Les attaques contre les étrangers favorisées par l’impunité des responsables.

L’impunité dont jouissent les auteurs des attaques contre les étrangers favorise de nouvelles violences contre les immigrés en Afrique du Sud.

Ce constat a été fait par les chercheurs de la Société et le centre africain de migration, African Center for Migration and Society, ACMS, à l’université de Witwatersrand à Johannesburg.

A en croire les chercheurs de l’ACMS, depuis 2008, le gouvernement et la société civile ont dénoncé les attaques contre les étrangers, des mesures avaient été prises afin que ces violences ne se répètent plus, cependant, l’implémentation de ces mesures n’a pas été efficace et les étrangers sont de plus en plus victimes des attaques xénophobes.

« Les attaques xénophobes n’ont pas commencé en 2008 et elles n’ont pas non plus pris fin cette année-là. » a déclaré Jean-Pierre Misago lors de sa présentation au cours d'un atelier organisé par la Commission des Droits de l’Homme sur l’accès des étrangers à la justice  le 16 octobre dernier.

Pour les participants à cette session, l’impunité dont jouissent les auteurs des attaques des étrangers est à la base de la recrudescence de ces violences.

Un des représentants de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, Sergio Calle-Norena a souligné que parmi les 63 meurtres des étrangers commis en 2008, il n’y a qu’un seul qui a été jugé et puni par la loi sud-africaine.

Les étrangers qui sont les plus visés lors de ces attaques ces derniers mois sont les commerçants dans les townships et endroits reculés. Ces réfugiés et demandeurs d’asile n’ont pas les moyens d’accéder à la justice et deviennent des cibles vulnérables.

D’après les chercheurs, les somaliens par exemple, n’ont pas confiance en la police sud-africaine, se méfient des tribunaux et la barrière de la langue rend leur intégration encore plus difficile.

Les auteurs des attaques, n'étant ni poursuivis, ni punis pour leurs crimes, continuent de terroriser cette communauté particulièrement vulnérable.

Les leaders de ces différentes communautés vulnérables sont ainsi invités à informer leurs membres de leur droit et des initiatives à prendre pour saisir le système judicaire sud-africain qui est censé les protéger.

Les chercheurs ont conclu que la pauvreté n’est pas la seule raison pour laquelle les sud-africains attaquent les étrangers mais plutôt le manque d’information sur l’apport des étrangers en Afrique du Sud.

                                                                                                                                 

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