Détention prolongée des immigrés sans papiers à Lindela : Les ambassades pointées du doigt.

Les immigrés sans papiers passent plus de 120 jours au centre de rapatriement de Lindela lorsque les ambassades prennent du temps avant de les identifier.C’est ce qu’a déclaré la ministre de l’intérieur, Naledi Pandor lors d’une conférence de presse vendredi dernier.

Le ministère de l’intérieur compte s’entretenir avec les ambassadeurs des différents pays africains pour régler assez rapidement le problème des détenus sans papiers qui n’ont pas encore été identifiés.

« Nous ne pouvons pas rapatrier les détenus si nous ne savons pas d’où ils viennent ! » a déclaré la ministre de l’intérieur.

Selon Naledi Pandor, les détenus au centre de rapatriement sont pour la plupart originaires de l’Afrique Australe.

Rapatrier les détenus sans papiers coûtent au ministère de l’intérieur entre R 70 millions à R 90 millions par année.

A en croire Aissatou *, une déléguée d’une ambassade africaine, le processus d’identification prend souvent du temps à cause du manque de coopération des détenus qui, parfois refusent de révéler leurs noms.

« Nous avons eu à faire à des personnes qui refusent de nous dire d’où ils viennent, ou encore de nous donner leur nom, dans ces cas précis, il nous est très difficile de les identifier comme étant nos compatriotes. »  témoigne Aissatou*

Selon un ancien détenu de Lindela, ne pas révéler son identité permet de gagner du temps.

« Avec un peu de chance, un détenu qui a passé plusieurs mois au centre de rapatriement finira par être relâché si les autorités ne parviennent pas à l'identifier. » confie Baudoin*, un ancien détenu de Lindela.

Ce « conseil » circule parmi les détenus qui, pour la plupart, espèrent être libérés après les délais autorisés par la loi.

 

*Aissatou et *Baudoin sont des noms fictifs.

 

 

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