Les 39 détenus de Lindela libérés, une victoire pour la commission sud-africaine des droits de l’homme.

Les différentes organisations de défense des droits de l’homme saluent la libération par le ministère de l’intérieur des 39 détenus au centre de rapatriement de Lindela.

Ces expatriés sans papiers avaient été enfermés  depuis plus d’une année au centre de rapatriement. La commission sud-africaine des droits de l’homme ainsi  que l’ONG, Passop avaient saisi la justice la semaine dernière pour la libération de ces immigrés.

La loi sud-africaine stipule que les immigrés sans papiers ne peuvent pas être détenus plus de 120 jours au centre de Lindela. Pendant cette période, le gouvernement sud-africain est supposé vérifier si le détenu est en ordre ou pas. Les autorités sud-africaines doivent également confirmer le pays d’origine du détenu et préparer son rapatriement.

Depuis plusieurs mois, des voix s' élèvent pour dénoncer les abus dont sont victimes les détenus étrangers.

« La  libération de ces détenus prouve que le ministère de l’intérieur ainsi que les autorités de Lindela reconnaissent ce que stipule la loi quant à l’incarcération des immigrés sans papiers. » souligne le communiqué de presse du Consortium des étrangers et réfugiés en Afrique du Sud, Cormsa.

Les différentes ONG ainsi que la commission sud-africaine des droits de l’homme ont déclaré que le ministère de l’intérieur va à l’encontre de la loi en gardant ces détenus plus de 120 jours.

Du côté du ministère de l’intérieur, cette longue détention est souvent due au fait que les détenus ne coopèrent pas avec les autorités et refusent de révéler leur identité.

La commission a réaffirmé qu’elle continuerait à lutter pour que les droits des détenus soient respectés.

 

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