Conseil des Médecins Sud-Africains: "Nous ne sommes pas contre les médecins étrangers"

Le domaine médical Sud-africain souffre d’une carence de médecins et autre personnel médical. Cette situation, selon le journal médical sud-africain, the South African Medical Journal, SAMJ, ne date pas d'aujourd'hui.

A la base de ce manque criant des médecins et autre personnel médical, le journal fait état, entre autres, des structures salariales inadéquates. Paradoxalement, l’Afrique du Sud est aussi devenue ces dernières années l’un des pays les plus convoités des médecins originaires principalement du reste de l’Afrique.

La plupart des médecins interrogés, originaires des pays africains à savoir le Cameroun, la République Démocratique du Congo, le Bénin, affirment qu’ils préfèrent travailler en Afrique du Sud plutôt qu' exercer leur métier dans leur pays d’origine car le salaire proposé est nettement meilleur que celui que perçoivent leurs collègues dans leurs pays d’origine.

Certains déclarent toucher le triple voire le quatriple des salaires proposés dans leurs pays d’origine.

Cependant ces dernières années, les médecins étrangers voulant exercer leur profession en Afrique du Sud se plaignent des conditions d’admission qui deviennent de plus en plus difficiles.

Selon la directrice générale du conseil des médecins, Health Professional Council of South Africa, HPCSA, madame Marella O’ Reilly, les conditions difficiles ne sont pas liées au fait que les candidats sont étrangers, mais plutôt parce que ces médecins ne détiennent pas des qualifications obtenues dans les universités sud-africaines.

"Ce qui nous importe plus c’est le bien-être de la population sud-africaine, ainsi nous avons l’obligation de nous assurer que les médecins possédant des qualifications obtenues hors du territoire sud-africain soient à la hauteur de nos attentes et notre standard" dit madame O’ Reilly.
Pour exercer en Afrique du Sud, il faut que le candidat remplisse donc les conditions établies par le conseil des médecins, HPCSA, parmi lesquelles la réussite à un test d’anglais au consulat britannique.

Cette condition bien entendue concerne entre autres les francophones. Chaque candidat a droit à trois tentatives.

"Chaque année, les frais deviennent de plus en plus exorbitants. Vous pouvez dépenser jusqu’à dix mille Rands" se plaint un candidat francophone qui a tenté sa chance deux fois sans succès.

Pour la directrice générale du Conseil des médecins, les frais exorbitants dont les candidats se plaignent dépendent en fait du nombre des documents que le candidat doit réunir et soumettre au Conseil des médecins.

Les conditions, affirment madame O’Reilly, dépendent donc d’un bon nombre des critères. Selon que le candidat ait obtenu son diplôme de médecine dans une institution affiliée au Conseil des médecins sud-africain, HPCSA.

Sur place en Afrique du sud, les universités ne limitent pas non plus l’entrée des étudiants étrangers en faculté de médecine. Le problème se pose plutôt lorsqu’il s’agit des étudiants avec des diplômes étrangers.

Du reste, les étudiants qui aimeraient poursuivre leurs études en médecine en Afrique du Sud se voient offrir deux choix : reprendre les études pour obtenir le diplôme sud-africain, équivalant au baccalauréat (Matrix) permettant l’accès en première année universitaire, faculté de médecine ou bien opter pour le programme dénommé GEMP.

Le programme d’entrée en médecine dénommé GEMP, Graduate Entry Medical Programme, est réservé uniquement à ceux qui ont déjà un premier diplôme d’université. Ledit programme, qui jusque-là n’était appliqué qu’à Wits University sera bientôt appliqué aux restes des universités et facultés de médecine sud-africaines.

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