La détention illégale des étrangers sans papiers coûte environ 4,7 million au gouvernement.

Le ministère de l’intérieur a dépensé environ 4,7 millions de rand pour la détention illégale des étrangers sans papiers dans les stations de police ou au centre de rapatriement de Lindela ces 2 dernières années.

C’est ce qu’a révélé une étude publiée par le centre africain de migration de l’université de Witwatersrand. Etude menée par Roni Amit.

Ce montant dépensé par le ministère de l’intérieur couvre les frais payés aux avocats pour défendre sa cause au tribunal ainsi que ceux des avocats des demandeurs d’asile, les frais liés au transport des détenus au centre de rapatriement de Lindela, au nord de Johannesburg ou vers l’aéroport ainsi que les frais liés à la détention des étrangers sans papiers.

Selon ce rapport, le gouvernement sud-africain aurait pu allouer cet argent à bien d’autres secteurs qui en ont énormément besoin.

« Pour deux étrangers détenus de manière illégale, cet argent aurait pu servir à la construction d’une maison du programme de développement et de reconstruction, RDP pour un sud-africain. » stipule le rapport.

En gardant en détention illégale des nombreux étrangers, le rapport estime que ce sont les pauvres sud-africains qui en pâtissent le plus. Ils se retrouvent, par exemple, privés du personnel médical et d’infrastructures adéquates.

Le ministère de l’intérieur a comparu à plusieurs reprises devant la cour. Pour environ 100 cas, le juge a déclaré les actions du ministère illégales. Cependant, le ministère ne se conforme toujours pas aux ordres de la cour et s’engage sans relâche dans une bataille judiciaire qui lui coute de plus en plus cher.

Cette étude affirme qu’il ne s’agit-là que d’une estimation. Les coûts engagés par le ministère de l’intérieur seraient plus élevés.

Aucune action ou mesure n’a été prise par le gouvernement pour mettre fin à ces dépenses élevées du ministère de l’intérieur, conclut ce rapport.

Il convient de rappeler que le ministère de l’intérieur, selon la loi de l’immigration ne peut pas garder en détention un étranger sans papier plus de 30 jours au centre de rapatriement.

Un magistrat doit livrer un mandat qui autorise la détention du prisonnier jusqu’à 90 jours.   Après 120 jours, la loi stipule que le détenu doit être libéré, qu’il soit en ordre ou pas.

Des étrangers détenus ont récemment affirmé être détenus pendant plus de 6 mois.  Parmi ceux-là figurent des congolais, nigérians et zimbabwéens.

 

 

 

Powered by WPeMatico

Share
This entry was posted in South Africa News. Bookmark the permalink.

Leave a Reply