Les médecins étrangers attendront plus longtemps avant d’exercer en Afrique du Sud.

Il existe environ 3 000 médecins étrangers qui travaillent dans les hôpitaux sud-africains, représentant ainsi 10% de l’ensemble des médecins en Afrique du Sud.

En dépit du manque criant des médecins et le besoin urgent de combler ce vide avec l’implémentation du l’assurance nationale, National Insurance Health, les médecins étrangers devront attendre encore plusieurs mois avant d’obtenir la permission d’exercer en Afrique du Sud.

Selon le ministre de la santé, Aaron Motsoaledi, le processus sera un peu plus long afin de s’assurer de la compétence des médecins étrangers cherchant à exercer dans le pays.

Cette décision a été prise après l’incident selon lequel un congolais s’est fait passer pour un neurochirurgien et a exercé pendant plusieurs années dans les hôpitaux sud-africains.

A en croire le Conseil national des médecins, l’imposteur avait fourni de faux documents.

Le ministre de la santé a également demandé de passer en revue tous les diplômes des médecins étrangers exerçant dans le pays ces dix dernières années.

Les médecins étrangers qui cherchent à exercer confirment, en effet, que le processus est devenu un peu plus long, certes, mais ne sont pas inquiets quant à leur réussite et à leur affectation dans les hôpitaux sud-africains.

« Si vous avez obtenu votre diplôme sans l’acheter et vous savez exactement ce que vous faites, même si les autorités sud-africaines durcissent les conditions, un médecin compétent va finir par exercer, ce n’est pas un problème pour moi » confie Jean-Paul*, un médecin congolais qui attend de passer son test.

Ce qui frustre la plupart de ces médecins, c’est cette longue période d’attente à laquelle ils sont soumis. Certains préfèrent même aller tenter au Botswana où le système est plus « clément » envers les médecins étrangers.  

« J’ai échoué à deux reprises en Afrique du Sud mais ici, ça a été plus facile que je ne l’aurais imaginé, je travaille déjà et ne me plains pas du tout. » avoue Dimitri*, un jeune médecin qui exerce au Botswana.

Il convient de signaler que les zones rurales sont celles qui sont le plus affectées par le manque de médecins.  

43% de la population sud-africaine vit dans les zones rurales. Seuls 12% de médecins et 19% d’infirmières exercent dans ces coins du pays.

L’année dernière, le pays avait estimé à environ 83 000 le nombre de médecins à recruter pour l’ensemble du pays.

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