Les femmes immigrées en Afrique du Sud : la lutte pour la survie.

L’Afrique du Sud célèbre le 9 août la journée des femmes. En Afrique du Sud, le plus grand défi auquel font face les femmes est leur sous-représentation aux postes de prise de décisions.

Cette journée a pour thème : « 56 ans des femmes unies contre la pauvreté, l’inégalité et le chômage ». Les conditions des femmes sud-africaines restent encore très précaires en dépit des opportunités qui leur sont offertes.

Pour les étrangères, les défis à relever sont également importants. Les réfugiées sont celles qui font face à la pauvreté et à l’inégalité de la société sud-africaine. Elles sont victimes de mauvais traitements surtout dans les hôpitaux publics.
La langue, les vêtements, l’accent et la forme du visage les exposent à la discrimination.

La plupart sont celles qui supportent leur famille, soit en élevant leurs enfants comme mères célibataires ou encore en aidant leurs maris à joindre les deux bouts.

« Lorsque nous n’avions pas assez d’argent pour payer les études des enfants, il m’arrivait de faire du bénévolat à l’école pour obtenir une réduction des frais ou une certaine marge pour le paiement » confie une mère de 3 enfants, âgés entre 6 et 2 ans.

D’autres encore se livrent à des petits commerces des vêtements traditionnels ou des bijoux  qu’elles vendent dans leurs communautés respectives ou en nouant des relations avec d’autres communautés des pays voisins.

Les tontines sont aussi un moyen par lequel les femmes gagnent un peu d’argent pour la survie de leur famille.
« Avec l’argent de la tontine, je paie les études de mes jeunes enfants et je réinvestis le reste dans mon commerce » déclare Aissatou*, mère de 2 enfants.

Les étrangères sont parvenues à créer un réseau pour leurs salons de coiffure, ateliers de couture et vente des chaussures.
Quant aux femmes qui ont pu signer un contrat avec une compagnie sud-africaine, la plupart ne se plaint pas.

« J’ai trouvé en Afrique du Sud une opportunité que je n’ai pas pu trouver dans mon pays. J’ai un bon boulot, un bon salaire, j’ai pu acheter ma propre maison et envoyer mes enfants dans de bonnes écoles. » raconte une congolaise, médecin en Afrique du Sud depuis 4 ans.

Les jeunes étudiantes, pour leur part louent les opportunités que leur offrent les universités sud-africaines.

Cependant, les femmes restent butées aux problèmes d’inégalité et certaines injustices que connait la société sud-africaine en général.

Aissatou* est un nom fictif.

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