Les étudiants étrangers déplorent les difficultés auxquelles ils font face.


Les étudiants étrangers font de plus en plus face aux nombreuses difficultés dans les universités sud-africaines. Plus les années passent, plus la situation des étudiants étrangers ne s’améliore pas.

La première difficulté se situe au niveau l’inscription à l’université. Les étudiants déclarent se voir refuser une place à l’université sans qu’une raison valable ne leur soit donnée.
‘Ils appliquent la politique de deux poids, deux mesures et ce n’est pas juste !’ déclare un étudiant francophone agacé qui a finalement pu entrer à l’université après deux tentatives.

L’inscription à l’université n’est pas la seule barrière que l’étudiant étranger doit surmonter. La lenteur dans la délivrance des permis d’études est un autre facteur qui rend la vie impossible aux étudiants étrangers. Il y en a qui attendent jusqu’à une année et demi avant d’obtenir leur permis.

Les étudiants, boursiers pour la plupart, qui dépendent largement des fonds en banque  se retrouvent bloqués et sans argent, leurs fonds étant  bloqués dès l’expiration de leur permis. En dépit des nombreuses démarches, parfois infructueuses, les étudiants passent des semaines entières sans argent.

‘La manière dont on nous traite est vraiment révoltante ! dire que nous payons des sommes colossales mais ils nous traitent comme des moins que rien !’ s’exclame un étudiant en 2eme année à l’université de Johannesbourg.

Les étudiants étrangers sont appelés à payer la totalité des frais avant l’enrôlement des cours. Des sommes qui s’élèvent à plus de R15 000 pour ceux qui ne sont pas originaires des pays de la SADC. Ajouter à cela, des frais pour étudiants étrangers ainsi que l’inscription obligatoire à une assurance médicale sud-africaine.

Des assurances médicales dont la plupart des étudiants se plaignent de la mauvaise qualité des services.  Trouver une résidence aux alentours du campus reste pratiquement une mission impossible.

‘Nous nous trouvons obligés de nous mettre à 3 ou  à 4  pour partager un logement.’ Raconte une étudiante en dernière année.
Les doléances des étudiants sont généralement gérées par le bureau des étudiants étrangers, International Office. Malheureusement, jusque-là, rien n’a été entrepris pour résoudre ces plaintes.

En attendant, l’année académique se poursuit dans l’espoir d’un avenir meilleur.

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