Détention prolongée à Lindela : La ministre de l’intérieur traduite en justice.

La ministre de l’intérieur a été traduite en justice à la Cour Suprême de Gauteng hier vendredi.

La plainte a été déposée par une organisation de défense des droits des étrangers et des réfugiés, People Against Suffering and Opression, PASSOP, la commission sud-africaine des droits de l’homme ainsi que 39 détenus au centre de rapatriement de Lindela.

Les plaignants reprochent au ministère de l’intérieur d’enfreindre la loi sur la détention des étrangers sans papiers au centre de rapatriement de Lindela.

 Selon la loi de l’immigration, la détention à Lindela ne devrait pas dépasser 120 jours. Les différentes organisations de défense des droits de l’homme ont déploré le fait qu’il y a des étrangers qui ont déjà passé jusqu'à 16 mois en détention.

A en croire PASSOP, le ministère de l’intérieur ne respecte pas les droits des détenus étrangers.

Cette organisation demande ainsi à la nouvelle ministre de l’intérieur, Naledi Pandor, de prendre à cœur le respect des droits de toutes les personnes qui vivent en Afrique du Sud, qu’elles soient étrangères ou sud-africaines.

« Nous demandons au ministère de l’intérieur de relâcher les 39 détenus. » a déclaré PASSOP.

Le personnel du centre de rapatriement de Lindela est souvent accusé de mauvais traitement envers les détenus. De nombreux appels lancés par différentes organisations sur le changement de traitement des étrangers sont tombés dans les oreilles des sourds.

Plusieurs incidents et actes de violence envers les détenus ont été rapportés trois fois cette année. L’administration de Lindela a rejeté toutes ces allégations et a refusé d’en dire plus.

PASSOP ainsi que les autres organisations de défense des droits de l’homme ont réaffirmé qu'ils surveillent de très près les conditions de vie des détenus de Lindela.  

Contact Passop: Braam Hanekom: 084 319 1764

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