers les zones agricoles pour acheter les excédents des produits céréaliers que les paysans ont encore en stock. Il est important de dire aux populations rurales qu’elles doivent se lancer dans la conquête de nouveaux marchés. L’Etat ne peut pas acheter 1 million de tonnes faute de moyen financier et d’infrastructures, malgré la volonté de le faire. Il est question aujourd’hui que les paysans prennent leurs responsabilités en allant chercher les marchés au niveau sous-régional , voire international pour éviter que des stocks disponibles ne pourrissent dans les champs et autres. Nous allons les accompagner, mais ils doivent jouer aussi leurs partitions.

Africabusiness.com :Que répondez vous à ceux qui estiment que le prix de la FAO attribué au Togo a été négocié ?

Ministre AGADAZI : D’abord je ne les connais pas. On ne peut pas faire de la plaisanterie jusqu’au niveau international. La FAO est une institution internationale. Cette distinction remise au Chef de l’Etat devant une tribune internationale a été faite sur la base des indices relevés par des techniciens ; il est donc inconcevable qu’il soit négocié.

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