Un chef d'entreprise appelle à un changement des règles d'engagement avec l'Afrique

LAGOS, Nigeria, 1er juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — À la veille de son départ pour Dar es Salam, en Tanzanie, dans le cadre d’une délégation de chefs d’entreprises de renom triés sur le volet par la Maison-Blanche pour rencontrer le président Obama, Tony O. Elumelu, président de l’un des groupes d’investissement les plus diversifiés d’Afrique (http://www.heirsholdings.com), a réitéré son message encourageant les États-Unis et les investisseurs internationaux à s’engager de manière proactive auprès du secteur privé africain afin de développer le continent.

Photo Tony Elumelu: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/tony-elumelu.jpg

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/heirs-holdings.jpg

Dans un long entretien (téléchargeable à l’adresse AllAfrica.com), M. Elumelu a parlé du changement des règles d’engagement pour l’Afrique et a déclaré que les personnes qui cherchent à investir sur le continent devraient envisager d’adhérer à une philosophie économique qu’il a baptisée « Africapitalisme ». Le concept semble gagner du terrain sur le continent et au-delà – le journal britannique The Guardian a notamment publié hier un article suggérant que cette notion pourrait représenter le nouveau modèle de développement pour l’Afrique.

« L’histoire économique de l’Afrique a été marquée par les industries extractives et les pratiques de recherche de rente qui ne sont parvenues à générer aucun développement significatif. L’Africapitalisme dit simplement qu’il existe une manière plus efficace et plus éthique d’investir en Afrique pour assurer un avenir durable. Je souhaiterais que les investisseurs africains et internationaux révisent leurs stratégies pour l’Afrique. Oui, nous sommes ouverts aux affaires, mais pas à n’importe quel prix. Nos règles d’engagement ont changé », a affirmé M. Elumelu.

Il est prévu que M. Elumelu prenne part à une annonce importante du gouvernement des États-Unis à propos du secteur de l’électricité. Par le biais de Transcorp, l’une des sociétés bénéficiaires de Heirs Holdings, le groupe a récemment investi 300 millions USD dans la plus grande centrale électrique du Nigeria, située à Ughelli, dans l’État du Delta, durant le processus de privatisation récemment entrepris par le gouvernement nigérian.

S’exprimant à propos de la motivation sous-tendant l’investissement dans l’électricité, il a commenté : « Un accès illimité à une électricité abordable dans n’importe quel pays peut changer la donne et générer un développement exponentiel du pays. »

M. Elumelu a poursuivi : « Il ne s’agit pas juste du fait que les enfants pourront faire leurs devoirs ou que les ordinateurs et les téléphones pourront être alimentés dans les villages ruraux ; cela concerne également l’impact qu’un accès à une électricité abordable aura sur l’écosystème économique. Les prix diminueront, les entrepreneurs se développeront et innoveront, et des emplois seront créés grâce à cela. C’est le fonctionnement concret de l’Africapitalisme. »

Les autres investissements mis à part, M. Elumelu s’est exprimé au sujet de l’électricité, ce qui a conduit de nombreuses personnes à penser que M. Elumelu cherche à avoir un impact important dans ce secteur, comme il l’a fait dans le secteur bancaire lorsqu’il occupait le poste de PDG du groupe UBA.

« Nous avons joué un rôle majeur dans la démocratisation du secteur bancaire à un moment où personne ne prêtait réellement attention à l’Afrique », a expliqué M. Elumelu. « Nous avions une stratégie claire, l’avantage en tant que précurseurs et une compréhension des besoins du marché. Nous cherchons à faire de même pour l’électricité. Nous reprenons une ancienne usine d’État qui a désespérément besoin de rénovation et nous doublons sa production au cours de ses deux premières années d’exploitation. D’ici à 2017, nous produirons 1 000 MW d’électricité et les Nigérians de tout le pays ressentiront les effets d’une électricité abordable et uniforme. »

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Heirs Holdings.

Téléchargez l’intégralité de l’entretien avec Tony O. Elumelu à l’adresse http://allafrica.com/stories/201306271650.html?viewall=1.

Consultez l’article de The Guardian ici : http://www.guardian.co.uk/global-development/2013/jun/26/africapitalism-african-self-empowerment

À propos de Heirs Holdings

Heirs Holdings (http://www.heirsholdings.com) est une société d’investissement par actions panafricaine qui investit à long terme et crée de la valeur en développant de nouvelles entreprises, en gérant mieux celles existantes et en exécutant des redressements d’entreprises. En tant qu’investisseurs actifs, nous visons à transformer les sociétés dans lesquelles nous investissons et à en faire des sociétés qui durent et créent de la valeur pour nos actionnaires et partenaires, ainsi qu’à assurer la prospérité économique et la richesse sociale pour le continent. Au fonds, nous sommes Africapitalistes.

À propos de l’Africapitalisme

M. Elumelu est l’auteur et le principal promoteur de l’Africapitalisme, l’engagement du secteur privé envers le développement de l’Afrique par le biais d’investissements à long terme dans les secteurs stratégiques de l’économie qui stimulent la prospérité économique et la richesse sociale sur le continent. Téléchargez le livre blanc de l’Africapitalisme à l’adresse http://www.heirsholdings.com

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