Luanda est classée 2ème, Johannesburg 205ème et Le Cap 208ème selon l’Enquête sur le coût de la vie (Cost of Living Survey) de Mercer


Malgré les marchés mondiaux volatiles et les problèmes de sécurité toujours plus préoccupants, les organismes continuent à tirer parti de stratégies d’expansion mondiale afin de rester concurrents et de croître

– Hong Kong est en tête tandis que Kinshasa monte en flèche sur l’échelle de la 22ème Enquête sur le coût de la vie effectuée par Mercer (Mercer.com)
– Luanda reste l’une des villes les plus chères pour les employés expatriés
– Johannesburg baisse de quatorze places et Le Cap (Cape Town) de huit places comparativement à l’enquête de 2015.

 

Malgré les marchés mondiaux volatiles et les problèmes de sécurité toujours plus préoccupants, les organismes continuent à tirer parti de stratégies d’expansion mondiale afin de rester concurrents et de croître. Pourtant, peu d’organismes sont préparés aux défis que les événements mondiaux posent à leurs affaires, y compris l’impact sur le coût des packages offerts aux expatriés. La 22èmeenquête de Mercer sur le coût de la vie trouve que les facteurs tels que les fluctuations monétaires, l’inflation des coûts des biens et services et l’instabilité des prix du logement contribuent au coût de la rémunération des employés expatriés en mission internationale.

« Malgré les avances technologiques et la montée d’une main-d’œuvre connectée à l’échelon mondial, le déploiement d’employés expatriés reste un aspect toujours plus important de la stratégie de toute entreprise multinationale compétitive, » a indiqué Ilya Bonic, principal associé et président du service de Gestion des Talents de Mercer. « Toutefois, face à la volatilité des marchés et à une croissance économique ralentie dans de nombreuses régions du monde, il est essentiel de veiller à la rentabilité et de garder à l’œil notamment la rémunération des employés expatriés. Au fur et à mesure que les organismes continuent d’ambitionner une croissance rapide susceptible de les imposer à l’échelon mondial, il leur faut des données exactes et transparentes afin de pouvoir rémunérer d’une manière équitable tous les types de missions, y compris celles à court terme et de statut dit « local plus » (avec package de rémunération dit « local plus » pour expatriés).

Selon l’enquête Mercer de 2016 sur le coût de la vie, Hong Kong se trouve en tête de la liste des villes les plus chères pour les employés expatriés, reléguant ainsi Luanda (Angola) en deuxième position. Zurich et Singapour restent en troisième et quatrième position respectivement tandis que Tokyo occupe désormais la cinquième place, ayant grimpé de six crans depuis l’an dernier. Kinshasa, qui occupait la treizième place, est désormais classé sixième, apparaissant ainsi pour la première fois dans les 10 villes les plus chères.

D’autres villes figurant dans les 10 premières villes les plus chères pour les expatriés sont Shanghai (7), Genève (8), N’Djamena (9) et Pékin (10). Les villes les moins chères du monde pour les employés expatriés, d’après l’enquête de Mercer, sont Windhoek (209), Le Cap (208) et Bichkek (207).

Cette enquête de Mercer – largement reconnue et une des plus exhaustives du monde – est destinée à aider les entreprises multinationales et les gouvernements à déterminer leurs stratégies de rémunération pour leurs employés expatriés. La ville de New York est utilisée comme base de toutes les comparaisons et les fluctuations monétaires sont mesurées par rapport au dollar US. L’enquête comprend plus de 375 villes dans le monde entier ; le classement de cette année comprend 209 villes sur cinq continents et mesure le coût comparatif de plus de 200 éléments dans chaque lieu, y compris le logement, les transports, l’alimentation, l’habillement, les articles ménagers et les divertissements.

« La tâche de maximiser le retour sur investissement à partir de ressources réduites et face à des pénuries de talents à l’échelle mondiale rend plus difficiles les initiatives de croissance des multinationales, » a dit M. Bonic. « Les organismes doivent s’assurer qu’ils sont en mesure de faciliter les démarches nécessaires pour générer des résultats commerciaux en offrant des régimes de rémunération équitables et concurrentiels. »

M. Bonic a précisé que les coûts des biens et services fluctuent avec l’inflation et la volatilité monétaire, ce qui vient majorer ou minorer les coûts des missions à l’étranger. De faibles niveaux d’inflation se sont traduits par des hausses de coûts assez constantes partout dans le monde.

Les Amériques

Les villes des États-Unis ont grimpé les échelons en raison de l’appréciation du dollar US face aux autres grandes monnaies, ainsi qu’en raison de la chute importante de nombreuses villes dans d’autres régions, ce qui a entraîné le reclassement vers le haut de la liste des villes des États-Unis. New York, la ville la plus chère de la région, est montée de cinq crans pour occuper la 11ème place. San Francisco (26) et Los Angeles (27) ont grimpé de onze et neuf places respectivement par rapport à l’an dernier, tandis que Seattle (83) a bondi de vingt-trois places.

En Amérique du Sud, Buenos Aires (41) a été classée la ville la plus chère malgré une chute de vingt-deux places par rapport à l’an dernier. Porto Rico (67) arrive en deuxième place pour la région, en montant de vingt-deux crans. La majorité des autres villes d’Amérique du Sud ont baissé en raison de l’affaiblissement des monnaies par rapport au dollar US, malgré la hausse des prix des biens et services dans des pays tels que le Brésil, l’Argentine ou l’Uruguay. En particulier, São Paolo (128) et Rio de Janeiro (156) ont reculé de quatre-vingt-huit et quatre-vingt-neuf places respectivement, malgré une forte hausse des prix des biens et services. Lima (141) est descendue de dix-neuf places et Bogota (190) de quarante-deux places. Managua (192) est la ville la moins chère en Amérique du Sud. Caracas (Venezuela) a été exclue du classement en raison de la situation monétaire complexe ; son classement aurait varié considérablement selon le taux de change officiel sélectionné.

Les villes canadiennes ont continué leur chute dans le classement de cette année en raison du dollar canadien affaibli. La ville la plus chère du pays, Vancouver (142), a chuté de vingt-trois places. Toronto (143) a baissé de dix-sept places, tandis que Montréal (155) et Calgary (162) sont descendues de quinze et de seize places respectivement.

Les prix excessifs du logement locatif pour les employés expatriés à Luanda contribuent très fort à son statut inchangé en tant qu’une des villes les plus chères

Europe, Moyen-Orient et Afrique

Deux villes d’Europe sont classées parmi les 10 premières villes les plus chères du monde. Numéro trois dans le classement mondial, Zurich reste la ville européenne la plus chère, suivie de Genève (8), qui est descendue de trois crans par rapport à l’an dernier. La ville européenne qui suit Genève dans le classement, Berne (13), a baissé de quatre places comparativement à l’an dernier suite à l’affaiblissement du franc suisse par rapport au dollar US.

Plusieurs villes en Europe sont restées relativement constantes en raison de la stabilité de l’euro par rapport au dollar US. Paris (44), Vienne (54) et Rome (58) sont demeurés quasiment inchangées par comparaison avec l’an dernier, tandis que Copenhague (24) et Saint-Pétersbourg (152) sont restées à la même position.

D’autres villes, y compris Oslo (59) et Moscou (67), ont chuté de vingt-et-une et dix-sept places respectivement, en raison des pertes de valeur considérables des monnaies locales par rapport au dollar US. Au Royaume-Uni, Londres (17) et Birmingham (96) sont descendues de cinq et six places respectivement, tandis que les villes allemandes de Munich (77), Francfort (88) et Düsseldorf (107) ont grimpé dans la liste.

Quelques villes en Europe de l’Est et centrale ont également grimpé dans la liste, notamment Kiev (176) et Tirana (186) qui sont montées de huit et douze places respectivement.

Tel-Aviv (19) demeure la ville la plus chère du Moyen-Orient pour les employés expatriés, suivi de Dubaï (21), Abou Dhabi (25) et Beyrouth (50). Djeddah (121) reste la ville la moins chère de la région tout en ayant bondi de trente places. « Plusieurs villes du Moyen-Orient ont avancé dans le classement, poussées par le déclin d’autres régions, et en raison de la forte hausse des prix du logement locatif pour les employés expatriés, notamment à Abou Dhabi et à Djeddah, » a précisé Mme Constantin-Métral.

Si la ville angolaise de Luanda (2) n’est plus en tête de liste, elle n’en demeure pas moins la ville la plus chère d’Afrique, suivie de Kinshasa (6), qui a grimpé six échelons depuis 2015. Avançant d’un cran, N’Djamena (9) est la ville Africaine placée après Kinshasa, suivie de Lagos (13), au Nigeria, qui est montée de sept crans. La capitale de la Namibie, Windhoek (209), descendue de trois places, est classée comme la ville la moins chère de la région et à l’échelle mondiale. Johannesburg et Le Cap ont également chuté – de quatorze et huit places respectivement.

« La volatilité des taux de change dans la plupart des monnaies africaines et l’impact de celle-ci sur l’inflation, à plus ou moins brève échéance, contribue directement aux résultats variables comparativement à l’an 2015. Les prix excessifs du logement locatif pour les employés expatriés à Luanda contribuent très fort à son statut inchangé en tant qu’une des villes les plus chères au monde du point de vue du coût de la vie, » a expliqué M. Carl Van Heerden, Chef de la mobilité internationale pour la région Afrique chez Mercer.

Asie-Pacifique

Cette année, Hong Kong (1) est devenue la ville la plus chère pour les expatriés tant en Asie qu’à l’échelle mondiale tandis que Luanda est passée du premier au deuxième rang en raison de l’affaiblissement de sa monnaie locale. Singapour (4) est restée stable tandis que Tokyo (5) a grimpé six échelons, suivi de Shanghai (7) et Pékin (10). Shenzhen (12) est montée de deux places tandis que Séoul (15) et Guangzhou, Chine (18), ont glissé de sept et trois places respectivement.

« L’appréciation du yen japonais a fait monter les villes japonaises dans le classement, » a ajouté Mme Constantin-Métral. « Cependant, les villes chinoises sont descendues en raison de l’affaiblissement du yuan par rapport au dollar US. »

Mumbai (82) est la ville la plus chère de l’Inde, suivie de New Delhi (130) et Chennai (158). Kolkata (194) et Bangalore (180) sont les villes indiennes les moins chères figurant dans le classement. Ailleurs en Asie, Bangkok (74), Kuala Lumpur (151) et Hanoï (106) ont chuté spectaculairement de vingt-neuf, trente-huit et vingt places respectivement. Bakou (172) a connu la chute la plus draconienne en perdant plus de cent places. La ville d’Achkhabad au Turkménistan a grimpé soixante-et-un échelons pour occuper la 66ème place dans le classement mondial.

Les villes australiennes ont marqué quelques-unes des chutes les plus dramatiques du classement de cette année en raison de la dépréciation de la monnaie locale par rapport au dollar US. Brisbane (96) et Canberra (98) ont chuté de trente et trente-trois places respectivement, tandis que Sydney (42), la ville australienne classée la plus chère pour les employés expatriés, a connu une chute relativement modérée de onze places. Melbourne est descendue de vingt-quatre crans pour occuper la 71ème place.

Mercer produit un rapport individuel sur le coût de la vie et le prix du logement locatif pour chaque ville étudiée. Pour de plus amples renseignements sur le classement des villes, visiter mercer.com/col. Pour acheter des exemplaires de rapports individuels par ville, visiter  imercer.com/products/cost-of-living.aspx ou appeler Mercer Client Services à Varsovie au +48 22 434 5383.

Source: Mercer LLC.


This entry was posted in Angola News, Democratic Republic of the Congo, French. Bookmark the permalink.

Leave a Reply