Jean-Godefroy Bidima : "Il manque aux philosophes la violence libératrice"

Justice, littérature, éthique des soins, anthropologie du droit, esthétique… Les champs de recherche du philosophe de la "traversée", Jean-Godefroy Bidima, sont extrêmement larges. Pour ce spécialiste camerounais de l’école de Francfort, enseignant à l’université Tulane (Nouvelle-Orléans), la pensée doit être une "faille toujours ouverte qui se refuse aussi bien au repli identitaire […] qu’à la dissolution dans un universalisme coagulant" ("L’Art négro-africain", 1997). Traditions africaines et philosophie occidentale nourrissent sa réflexion sur la justice et la manière de renouer le lien social lorsqu’il est brisé ("La Palabre", 1997). Pour sa réflexion actuelle sur l’architecture en Afrique, Bidima emprunte autant au Latin Vitruve (vers 90 av. J.-C.-20 av. J.-C.) qu’au Japonais Nishida (1870-1945). Il s’inscrit ainsi pleinement dans ce qu’Ernst Bloch appelle l’"expérience du monde".



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