Une rentrée scolaire incertaine pour plusieurs enfants des demandeurs d’asile au Cap.

Plus de 20 enfants des demandeurs d’asile n’ont toujours pas commencé les cours au Cap faute des permis adéquats. C’est le constat de l’organisation de défense des droits des réfugiés, PASSOP.

Selon les parents, les écoles refusent d’admettre les enfants qui n’ont pas de permis. Ils reprochent également au ministère de l’intérieur de ne pas être très coopératif lorsqu’il s’agit des enfants.

« Je suis allé à trois reprises au ministère pour rencontrer un consultant afin d’obtenir une lettre pour mes enfants, sans succès. Si mes enfants ont été admis dans une école, c’est après une longue discussion avec le directeur de l’école » témoigne *Phiri.

Pour Bernard Toyambi, chargé des consultations légales à PASSOP, la constitution sud-africaine stipule que tout enfant a droit à l’éducation. Les autorités devraient s’assurer que les enfants des demandeurs d’asile aient  accès à l’éducation.

La période pour renouveler leur permis est généralement trop courte. Il arrive donc que les demandes d'asile des parents et des enfants ne soient pas renouvelées le même jour.

Certains parents éprouvent même des difficultés à obtenir les permis pour leurs enfants, ce qui ne leur permet pas d’aller à l’école.

Au début du mois de janvier, PASSOP a aidé les parents à enrôler une vingtaine d’enfants dans les établissements publics.

« Nous leur avons donné des lettres officielles qu’ils ont utilisées pour inscrire leurs enfants. Nous appelions même les directeurs d’écoles pour leur expliquer la situation des parents, et cela a aussi marché. » a confié M. Toyambi.

A en croire le porte-parole du gouvernement provincial en charge de l’éducation,  Bronagh Casey, le département de l’éducation au Cap a déclaré avoir admis  plusieurs enfants étrangers.

Selon les statistiques, entre janvier et mars 2012, 1 921 enfants venant d’autres pays ont été inscrits au Western Cape.

M. Casey a aussi affirmé que  pour les cas des enfants dont les parents seraient en situation « irrégulière », ils peuvent être admis dans les écoles à condition que les parents prouvent qu’ils sont en train d’entreprendre les démarches pour régulariser leur séjour.

« Nous n’avons pas l’intention de renvoyer les enfants des écoles. Une preuve des démarches des parents au ministère de l’intérieur suffit. » a-t-il conclu.

Le ministère de l’intérieur n’a pas commenté sur cette situation.

 

 

 

Powered by WPeMatico

Share
This entry was posted in South Africa News. Bookmark the permalink.

Leave a Reply