Le rideau est tombé sur la 10eme édition de la Conférence économique africaine à Kinshasa


Les Gouvernements africains doivent s’engager dans un programme de développement qui ne laisse personne de côté en prenant des décisions audacieuses, tel le renforcement du rôle de l’État dans la transformation économique pour lutter contre la pauvreté et les inégalités sur le continent.

Cette résolution s’accompagne des mesures nécessaires pour accélérer le processus de transformation structurelle de façon à le rendre plus équitable, plus inclusif, plus résilient et plus durable, tout en y intégrant les préoccupations environnementales. Tels sont les principaux messages exprimés lors de la cérémonie de clôture de la 10ème Conférence économique africaine qui s’est déroulée du lundi 02 au mercredi 04 Novembre 2015 à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

«L’État doit jouer un rôle décisif dans la transformation des économies. Il doit se montrer sagace et faire preuve de leadership dans la planification et la mise en œuvre. Il doit, en outre, intervenir lorsque les marchés font défaut », ont indiqué les participants dans une déclaration commune, appelée aussi

Déclaration de Kinshasa et publiée à l’issue de la conférence de trois jours organisée sur le thème :

«Lutter contre la pauvreté et les inégalités dans le programme de développement pour l’après 2015 ».

Selon les participants, il est essentiel de lutter contre la pauvreté et les inégalités pour atteindre les objectifs fixés dans l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Les responsables politiques, les agences d’aide au développement et les conseillers stratégiques en économie internationale ont convenu qu’il était essentiel d’encourager un État axé sur un développement fort et inclusif ainsi que sur un leadership transformationnel, pour la planification, la mise en œuvre et le suivi des programmes de développement.

Ils ont également souligné la nécessité d’adopter des mesures audacieuses afin de diversifier les économies basées sur l’exploitation des matières premières et éviter ainsi les pièges associés à une trop grande dépendance aux ressources naturelles.

Dans la Déclaration de Kinshasa, les experts économistes préconisent de s’appuyer sur les deux piliers que sont l’agriculture et le secteur minier pour soutenir la transformation économique. L’agriculture demeure, en effet, une source importante de moyens de subsistance pour une majorité d’Africains pauvres et constitue le socle de la création d’emplois et de revenus de la plupart des économies africaines.

« Il est donc impératif de poursuivre le développement industriel axé sur l’agriculture, car cette dernière apporte les capitaux indispensables », peut-on lire dans la Déclaration de Kinshasa.

Toutefois, au fur et à mesure de leur évolution, les pays devront prendre des mesures pour gérer efficacement cette transition et en particulier rectifier les inégalités spécifiques qui pourraient en découler.

Les Gouvernements doivent, notamment, prioriser les projets d’infrastructures pour combler les importantes lacunes, en particulier dans le secteur de l’électricité, tout en réduisant la vulnérabilité des économies africaines aux chocs externes et aux conflits internes.

Ceci, associé à une plus grande décentralisation et à des initiatives visant à accorder davantage d’autonomie aux administrations territoriales dans la prestation de services sociaux de base en faveur des communautés locales, pourrait permettre de réduire les disparités géographiques.

L’Afrique doit pouvoir se servir de l’aide au développement comme d’un levier pour mobiliser davantage de financement : à cette fin, une mobilisation accrue et une utilisation plus efficaces des ressources domestiques ont été préconisées.

La conférence annuelle est organisée par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.

Source: United Nations Development Programme (UNDP)


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