Déplacement des bureaux des réfugiés vers les frontières: les précisions du gouvernement toujours attendues.

Les demandeurs d’asile seront appelés à  se déplacer  vers les différentes frontières sud-africaines pour obtenir une extension de leur titre de séjour dans l’avenir.

Cette décision a été prise il y a quelques mois par les autorités sud-africaines. Cependant aucune annonce officielle n’a été faite jusque-là pour expliquer cette décision du gouvernement sud-africain.

Les différentes organisations de défense  des droits des réfugiés ont juste été notifiées de cette décision. Les autorités les ont invités à coopérer et à les aider à faciliter la mise en vigueur de la nouvelle décision.

Selon Gwadamirai Majange, chargée de la communication au Consortium des réfugiés, The Consortium for Refugees and Migrants South Africa, Cormsa, les raisons de sécurité pourraient avoir motivé  la décision des autorités sud-africaines.

Elle a déclaré que l’Afrique du Sud est confrontée  à un nombre croissant des réfugiés. Il devient très difficile de contrôler qui est vraiment demandeur d’asile et qui ne l’est pas.

Certains ne demandent pas l’asile en Afrique du Sud pour des raisons politiques ou de sécurité.  Mais tout simplement parce que demander l’asile ne coûte rien. Cette démarche épargne les coûts élevés qu’entrainent les démarches pour obtenir un permis d’études ou de travail.

Il devient donc difficile pour les autorités sud-africaines de vérifier les faits avancés par les demandeurs d’asile.

« Je pense que le gouvernement entend par cette mesure  réduire le nombre des réfugiés dans le pays, mais nous attendons toujours une déclaration officielle pour savoir comment ça va se passer » a affirmé Mme Majange.

Déplacer les bureaux des réfugiés vers les frontières  rendrait la situation très difficile pour les réfugiés.  Le consortium des réfugiés a soulevé le coût de ces déplacements chaque mois ou tous les trois mois.

Alfani Yoyo, également du consortium a aussi mentionné que ces déplacements très réguliers pourraient poser  problème aux employeurs qui se verraient ainsi accorder à leurs agents la permission de se déplacer tout le temps et pendant plusieurs jours pour renouveler leur papier.

La dernière réunion s’est tenue au mois de décembre dernier entre le consortium des réfugiés, les autres organisations de défense des droits de réfugiés ainsi que les autorités du bureau des réfugiés.  Réunion au cours de laquelle les autorités ont dévoilé que des mesures ont été prises afin de faciliter ce déplacement. Parmi ces mesures, l’envoi des SMS afin d’indiquer aux demandeurs d’asile le bureau le plus proche aux frontières.

A en croire Gwadamirai  Majange,  lors de la fermeture du bureau de Crown Mines, plusieurs dossiers n’ont jamais pu être récupéré, la même situation risquerait de se produire.

Les organisations de défense des droits des réfugiés attendent l’annonce officielle de la décision du ministère de l’intérieur avant d’entreprendre toute action.
« Nous ne savons encore rien faire tant que nous ne savons pas comment les autorités sud-africaines entendent gérer la fermeture des bureaux dans les villes et le renvoi de ces bureaux vers les frontières. » a déclaré Alfani Yoyo.

Une chose dont ces organisations sont sûres, cela prendra du temps avant que cette décision n’entre en vigueur. Autre annonce officielle qui est attendue est celle de la révision de la loi qui permet aux demandeurs d’asile d’étudier ou de travailler en Afrique du Sud.

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