Partenariat dans le secteur de la pêche entre Madagascar et l’Union européenne


ANTANANARIVO, Madagascar, 20 juin 2014/African Press Organization (APO)/ Les négociations entre Madagascar et l’Union européenne ont abouti à un nouveau protocole d’application de l’accord de Partenariat pour une pêche thonière durable.

Les services de l’Union européenne et de Madagascar se sont entendus sur un nouveau protocole d’application de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche pour une durée de quatre ans (2015-2018). La délégation de l’Union européenne aux négociations était conduite par Monsieur Emmanuel Berck, Chef adjoint de l’unité “Accords bilatéraux et contrôle des

Pêches dans les eaux internationales” de la Direction Générale des Affaires maritimes et de la

Pêche de la Commission européenne. La délégation de la République de Madagascar était dirigée par Monsieur Jean-Jacques Rasamoel, Secrétaire Général du Ministère des Ressources

Halieutiques et de la Pêche.

Le texte paraphé hier entre Madagascar et l’UE conforte le partenariat engagé depuis plusieurs années en vue d’assurer un accès transparent de la flotte européenne aux eaux malgaches et d’approfondir la coopération en matière de gestion durable des ressources halieutiques et des activités de pêche.

Le nouveau protocole concerne les thonidés et espèces associées. Le nombre de navires de l’UE autorisés à pêcher à Madagascar correspond à un maximum de 40 thoniers senneurs et de

54 palangriers de surface.

Le protocole génère des ressources pour Madagascar qui sont constituées de trois éléments :

(1) les redevances acquittées par les armateurs, (2) la contribution de l’UE pour l’accès à la ressource et (3) un appui complémentaire dédié à la mise en oeuvre de la politique des pêches.

Le nouveau protocole doit permettre à Madagascar de tirer un meilleur profit de l’accord de partenariat. Les conditions arrêtées contribueront à doubler la part payée par les armateurs de l’UE. Par ailleurs, sur les quatre années d’application, les montants versés par l’UE s’élèveront

à 6.107.500 euros (équivalent à 19,5 milliards d’ariary). Ainsi, Madagascar peut espérer des retombées financières globales en hausse de 20% par rapport à la situation actuelle. Tenant compte des possibilités de pêches négociées et des stratégies d’exploitation observées ces dernières années, il est estimé qu’elles devraient atteindre 2,5 millions d’euros par an (environ

8 milliards d’ariary).

Egalement, le protocole reflète la volonté commune de Madagascar et de l’UE de favoriser une exploitation durable des ressources halieutiques. Il introduit des mesures garantissant un meilleur suivi de l’activité de la flotte de l’UE dans les eaux malgaches, telles que le relevé trimestriel des captures et efforts de pêche, et la mise en place des conditions d’une transmission électronique quotidienne des données de captures. Par ailleurs, l’interdiction de captures des espèces de requins les plus vulnérables a été confirmée. Madagascar et l’UE se montrent plus ambitieux en la matière que les mesures de gestion arrêtées par la Commission des Thons de l’Océan Indien (CTOI) sur ces espèces. De plus, les captures des espèces de requins autorisées sont strictement encadrées par une limite maximale de 250 tonnes par an.

La définition des zones accessibles à la flotte de l’UE dans les eaux malgaches doit permettre de préserver les intérêts des activités de la pêche artisanale et traditionnelle malgaches.

L’appui spécifique à la politique des pêches s’élèvera désormais à 700.000 euros par an (environ 2,24 milliards d’ariary) contre 550.000 actuellement (1,75 milliard d’ariary). Il permettra au Ministère des Ressources Halieutiques et de la Pêche de soutenir sa politique de gestion des ressources halieutiques et de développement des activités de pêches, contribuant à une croissance économique durable.

Le protocole paraphé s’inscrit ainsi pleinement dans la stratégie nationale de gestion de la pêche thonière récemment définie par Madagascar. Il répond aux enjeux de gestion durable des ressources halieutiques, de gouvernance des pêches à l’échelle internationale, de contribution à la création de richesse dans les Etats côtiers et de lutte contre toute forme de pêche illégale, réaffirmés notamment dans la Politique Commune de la Pêche réformée de l’Union européenne.

 

SOURCE

European Commission


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