Infrastructure et migration : prévention ou réaction ?


La Banque africaine de développement en marche aux côtés de l’AFIDEP

Comment qualifier la pire crise migratoire jamais survenue depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, avec des centaines de milliers de migrants qui affluent du Moyen-Orient et d’Afrique à la recherche d’un refuge en Europe ? En 2014, les côtes italiennes à elles seules ont vu débarquer 170 000 migrants. Avec l’accentuation du mouvement, le nombre de morts parmi les migrants est de plus en plus inquiétant et dramatique.

Ces chiffres effarants cachent un sens plus profond ; les migrants atteignent les côtes des pays d’Europe, les moins favorisés financièrement. La question qui doit être posée est : comment pouvons-nous intervenir sans avoir à gérer les conséquences de la crise migratoire, et parvenir, en premier lieu, à éviter l’apparition de la crise ?

En investissant dans les infrastructures, de nombreux problèmes conduisant les migrants à fuir leurs pays d’origine pourraient être résolus. Avec l’ouverture de projets d’investissement au Moyen-Orient et en Afrique, la nécessité de main-d’œuvre salariée augmenterait. Même s’il ne s’agit pas de la solution à tous les problèmes, c’est un bon début. Malheureusement, lorsqu’il n’existe aucune opportunité économique dans son pays, le risque de perdre la vie sur la route de l’Europe devient acceptable.

En promouvant la construction d’infrastructures sur le continent africain, nous nous attaquons aux racines de la pauvreté, et empruntons le long chemin qui mène aux progrès économiques et sociaux à grande échelle, à entreprendre dans les pays africains. La construction, la maintenance et le développement de projets à grande échelle demandent énormément de personnel. Mais comment être sûrs que cet investissement aboutira à des résultats bénéfiques ? C’est là qu’entrent en jeu le partenariat public et privé (PPP) et la technique du Build, Operate and Transfer (BOT).

Les projets PPP requièrent une collaboration réfléchie et totale entre le gouvernement d’un pays et une ou plusieurs entités privées. Un tel accord implique que les gouvernements opèrent de manière transparente et responsable afin de garantir aux investisseurs privés un haut retour sur investissement. Il est essentiel de comprendre qu’un programme de développement des d’infrastructures avancé, aidera à résoudre la question des réfugiés.

Même si le développement des infrastructures fondé sur un PPP permettrait de commencer à résoudre la crise économique en Afrique, nous admettons volontiers qu’il s’agit là d’un territoire peu familier pour un grand nombre d’investisseurs. Tout le monde sait que les marchés africains ont mauvaise réputation, ce qui décourage les investisseurs ; cependant, l’absence d’investissement pourrait empirer la situation.

En octobre, l’AFIDEP (https://www.afidep.com) organise un congrès mondial à Zurich en Suisse pour aborder cette question. Des intervenants du monde entier ainsi que des délégués de la Banque africaine de développement viendront établir le bien fondé du développement reposant sur un PPP en Afrique sub-saharienne, et dans le monde en général. Le congrès invite les investisseurs, les auteurs de projet, les spécialistes du secteur industriel et les représentants officiels de gouvernement, à se réunir dans un même lieu.

Inscription ouverte sur le site Internet de l’organisation à www.afidep.com.

Source: Africa Infrastructure Development Partnership (AFIDEP)


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