Chute des prix alimentaires en novembre dans un contexte de stocks abondants


La sécurité alimentaire s’aggrave dans les zones victimes de troubles civils et de conditions météorologiques défavorables

La plupart des prix des denrées alimentaires ont subi un repli en novembre et annulé en partie l’augmentation qu’ils avaient connue le mois précédent, alors qu’on assiste à une baisse généralisée du coût des produits de base échangés à l’échelle internationale (hormis le sucre).

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires avoisinait les 156,7 points en novembre, en recul de 1,6 pour cent par rapport à sa moyenne révisée d’octobre, et de 18 pour cent par rapport à un an auparavant.

L’Indice FAO des prix des céréales a perdu 2,3 pour cent, et celui des céréales secondaires encore davantage à cause des bonnes récoltes rentrées aux États-Unis, premier producteur et exportateur mondial de maïs.

Les prix des huiles végétales ont fléchi de 3,1 pour cent par rapport au mois d’octobre, sous l’effet de la baisse des prix de l’énergie, encourageant les semis et les perspectives de production de soja en Amérique du Sud et du Nord. L’Indice FAO des prix des produits laitiers a également chuté de 2,9 pour cent malgré les faibles volumes, laissant entendre que les principaux importateurs disposent de stocks suffisants. Les prix de la viande ont subi un fléchissement, tandis que ceux du sucre ont augmenté sensiblement pour le troisième mois consécutif .

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires est un indice pondéré qui mesure la variation mensuelle de cinq catégories principales de denrées sur les marchés internationaux.

Production estimée à la baisse, mais maintien des stocks mondiaux

Le Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales, paru également aujourd’hui, a légèrement revu ses prévisions de production céréalière mondiale de 2015, qui s’établit désormais à 2,527 milliards de tonnes, soit 1,3 pour cent en deçà du record de l’an dernier. En Chine, la révision à la baisse de ce mois s’explique essentiellement par un recul des estimations de la production de maïs.

L’utilisation céréalière mondiale devrait croître d’un pour cent en 2015/16, plus lentement que les années précédentes compte tenu notamment des prix plus bas du carburant qui font reculer la demande industrielle pour les agrocarburants. A 2,529 milliards de tonnes, la demande ne nécessitera qu’un prélèvement modéré dans les réserves mondiales actuellement abondantes.

En conséquence, l’imminente campagne de commercialisation devrait être «généralement confortable», et les stocks mondiaux à la clôture de la campagne en 2016 ne seront que légèrement inférieurs à leur niveau record d’ouverture.

Toutefois, des régimes météorologiques anormaux liés au phénomène El Niño devraient compromettre la production céréalière de certaines parties d’Afrique, d’Asie et d’Océanie, alors que des pays d’Amérique Centrale et des Caraïbes, et d’Asie, en ont déjà subi les conséquences. Le temps sec qui a sévi en Inde septentrionale a également réduit la production céréalière mondiale de la campagne 2015.

Conflits et mauvais temps compromettent la sécurité alimentaire

Quelque 33 pays, dont 26 en Afrique, nécessitent une aide alimentaire extérieure pour cause de sécheresse, d’inondations et pour tenir compte des besoins des personnes déplacées par les troubles intérieurs, selon le nouveau rapport de la FAO, Perspectives de récolte et situation alimentaire.

Les conflits ont aggravé l’insécurité alimentaire, notamment en Syrie et au Yémen, mais aussi dans des pays comme le Niger, le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Tchad qui ont accueilli des réfugiés des pays voisins. En Afrique de l’Ouest, le nombre de personnes en situation de crise alimentaire (phase IPC 3 ou plus) devrait passer de quelque 8 millions actuellement à plus de 10,7 millions entre juin et août 2016.

En Afrique de l’Est, marquée par une grave sécheresse en Éthiopie et par des conflits prolongés, le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire est estimé à 17 millions, soit 50 pour cent de plus qu’il y a un an.

L’Afrique australe est également mise à rude épreuve avec la sécheresse saisonnière liée à El Niño qui nuit aux activités agricoles pour les cultures céréalières de 2016.

La FAO prévoit que la production régionale de céréales secondaires de 2015 en Afrique fléchira de 12 pour cent, s’établissant à 67 millions de tonnes. La production mondiale de l’année devrait s’élever à 1,3 milliard de tonnes, en recul de 2 pour cent.

Source: Food and Agriculture Organization (FAO)


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