Faux mariage entre sud-africains et étrangers: une loi propose jusqu’ à 15 ans de prison.

Les Sud-africains et les étrangers qui se marient de manière frauduleuse pour faciliter l’octroi de la citoyenneté aux étrangers pourraient faire face à jusqu’à 15 ans d'emprisonnement lorsque la nouvelle loi entrera en vigueur l’année prochaine.

La loi sur l’amendement de la citoyenneté sud-africaine  qui entrera en vigueur en janvier 2013, imposera des sanctions sévères contre l'étranger ainsi que contre tout sud-africain qui accepte de s’engager dans un mariage de complaisance.

Selon le Directeur général adjoint de services civiques au ministère de l’intérieure, Vusi Mkhize, la loi actuelle est trop laxiste envers les transgresseurs et la punition ne correspond pas à la criminalité.

« Une fois que la nouvelle loi entre en vigueur, il y aura une pénalité de 15 ans pour toute personne qui aide ou encourage ce genre de mariage, parce que jusque-là, tout ce que nous avons fait c’est déporter l’étranger et annuler simplement le mariage, » a déclaré Mkhize.

Il a indiqué que  le modus operandi des étrangers est  de se présenter comme des touristes en Afrique du Sid puis demander l’asile ou le statut de réfugié.

Peu de temps après, ils cherchent à acheter ou louer une femme ou un mari dans le but d'obtenir la nationalité sud-africaine.

« La somme d’argent pour acheter un conjoint ou une épouse peut varier de R10, 000 comme un paiement ponctuel ou R2, 000 sur une base de location, » dit-il.

Quelques mois après l’octroi de la citoyenneté, l'étranger et le partenaire sud-africain consentant divorcent, ce qui permet à l’étranger de faire venir sa « vraie famille » restée dans son pays d'origine.

Mkhize a aussi avoué qu’il existe d’autres moyens plus populaires pour les étrangers  d'acquérir la citoyenneté par l'abus du système par des fonctionnaires corrompus du ministère de l’intérieure.

Il a affirmé  que la nouvelle carte à puce biométrique, avec ses fonctionnalités de sécurité améliorées rendrait plus difficile la création des fausses identités.

Mkhize a soutenu que la loi va également réprimer les immigrés qui donnent délibérément  naissance à leurs enfants au sein des frontières de l'Afrique du Sud afin que leurs enfants acquièrent la citoyenneté et que  la famille  bénéficie des subventions de l'enfant.

Une fois promulguée, la nouvelle loi permettra seulement à un enfant né d'une mère sud-africaine et enregistrée au registre de naissance d'acquérir automatiquement la citoyenneté permanente.

 

 

Powered by WPeMatico

Share
This entry was posted in South Africa News. Bookmark the permalink.

Leave a Reply