Les policiers accusés d’intimidation et de tracasserie au centre-ville de Johannesburg.

Les policiers du centre-ville de Johannesburg sont accusés d’intimidation et de tracasserie en plein centre-ville de Johannesburg. Plusieurs étrangers interpellés ont rapporté que les policiers, les dames spécialement, vêtues en uniforme ou pas les traitent sans respect.

Selon Rachel*, les deux policières qui l’ont arrêtée en ville, après avoir vérifié la copie légalisée de son passeport  ont commencé à l’intimider, lui disant que sa copie légalisée datait de six mois et n’était donc plus valide.

« L’une d’elle a donc commencé à me gronder en menaçant de m’emmener à Lindela si je ne coopérais pas. »  témoigne-t-elle.

Coopérer voulait dire donner un peu d’argent pour acheter sa « liberté ».  

« Je n’avais pas d’argent sur moi alors je leur ai dit : embarquez-moi si vous voulez je n’ai rien à vous donner, je ne suis qu’une étudiante ! » raconte Rachel*.

Les policières l’ont laissée partir quelques minutes plus tard après l’avoir insultée et même bousculée.

Des cas d’intimidation ont aussi été rapportés par Laura*, qui a déclaré qu’une des policières lui a même ordonné d’ouvrir son porte-monnaie et lui a arraché le billet de R100 qui s’y trouvait.

« C’est carrément du vol mais que faire ? Vers qui se retourner ? Vous me voyez aller dans une station de police pour porter plainte contre un agent de police, moi étrangère en Afrique du Sud ? » confie Laura*.

Avec ou sans papiers, les étrangers interpelés au centre-ville se plaignent de tracasseries des policiers qui soit demandent de l’argent ou encore confisquent les passeports afin d’augmenter les enchères.

Les différentes organisations de défense de droits des étrangers  jugent ce genre d’attitude inacceptable.

Marc Gbaffou de ADF, African Diaspora Forum,   déclare que les étrangers ne devraient pas avoir peur de contacter les bureaux d’ADF à Johannesburg et dénoncer ce genre d’abus.

Même écho du côté du Cap où Braam Hanekom de Passop, encourage également  les étrangers à dénoncer ce comportement.

Les étrangers disent être plus exposés aux policiers notamment à cause de la tenue vestimentaire et les gros paquets après les courses.

« Aller en ville devient un vrai cauchemar surtout lorsqu’on a des gros paquets en main. »  avoue Jeannette*.

Selon une policière qui préfère garder l’anonymat, ce contrôle ne se limite pas seulement aux étrangers mais à toute personne en ville.

« Nous devons être sûrs que les gens ne transportent pas de la drogue ou des armes dans leurs paquets. » se défend-elle.

Elle a cependant refusé de commenter les allégations selon lesquelles les policières intimidaient pour soutirer de l’argent à celles qu’elles arrêtaient.

« Si vous estimez qu’un policier s’est mal comporté, allez l’accuser à la station de police » déclare-t-elle tout simplement.

La réalité sur terrain est cependant loin d’être aussi simple.

                                                                                                                                      

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