Aide à la délimitation des frontières du Congo : le projet s’achèvera le 30 novembre 2016


En juillet 2015, le Ministère de l’intérieur et de la décentralisation du Congo a fait appel à IGN FI pour l’accompagner dans ses échanges avec les pays frontaliers limitrophes. Ce projet d’assistance technique prend fin. A cette occasion, le 30 novembre, les résultats du projet et ses principaux enseignements seront présentés par les experts congolais et les experts d’IGN FI.

Pour un Etat, la connaissance précise de son territoire est un élément déterminant dans toute politique d’aménagement et de sécurité, qu’il s’agisse de la sécurité intérieure de ses habitants, de la sécurité économique visant à préserver ses ressources naturelles ou de la sécurité des frontières. Cette connaissance permet ainsi d’éviter des affrontements motivés par des revendications territoriales ou des conflits en matière d’occupation des sols, de contrôler les flux de personnes et de biens, de lutter contre l’immigration clandestine et les trafics illicites comme notamment, le braconnage faunique.

Pourtant, bien qu’essentielle, la question des « frontières » reste une source de difficultés pour les Gouvernements concernés.

Ainsi, sous l’impulsion du Programme Frontière de l’Union Africaine (PFUA), le Gouvernement du Congo a accéléré le processus de délimitation et de démarcation de ses frontières. Il a notamment initié, avec IGN FI, le projet d’aide à la délimitation de ses frontières terrestres et maritimes.

Démarré en juillet 2015, le projet a permis d’accompagner les autorités congolaises pas à pas dans ses échanges en fournissant sur plusieurs zones litigieuses, des documents techniques cartographiques basés sur :

  • la recherche et l’interprétation des textes anciens (on rappelle que l’IGN conserve encore en France, de nombreux documents et clichés aériens originaux des anciennes possessions françaises en Afrique),
  • l’acquisition et l’interprétation d’images satellites récentes
  • et les renseignements collectés lors des nombreuses missions sur le terrain.

A l’issue du projet, ce sont donc 18 cartes ciblant plusieurs zones sensibles, qui seront produites à différentes échelles et qui serviront de base de discussion avec les Commissions Nationales des Frontières des pays limitrophes.

En outre, le projet a comporté un important volet de formations, juridiques et techniques.

Les modules de formation ont été proposés afin de parfaire les connaissances des personnes du

Ministère de l’Intérieur, de la Commission Nationale des Frontières, mais aussi du CERGEC (Centre national de recherche géographique et de production cartographique), et de la Direction du Cadastre.

Les formations ont été délivrées dans les domaines suivants : télédétection, saisie sur les images satellites, SIG et cartographie. Au total, ce sont 20 personnes environ qui ont pu assister à ces différents modules de formations qui ont mobilisé 7 intervenants sur 7 mois environ.


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