Une grande partie d’étrangers francophones africains ne possède pas de carte consulaire.

Les différentes communautés de la diaspora africaine ne se font généralement pas enregistrer dans leurs ambassades respectives. Ce constat a été fait après une enquête menée dans les différentes ambassades africaines.

Il devient ainsi très difficile pour les ambassades de connaître le nombre de ses ressortissants sur le territoire sud-africain.  Et ce, en dépit des nombreuses mesures établies afin de les faire recenser.

Les cartes consulaires sont l’un des moyens employés par les ambassades pour avoir une idée approximative du nombre de leurs ressortissants vivant en Afrique du Sud.
 « Le plus difficile est que très peu viennent se procurer la carte consulaire » confient plusieurs diplomates des ambassades francophones africaines.

La raison avancée est que la plupart ne viennent pas en Afrique du Sud par voie légale. Ils se déclarent réfugiés politiques, possèdent des passeports d’autres pays ou vivent sans papiers.  Malheureusement, l’ambassade n’est informée de leur existence que lorsqu’ils sont en détention au centre de rapatriement de Lindela.

« Généralement, nous recevons des coups de fil soit de la police, des agents de l’immigration ou même des autres compatriotes pour nous informer d’une situation malheureuse d’un de nos compatriotes et là, nous sommes obligés d’intervenir. » confie la 1ere secrétaire de l’ambassade du Burkina Faso.

Les situations malheureuses qu’ont évoqué la plupart des ambassades sont notamment les cas d’arrestation, d’incarcération, de mauvais traitement par la police ou encore de maladie ou de décès.

Certaines communautés interrogées avancent comme raison qu’ils préfèrent vivre dans l’anonymat pour éviter la jalousie de leurs compatriotes qui pourraient entrer en possession de leurs données personnelles.

D’autres, par contre déclarent simplement ne pas trouver important de se procurer une carte consulaire.  Même si cet avis n’est pas partagé par tous.

« Il est vrai qu’avec la carte consulaire, même lorsque la police vous arrête, vous pouvez appeler l’ambassade et vous êtes sur que vous serez vite relâché » déclare un burkinabais.

Les associations des différentes communautés se chargent de véhiculer les différentes annonces des ambassades à leurs compatriotes. C’est également à travers ces associations que les ambassades sont informées de ce qui se passe chez leurs compatriotes.

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