La communauté gabonaise à Johannesburg discute de ses problèmes avec son ambassadeur.

Pendant environ 4heures, la communauté gabonaise de Johannesburg s’est réunie autour de son ambassadeur en Afrique du Sud, Aichatou Sanni Aoudou, pour discuter des différents problèmes que traversent les gabonais au pays de Mandela.

Cette rencontre s’est tenue ce samedi à l’hôtel Orion Devonshire à Braamfontein, dans la ville de Johannesburg.

Les problèmes académiques et d’intégration ont été largement évoqués au cours de cette rencontre. Les étudiants ont saisi cette opportunité pour présenter les difficultés qu’ils rencontrent lors des inscriptions dans les universités sud-africaines.

Plusieurs étudiants ont dénoncé le manque de considération du diplôme gabonais par les autorités académiques sud-africaines. Les universités du Cap (UCT) et de Stellenbosch  n’acceptent  pas les étudiants gabonais en première année dans certaines facultés.

Les étudiants gabonais se voient aussi obligés de retourner dans leur pays pour un stage, obligatoire pour l’obtention de diplômes dans certaines facultés, après avoir passé deux ans à l’université en Afrique du Sud.

Cette situation est déplorée par plusieurs étudiants qui voient ainsi, pour certains, les bourses annuler suite au retard causé par le retour au pays à la recherche des stages.

Les autorités gabonaises ont reconnu que des accords devraient être signés entre  les ministères gabonais de l’éducation, des affaires étrangères et la direction nationale des bourses et stages, et les autorités sud-africaines afin que l’accès dans les universités soit moins frustrant pour les  étudiants gabonais.

La délivrance tardive des visas aux étudiants a aussi été l’un des points épinglés par la communauté gabonaise. Une situation qui enfonce les étudiants dans une situation d’irrégularité.

Le retard et l’irrégularité des bourses ont aussi été à l’ordre du jour. L’ambassadeur et ses conseillers ont promis de continuer à faire pression aux autorités au pays afin d’accélérer le processus de paiement des bourses.

Madame Sanni a exhorté les professionnels et hommes d’affaires gabonais à encadrer les plus jeunes à mieux s’intégrer en Afrique du Sud.

Elle a prôné l’écoute chez les responsables de la communauté afin  d’aider à éradiquer les maux qui rongent la communauté gabonaise. Des cas sur la consommation de la drogue par les étudiants,  de l’usage du faux ont été cités lors des débats.

« Je ne veux pas que la communauté gabonaise soit identifiée à ces phénomènes, je vous prie d’arrêter ça ! » a-t-elle fermement déclaré.

En dépit des pressions de la société sud-africaine, elle a encouragé les étudiants à rester forts moralement.

« J’aimerai que nous ressortions de cette réunion  avec une mentalité responsable ; du côté des étudiants ou des aînées » a-t-elle exhorté.

Les professionnels et les étudiants ont convenu sur la création d’une plate-forme entre les deux groupes. Entretemps, une rencontre est prévue entre les autorités de l’ambassade et les aînés pour une concertation plus approfondie.

Cet échange qui est une initiative de l’ambassade a plus été  pour plusieurs gabonais une rencontre entre une mère et ses enfants.

Il convient de rappeler que ceci est la 2e réunion que l’ambassadeur Aichatou Danni Aoudou a eue avec les membres de la communauté. La 1ere avait eu lieu l’année dernière au mois de mai, soit quelques mois après sa prise de fonction comme ambassadeur du Gabon en Afrique du Sud.

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