Le renforcement de la loi sur l’immigration ne résoudra ni le crime, ni le chômage en Afrique du Sud.

Le contrôle plus strict des immigrés, tel qu’adopté lors du  congrès national de l’ANC en décembre dernier à Mangaung ne résoudra pas le chômage et le crime en Afrique en Sud.

C’est du moins ce que pensent les activistes des droits des réfugiés ainsi qu’un groupe de chercheurs. Ils se sont exprimés devant le comité du ministère de l’intérieur au parlement. Ce comité a déjà commencé à revoir la loi sur l’immigration.

La conférence tenue l’année dernière à Mangaung a relevé que la présence des immigrés sans papiers représente un danger économique et sécuritaire en Afrique du Sud.

Les délégués à la conférence ont ainsi conclu qu’il serait préférable de revoir la politique sur l’immigration  qu’ils estiment être l’une des plus larges du monde.

La politique d’ouverture envers les demandeurs d’asile ainsi que la corruption qui règne à la frontière et parmi certains officiers du ministère de l’intérieur ont largement contribué à l’abus du système ainsi qu’à l’entrée clandestine des immigrés dans le pays.

Le comité du ministère de l’intérieur présent au parlement a ainsi souligné l’importance du renforcement de la loi sur l’immigration, comme ce fut le cas en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique.

Selon un des délégués du centre africain de migration, Zaheera Jinnah, le renforcement de la loi sur l’immigration aura plutôt un effet contraire et ne résoudra pas les problèmes liés au chômage et à l’insécurité en Afrique du Sud.

« Renforcer le contrôle le long des frontières, restreindre l’entrée des immigrés dans le pays et augmenter le nombre des détentions et de rapatriement n’est pas une solution » a-t-elle affirmé.

Elle a insisté sur le fait qu’en Europe et aux Etats-Unis, le renforcement de loi sur l’immigration a plutôt augmenté les risques de vulnérabilité des étrangers. Par conséquent, les étrangers dénoncent de moins en moins les abus et acceptent de se laisser exploiter par les employeurs.

De ce fait, ils deviennent une main d’œuvre bon marché et préférable aux locaux.

Il y a également un autre point soulevé par la représentante du centre africain de migration. Les immigrés sans papiers vont plutôt augmenter le crime car étant la cible préférée des criminels qui ne seront pas poursuivis pour avoir attaqué des immigrés sans papiers.

L’une des commissions présente aux discussions a suggéré une autre approche pour lutter contre l’immigration clandestine. Il s’agit de se concentrer sur les employeurs qui devront se soumettre aux conditions fixées par les autorités en ce qui concerne le recrutement des étrangers.

 

 

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