ONE se joint à D’Banj et à ses partenaires africains pour le lancement de « Do Agric » au Sommet de l’UA


Cette nouvelle campagne a pour objectif de contribuer à sortir plus de 85 millions d’Africains de la pauvreté par le biais d’investissements ciblés dans l’agriculture et d’un accord de Maputo amélioré

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 29 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ A la veille du 22ème sommet de l’Union africaine, The ONE Campaign (http://www.one.org) lance une nouvelle campagne et un rapport pour inciter les gouvernements africains à consacrer au moins 10% de leurs budgets nationaux à des investissements agricoles efficaces, à travers des budgets transparents et responsables. La campagne Do Agric. L’agriculture, ça paye appelle les dirigeants à adopter de meilleures politiques qui stimuleront la productivité, accroîtront les revenus et aideront des millions d’Africains à sortir de l’extrême pauvreté.

L’auteur-compositeur nigérian D’Banj a participé au lancement de Do Agric, L’agriculture, ça paie à Addis-Abeba aux côtés du président béninois Dr. Thomas Yayi Boni, fer de lance de cette campagne, et des partenaires issus de la société civile – l’Association panafricaine des agriculteurs (PAFO), ActionAid International, Acord International, Oxfam et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA). Cette campagne est soutenue par d’autres personnalités, à savoir : le président tanzanien Jakaya Kikwete et le footballeur ivoirien Yaya Toure. Ce dernier a réalisé un message vidéo de soutien à cette initiative disponible dès aujourd’hui sur http://www.one.org/doagric.

Do Agric a été lancé à Addis-Abeba, alors que l’Union africaine réunit actuellement les chefs d’Etat pour débattre des principaux défis du développement en cette année 2014, proclamée « Année de l’agriculture et de la sécurité alimentaire ».

« Le temps est maintenant venu pour nos dirigeants de faire un bond en avant vers des politiques agricoles efficaces, une augmentation de l’investissement public dans l’agriculture et une participation accrue du secteur privé dans le développement de ce secteur », déclare la directrice Afrique de ONE, Dr Sipho S. Moyo. « Parmi les 400 millions d’Africains qui vivent dans l’extrême pauvreté, 70% vivent dans des zones rurales qui dépendent de l’agriculture. Or il est important de noter que la croissance agricole en Afrique subsaharienne contribue 11 fois plus à la réduction de la pauvreté que celle des secteurs non agricoles comme les services publics et le secteur minier »(1).

« Même si d’autres dirigeants africains ont fait des déclarations de bonne volonté, on ne compte aujourd’hui que 8 pays à avoir tenu leur promesse d’investir 10% dans l’agriculture. C’est important de faire plus, d’aller plus loin. L’agriculture, c’est n’est pas juste important, c’est vital. L’agriculture, ça paye », dit Yaya Touré.

D’Banj a déclaré : « Il y a de nombreuses opportunités commerciales inexploitées dans l’agriculture qui pourraient créer des emplois pour des millions d’Africains dans et en dehors des exploitations. Je veux que les Africains sachent que l’agriculture est non seulement le fondement de l’économie, mais aussi que c’est cool. Je crois que si l’on accorde l’attention nécessaire à l’agriculture, nous, les Africains, nous pourrons nous nourrir nous-mêmes, mais aussi le reste du monde. »

Le nouveau rapport de ONE, intitulé Prêts au changement : la promesse de la transformation agricole de l’Afrique, appelle les gouvernements africains à mettre en œuvre un ensemble de politiques de type « Maputo amélioré » pour accélérer le développement économique de l’Afrique et à définir leur propre agenda de transformation agricole, en accord par le programme amélioré « PDDAA » de l’UA.

Ce rapport liste un ensemble des recommandations politiques élaboré au terme d’un long processus consultatif avec les agriculteurs africains et les associations d’agriculteurs de tout le continent :

1)        Prendre des engagements assortis d’échéances pour tenir la promesse de Maputo de dépenser au moins 10% des budgets nationaux en investissements agricoles efficaces, grâce à des budgets transparents et responsables.

2)        Éliminer le fossé entre les genres dans l’agriculture.

3)        Renforcer la gestion des terres et la sécurité des droits fonciers.

4)        Réduire les obstacles au commerce interrégional.

5)        Accroître l’investissement dans la R&D pour atteindre au moins 1% du PIB agricole et renforcer les services de vulgarisation agricoles.

6)        Intégrer la durabilité et la résilience climatique dans les plans agricoles nationaux.

7)        Prioriser la réduction des pertes après les récoltes dans les plans nationaux de développement de l’agriculture.

8)        Concevoir des objectifs de nutrition dans les stratégies du secteur agricole.

9)        Favoriser un environnement propice à l’intégration des petits exploitants et les investissements responsables du secteur privé.

10)      Accélérer l’application des plans nationaux de développement de l’agriculture et s’assurer d’obtenir des résultats pour les petits exploitants.

Le rapport met également en avant des exemples récents de réussites résultant d’investissements agricoles accrus et de réformes politiques de type « Maputo amélioré » comme au Ghana et au Burkina Faso. Au Ghana, l’agriculture est le plus grand moteur de réduction de la pauvreté grâce à des initiatives comme la réforme du crédit, des subventions ciblées pour les agriculteurs et de nouvelles infrastructures soutenant l’investissement du secteur privé, en particulier dans le secteur du cacao. Au Burkina Faso, le gouvernement dépense 10% de son budget dans l’agriculture, ce qui a entraîné des taux de croissance annuelle du secteur agricole de plus de 6%. La production de coton a triplé à la suite des réformes, conduisant à 165 millions d’US$ de recettes à l’exportation et à l’augmentation des revenus des ménages de 19% à 43%.

Dr Moyo a ajouté : « La bonne nouvelle c’est que nous pouvons nous appuyer sur ces bons exemples pour avancer. Ces réussites africaines doivent être étendues, adoptées et adaptées à travers le continent de façon à ce que les petites exploitations agricoles puissent devenir de petites sociétés, que les jeunes puissent trouver de bons emplois et que les économies africaines prospèrent. Ce cercle vertueux de l’industrialisation portée par l’agriculture favorisera la stabilité et la prospérité en Afrique. Voici l’avenir que nous pouvons créer ensemble pour les Africains si nous saisissons cette grande opportunité qu’est l’année de l’agriculture en 2014. »

Une pétition pour soutenir cette demande est accessible en ligne à tous les citoyens : http://www.one.org/doagric

(1) FAO 2012

 

SOURCE

ONE


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