Une foule d'immigrés dispersés à l'aide des grenades incapacitantes au Cap.

La police a utilisé hier des grenades incapacitantes pour disperser la foule d'immigrés mécontents qui lancaient des pierres contre le bâtiment Custom House, qui abrite le bureau des réfugiés au cap ce mardi.

Ce bureau avait ensuite été fermé quelques heures plus tard pour des raisons de sécurité. Lundi dernier, les gardes de sécurité avaient utilisé des lances d'incendie sur une centaines d'immigrés comme une « mesure de contrôle de la foule ».

L'organisation des droits des réfugiés, Passop, a vivement condamné le ministère de  l'intérieur qui refuse délibéremment de servir ces immigrés qui viennent régulariser leur séjour.

Plusieurs immigrés, répondant aux questions du  journal Cape Argus, ont déclaré avoir passé des jours, voire des nuits dans l'espoir de renouveler  leurs demandes d'asile avant la date d'expiration.

Il convient de signaler que l'amende pour un document expiré est fixée à  R2 500.

Un des membres du Comité de la ville du Cap chargé  de la sûreté et la sécurité, JP Smith, a vivement critiqué le ministère mardi pour son incapacité à fournir un service adéquat et de gestion d'une foule en attente de services.

Le gestionnaire provincial du ministère de l'intérieur, Yusuf Simons,  a répondu en disant que Custom House était une installation temporaire, qui ne pouvait pas accueillir autant de personnes.

Un grand nombre d'immigrés se sont présentés au centre jeudi dernier après l'appel lancé par le ministère de l'intérieur aux demandeurs d'asile et réfugiés.
Simons a reconnu qu'un  bon nombre d'agents au bureau des réfugiés  n'avaient pas pu satisfaire la foule.

Pendant ce temps, l'ONG Passop prévoit une marche jusqu'au bureau des réfugiés pour protester contre le mauvais service rendu par le ministère de l'intérieur.

Le directeur de Passop, Braam Hanekom a aussi appelé le personnel du ministère de l'intérieur à rejoindre les immigrés en signe de protestation.

«Personne ne devrait avoir à travailler dans ces conditions, personne ne devrait avoir à faire face à un tel traitement. Nous devrions tous nous mobiliser contre cette crise en gestion », a déclaré Hanekom.

 

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