Signature de la convention de financement du projet OSFACO


Une nouvelle étape dans l’appropriation des technologies satellitaires par les pays d’Afrique Centrale et de l’ouest

©Eric Thauvin / AFD

– Financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et mis en œuvre par IGN FI, le programme de mise à disposition d’images satellites SPOT et de renforcement des capacités franchit aujourd’hui une nouvelle étape en élargissant son périmètre de l’Afrique Centrale à l’Afrique de l’Ouest.

– Les images satellites constituent pour les 8[1] pays bénéficiaires un outil incontournable pour l’analyse et le suivi de leurs territoires. Le projet d’Observation Spatiale des forêts d’Afrique Centrale et de l’Ouest (OSFACO) contribuera ainsi à la mise en œuvre opérationnelle des stratégies de préservation des forêts (REDD+) ainsi qu’au suivi de la planification des usages des terres agricoles et pastorales.

– Les forêts du Bassin du Congo représentent 22% du couvert forestier mondial avec un faible taux de déforestation. Les pays d’Afrique de l’Ouest quant à eux, ont vu leur couvert forestier diminuer de 20% entre 2000 et 2010. Le suivi des dynamiques de ces territoires constitue un axe primordial dans la lutte contre le changement climatique.

Paris, mars 2016

Le programme OSFACO qui a démarré le 14 mars vise à consolider les acquis de deux projets et ainsi améliorer la connaissance des dynamiques passées et actuelles en matière d’occupation des terres dans 8 pays bénéficiaires1 : (i) OSFT, qui a déjà mis à la disposition de plus de 70 projets bénéficiaires les images satellites SPOT couvrant 3 millions de km² dans le Bassin du Congo, et (ii) GEOFORAFRI, qui a œuvré au renforcement des capacités et moyens d’accès aux données satellitaires, et financé une trentaine de projets de recherche en Afrique Centrale et de l’Ouest.

Financé par l’AFD pour un montant total de 5 millions d’euros, le programme est piloté par des institutions françaises spécialisées dans le domaine de l’observation spatiale, réunies en un consortium mené par IGN FI, et constitué du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), de l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière (IGN) et de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).

L’observation de la Terre par satellite est reconnue comme un outil indispensable pour mesurer et suivre l’évolution de l’occupation des sols, notamment le couvert forestier ou les terres agricoles, ainsi que pour contrôler la mise en œuvre et le respect des politiques d’aménagement. Les images SPOT à très haute résolution (jusqu’à 1,5 mètres), fournies par Airbus Defence and Space, peuvent aussi être des instruments d’aide à une exploitation plus rentable et plus durable des forêts (inventaires forestiers, définitions de limites d’exploitation, etc.) ainsi que pour un développement d’agro-industries responsables et durables (définition des zones à haute valeur de conservation, définition des limites de plantation, vérification des engagements des concessionnaires, etc.). Associées aux données d’occupation des sols, les images satellites sont à la base de nombreuses applications pour l’agriculture, le foncier, l’élevage, la gestion des ressources en eau, l’aménagement du territoire, etc.

Par ailleurs, la demande croissante en produits agricoles (cacao, hévéa, palmier à huile) rend nécessaire le développement d’outils d’aménagement durable des territoires et de planification, afin d’autoriser un développement agricole ne menaçant pas la conservation des forêts.

Dans des contextes où les moyens des Etats sont limités, les satellites d’observation de la Terre permettent d’obtenir des informations précises et fiables sur de très grandes superficies, de manière répétée et à moindre coût, dans des régions parfois difficiles d’accès (milieu forestier tropical, absence de voies d’accès, manque de moyens des agents de l’Etat pour des contrôles aléatoires sur le terrain, etc.).

Laurence Breton-Moyet, directrice des opérations de l’AFD, souligne aussi l’importance des données fournies dans le cadre de ce projet pour le suivi des contributions déterminées au niveau national (NDC, en anglais) présentées par les pays lors de la COP21 à Paris.

Christophe Dekeyne, directeur général d’IGN FI, insiste quant à lui sur l’importance de mutualiser, entre les différentes administrations, les données cartographiques qui seront produites afin de construire des politiques d’aménagement intégrées.

A propos de l’Agence Française de Développement

L’Agence Française de Développement (AFD), institution financière publique qui met en œuvre la politique définie par le gouvernement français, agit pour combattre la pauvreté et favoriser le développement durable.

Présente sur quatre continents à travers un réseau de 72 bureaux, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète.

En 2014, l’AFD a consacré 8,1 milliards d’euros au financement de projets dans les pays en développement et en faveur des Outre-mer.

www.afd.fr

A propos d’IGN FI

IGN FI est la filiale du Groupe FIT et de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) français. 100% active à l’export, son expertise technique porte sur : Géodésie, Métrologie, Cartographie / Infrastructures nationales de données géographiques, Bases de données, Systèmes d’information géographique, Portails

IGN FI décline ses savoir-faire dans de nombreux secteurs : foncier, environnement, agriculture, forêt, sécurité civile, frontières, énergie…

www.ignfi.com


[1] Cameroun, Centrafrique, Congo, République Démocratique du Congo, Gabon, Guinée, Côte d’Ivoire et Bénin.


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