Ministère de l’intérieur : “ Nous nous efforçons de traiter les immigrés sans papiers avec dignité »

La ministre de l’intérieur, Naledi Pandor s’est rendue vendredi au centre de rapatriement de Lindela à la suite des  allégations sur les abus dont sont victimes les immigrés sans papiers.

La semaine dernière, l’émission « Special Assignement » a dénoncé la séparation des mères en situation irrégulière de leurs enfants. Ces enfants dont les mères ont été arrêtées sont livrés à leur propre sort, sans aucune supervision.

Répondant aux questions posées par les medias, Naledi Pandor a affirmé que son ministère fournit des efforts afin de s’assurer que tous les étrangers détenus à Lindela soient traités avec respect.

Selon la ministre de l’intérieur, il y a environ 1 500 détenus, africains et asiatiques, au centre de rapatriement qui attendent soit d’être rapatriés ou encore d’être identifiés par leurs ambassades respectives.

Quant aux conditions de détention, Naledi Pandor a déclaré que Lindela est un grand centre de rapatriement qui renferme plusieurs locaux, y compris une salle pour les exercices physiques.

La ministre a rejeté les allégations selon lesquelles les détenus ne sont pas bien nourris. Elle a affirmé avoir vu des vivres frais ainsi que des légumes conservés pour eux.

A la question de savoir si elle était au courant des abus physiques dont sont victimes les détenus, elle a répondu n’avoir reçu aucune plainte à ce sujet. Cependant, elle a encouragé les organisations indépendantes à rendre continuellement visite aux détenus et à établir des rapports objectifs à soumettre au ministère.

Quant au délai prolongé de détention, le ministère de l’intérieur a pointé du doigt les ambassades qui ne répondent pas toujours à temps quand il s’agit de l’identification de leurs compatriotes.

En ce qui concerne les enfants, la ministre a assuré que les services sociaux se chargent des enfants abandonnés ou ceux dont les mères ont été arrêtées.

Pour trouver une solution à long terme à ce problème dont fait face l’Afrique du Sud, Naledi Pandor a proposé entre autres la révision des lois sur l’immigration.

« Le rapatriement n’est pas une solution en soi, il faudrait que l’on revoie plutôt nos lois sur l’immigration » a-t-elle déclaré.

Selon la ministre, il faudrait plutôt contrôler le nombre des personnes qui entrent dans le pays et les assister.

« Nous devons encourager le développement régional qui favoriserait l’éclosion économique des pays voisins et pourrait réduire le nombre d’immigrés en Afrique du Sud. » a-t-elle proposé.

 

 

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