Futur de plus en plus sombre pour les demandeurs d’asile en Afrique du Sud.

« Ils avaient l’habitude d’accueillir 100 nouveaux demandeurs d’asile par jour mais à present, ils ne recoivent plus personne et renvoient tout le monde sans rien, quelle que soit votre nationalité».

Cette situation décrite par un demandeur d’asile est celle qui prévaut ces derniers mois à Marabastad, un des bureaux des réfugiés à Pretoria.

Des demandeurs d’asile témoignent également que même lorsqu’ils présentent les papiers écrits par les avocats, « Lawyers for Human Rights », les agents des bureaux des réfugiés les déchirent tout simplement.  « Impossible d’obtenir un quelconque permis », confie un des demandeurs d’asile qui tente d’obtenir ses papiers depuis plusieurs mois.

A en coire le Consortium des Réfugiés, cette situation a débuté au début du mois de Décembre.  Les bureaux des réfugiés situés à Marabastad, Musina et Durban refusent de recevoir les demandeurs d’asile qui ne sont pas en possession d’un permis de transit de demande d’asile, « Asylum Transit Permit ».
Cependant les différentes organisations de défense des droits des réfugiés ont noté que à Beitbridge, par exemple, l’un des points d’entrée les plus utilisés par les demandeurs d’asile en Afrique du Sud, les agents de l’immigration ne delivrent pas ce permis de transit exigé par les agents du bureau des réfugiés.

« Cette nouvelle exigence selon laquelle un demandeur d’asile doit d’abord entrer en possession d’un permis de transit de demande d’asile n’est pas légale car ni les lois sudafricaines, ni les conventions internationales ne font allusion à cette exigence » déclare le Consortium des réfugiés, Cormsa, dans un communiqué de presse.

La conséquence de cette nouvelle exigence est que ces demandeurs d’asile sont de plus en plus exposés au harcèlement de la police, à la détention et même au rapatriement  où leur vie est en danger.

Les réfugiés ont également soulevé le problème de corruption qui rend de plus en plus difficile l’obtention des papiers adéquats. « On m’a demandé jusqu'à 2000 rands pour rester en situation régulière dans le pays, toute ma famille et moi, somme d’argent que je ne possède pas » avoue un refugié   découragé.
Une autre préoccupation pour les défenseurs des droits des réfugiés et des étrangers, ce sont les barrages routiers sur les autoroutes qui mènent à la frontière de Beitridge.  Lors de ces barrages, plusieurs demandeurs d’asile sont  rapatriés par manque de document d’identification adéquat.

Les organisations luttant pour les droits des réfugiés déplorent ainsi le manque de coopération entre les deux départements du ministère de l’Interieur, à savoir, les bureaux des réfugiés ainsi que l’immigration aux frontières.

De ce fait, ces organisations demandent au ministère de l’Intérieur de clarifier toutes ces exigences et nouvelles lois et honorer les engagements prises pour la protection des réfugiés, comme le stipulent les lois internationales.

A lire également le rapport du Haut-commissariat pour les réfugiés publié sur Irin News.   

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