Nostalgie, quand tu nous tiens : Les immigrés africains se dévoilent.

On n’est pas mieux que chez soi, dit-on. On sait le ressentir dans les milieux très fréquentés par les immigrés qui ont choisi l’Afrique du Sud comme seconde patrie.

En dépit de la formation de qualité offerte par ses universités, les nombreuses opportunités dans le commerce et le monde des affaires, le nouvel Eldorado africain ne remplace pas les pays d’où viennent les nombreux étrangers.

Qu’ils aient quitté le pays en tant de guerre ou en temps de paix, les expatriés qui profitent de toutes les occasions pour se rappeler de la chaleur du pays.

Pour la majorité des immigrés africains interrogés, la nourriture est l’un des éléments de leur culture qui leur manque le plus.

« Il est souvent difficile de trouver nos légumes, nos épices pour préparer nos mets traditionnels, quand bien même on les trouve, ils coÛtent chers. » confie Aminata* d’origine sénégalaise.

Certaines immigrées africaines ont déclaré que ces mets, le ndolé, le bongo, le maffé, le liboke, la Tchéké pour ne citer que ceux-là, sont pour la plupart de temps préparés pour des occasions spéciales ou lors des réunions des membres d’une même communauté.

Outre la nourriture, la musique replonge aussi les différentes communautés dans leurs pays respectifs. Là encore, les fêtes et rassemblements occasionnels permettent aux immigrés de danser, chanter et «s’éclater » comme s’ils étaient encore dans leur pays.

« Je me rappelle toujours de ma jeunesse et chaque fois que je peux, je copie la musique de mon pays et la rejoue en boucle en racontant à mes enfants la richesse de notre belle musique. » raconte Jean, un camerounais.

Pour les dames, la coiffure et l’habillement les poussent aussi à souffrir du mal du pays. Elles ont avoué que les femmes de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’ouest avaient une manière particulière de se coiffer.

C’est dommage que les autochtones ne coiffent pas toujours comme celles du reste de l’Afrique.

« Il faut absolumment retrouver vos compatriotes si vous voulez vous faire coiffer d’une certaine manière et ca nous coÛte cher ! » raconte Francine venue du Gabon.

L’achat des pagnes, leur confection est également un casse-tête pour les dames voulant se pavaner en femme africaine. La plupart se sont même plaint des coutures qui ne sont pas aussi raffinées que celles venant de leur pays.

D’autres ont aussi évoqué la tracassserie policière lorsque l’on est habillé en vêtements traditionnels.

Aussi la plupart du temps, chacune des différentes communautés d’immigrés s’adapte à la culture sud-africaine, tout en conservant ce que la distance n’a pas pu effacer des mémoires.

 

Powered by WPeMatico

Share
This entry was posted in South Africa News. Bookmark the permalink.

Leave a Reply