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Tag Archive | "2030"

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Un nouveau rapport de la Banque mondiale prévoit un triplement de la part des pays en développement dans les investissements mondiaux d’ici 2030

Posted on 20 May 2013 by Africa Business

D’ici dix-sept ans, les pays en développement, et principalement ceux d’Asie de l’Est et d’Amérique latine, abriteront la moitié des capitaux mondiaux — soit 158 000 milliards de dollars (en dollars de 2010) — contre un tiers seulement aujourd’hui. C’est ce que prévoit la dernière édition des Global Development Horizons (GDH) de la Banque mondiale, un rapport qui étudie l’évolution probable des tendances en matière d’investissement, d’épargne et de mouvement de capitaux sur les vingt prochaines années.

Selon cette nouvelle publication intitulée Capital for the Future: Saving and Investment in an Interdependent World (« Les capitaux de demain : épargne et investissement dans un monde interdépendant »), les pays en développement, qui ne représentaient qu’un cinquième des investissements mondiaux en 2000, devrait voir leur part tripler d’ici 2030. Les changements démographiques joueront un grand rôle dans ces mutations structurelles puisque la population mondiale devrait passer de 7 milliards en 2010 à 8,5 milliards en 2030 tandis que les pays développés connaissent un vieillissement rapide.

« Le rapport GDH repose sur l’exploitation d’une somme phénoménale d’informations statistiques et constitue l’un des efforts les plus aboutis de projection dans un futur éloigné », explique Kaushik Basu, premier vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale. « L’expérience de pays aussi divers que la Corée du Sud, l’Indonésie, le Brésil, la Turquie et l’Afrique du Sud nous montre combien le rôle de l’investissement est crucial pour la croissance à long terme. Dans moins d’une génération, l’investissement mondial sera dominé par les pays en développement, la Chine et l’Inde en tête. Ces deux pays devraient, en effet, assurer 38 % des investissements bruts mondiaux en 2030. Ces changements vont modifier le paysage économique mondial et c’est ce qu’étudie le rapport GDH. »

Le rattrapage des retards de productivité, l’intégration croissante dans les marchés mondiaux, la poursuite de bonnes politiques macroéconomiques ainsi que les progrès accomplis dans l’éducation et la santé sont autant de facteurs d’accélération de la croissance qui créent d’énormes opportunités d’investissement, lesquelles entraînent à leur tour une modification de l’équilibre économique mondial en faveur des pays en développement..À cela s’ajoute l’explosion démographique de la jeunesse, qui contribuera aussi à doper l’investissement : la population globale des pays en développement devrait s’accroître de 1,4 milliard d’individus d’ici 2030, sachant que le bénéfice de ce « dividende démographique » n’a pas encore été totalement récolté, en particulier dans les régions relativement plus jeunes que sont l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud.

Les pays en développement auront probablement, enfin, les ressources nécessaires pour financer des investissements massifs dans les infrastructures et les services, au premier rang desquels l’éducation et la santé, ce qui est une bonne nouvelle. Les robustes taux d’épargne des pays en développement devraient culminer à 34 % du revenu national en 2014 et enregistrer une moyenne annuelle de 32 % jusqu’en 2030. Globalement, le monde en développement représentera 62 à 64 % de l’épargne mondiale en 2030 (25 à 27 000 milliards), contre 45 % en 2010.

Toutefois, comme le souligne Hans Timmer, directeur du Groupe des perspectives de développement à la Banque mondiale, « malgré de hauts niveaux d’épargne, et pour être en mesure de financer leurs importants besoins d’investissements, les pays en développement devront à l’avenir accroître considérablement leur participation, actuellement limitée, aux marchés financiers internationaux s’ils souhaitent tirer parti des profonds bouleversements en cours ».

Le rapport GDH envisage deux scénarios qui diffèrent par la vitesse de convergence entre les niveaux de revenu par habitant des pays développés et des pays en développement, et par le rythme des transformations structurelles des deux groupes (sur le plan du développement du secteur financier et de l’amélioration des institutions notamment). Le premier scénario prévoit une convergence progressive entre les pays développés et les pays en développement et le second une évolution nettement plus rapide.

Pour les vingt prochaines années, le scénario progressif et le scénario rapide prévoient une croissance économique moyenne de, respectivement, 2,6 % et 3 % par an dans le monde, et de 4,8 % et 5,5 % dans les pays en développement.

Dans les deux hypothèses, à l’horizon 2030, les services représenteront plus de 60 % de l’emploi total dans les pays en développement et plus de 50 % du commerce mondial. Ce changement est lié à l’augmentation de la demande en services d’infrastructure induite par l’évolution démographique. Le rapport GDH chiffre d’ailleurs à 14 600 milliards de dollars les besoins de financement d’infrastructures du monde en développement d’ici 2030.

Le rapport souligne aussi le vieillissement des populations d’Asie de l’Est, d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, régions dans lesquelles les taux d’épargne privée devraient afficher une baisse particulièrement marquée. L’évolution démographique mettra à l’épreuve la pérennité des finances publiques et les États devront résoudre des enjeux complexes afin de maîtriser la charge des soins de santé et des retraites sans imposer de trop grandes difficultés aux personnes âgées. L’Afrique subsaharienne qui a une population relativement jeune, en augmentation rapide, et qui connaît une solide croissance économique, sera la seule région à ne pas enregistrer de baisse du taux d’épargne.

En termes absolus, l’épargne continuera néanmoins à être dominée par l’Asie et le Moyen-Orient. Selon le scénario de convergence progressive, en 2030, la Chine épargnera nettement plus que les autres pays en développement (9 000 milliards en dollars de 2010), suivie de loin par l’Inde (1 700 milliards), dépassant les niveaux d’épargne du Japon et des États-Unis dans les années 2020.

Selon le même scénario, à l’horizon 2030, la Chine représentera à elle seule 30 % des investissements mondiaux, tandis que le Brésil, l’Inde et la Russie y contribueront ensemble à hauteur de 13 %. En volume, les investissements atteindront 15 000 milliards (en dollars de 2010) dans les pays en développement contre 10 000 milliards pour les pays à revenu élevé. La Chine et l’Inde représenteront près de la moitié des investissements mondiaux dans le secteur manufacturier.

« Le rapport GDH met clairement en évidence le rôle croissant des pays en développement dans l’économie mondiale, et c’est incontestablement une avancée significative », indique Maurizio Bussolo, économiste principal à la Banque mondiale et auteur principal du rapport, tout en soulignant que « cette meilleure répartition des richesses entre pays ne signifie pas que tous les habitants des différents pays en bénéficieront de manière égale ».

Selon le rapport, les groupes de population les moins instruits d’un pays, qui ont peu ou pas du tout d’épargne, se trouvent dans l’impossibilité d’améliorer leur capacité de gain et, pour les plus pauvres, d’échapper à l’engrenage de la pauvreté.

Maurizio Bussolo conclut : « Les responsables politiques des pays en développement ont un rôle déterminant à jouer pour stimuler l’épargne privée par des mesures qui permettront d’élever le capital humain, en particulier pour les plus pauvres ».

Points marquants des différentes régions

L’Asie de l’Est et le Pacifique enregistreront une baisse de leur taux d’épargne et une chute encore plus forte de leur taux d’investissement, taux qui resteront toutefois élevés à l’échelle internationale. Malgré cette baisse des taux, la part de la région dans l’investissement et l’épargne continuera d’augmenter au plan mondial jusqu’en 2030 en raison d’une solide croissance économique. La région connaît un fort dividende démographique, avec moins de 4 personnes d’âge non actif pour 10 personnes d’âge actif, ce qui représente le plus faible taux de dépendance du monde. Ce dividende arrivera à son terme après avoir atteint un pic en 2015. La croissance de la population active ralentira ensuite et en 2040 la région pourrait afficher l’un des taux de dépendance les plus élevés de toutes les régions en développement (avec plus de 5,5 personnes d’âge non actif pour 10 personnes d’âge actif). La Chine, grand moteur de la région, devrait continuer à enregistrer d’importants excédents de la balance des opérations courantes, en raison de fortes baisses de son taux d’investissement liées à l’évolution du pays vers un système de plus faible engagement public dans les investissements.

L’Europe de l’Est et l’Asie centrale forment la région la plus avancée en termes de transition démographique, qui devrait être la seule du monde en développement à atteindre une croissance démographique nulle d’ici 2030. Ce vieillissement, qui devrait ralentir la croissance économique de la région, pourrait aussi entraîner une baisse du taux d’épargne plus forte que dans les autres régions en développement, à l’exception de l’Asie de l’Est. Le taux d’épargne pourrait ainsi descendre au-dessous du taux d’investissement, ce qui obligerait les pays de la région à attirer des flux de capitaux extérieurs pour financer leurs investissements. La région devra également faire face à une importante pression budgétaire due au vieillissement. La Turquie, par exemple, pourrait voir ses dépenses de retraites publiques augmenter de plus de 50 % d’ici 2030 en application du régime actuel. Plusieurs autres pays de la région seront aussi confrontés à d’importantes augmentations des dépenses de retraites et de santé.

L’Amérique latine et les Caraïbes forment une région où l’épargne est historiquement faible, qui pourrait afficher l’épargne la plus faible au monde en 2030. La démographie devrait certes y jouer un rôle positif (avec une baisse du taux de dépendance jusqu’en 2025) mais cet avantage sera probablement neutralisé par le développement du marché financier (qui réduit l’épargne de précaution) et une croissance économique modérée. De même, l’effet positif puis négatif de la démographie sur la croissance de la population active devrait d’abord entraîner une hausse du taux d’investissement à court terme puis une baisse progressive. Toutefois, la relation entre inégalité et épargne pourrait déboucher sur un autre scénario dans cette région. Comme ailleurs, les ménages les plus pauvres ont tendance à moins épargner ; l’amélioration des capacités de gain, l’augmentation des revenus et la réduction des inégalités pourraient donc doper l’épargne nationale et surtout contribuer à rompre le cercle vicieux de la pauvreté entretenu par le faible niveau d’épargne des ménages pauvres.

Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord disposent d’une importante marge de développement du marché financier, susceptible de soutenir l’investissement mais aussi, en raison du vieillissement de la population, de réduire l’épargne. De ce fait, les excédents de la balance des opérations courantes pourraient baisser modérément jusqu’en 2030, en fonction du rythme du développement du marché financier. Cette région est dans une phase de transition démographique relativement précoce qui se caractérise par une croissance encore rapide de la population générale et de la population active en même temps qu’une augmentation de la part des personnes âgées. Le changement de la structure des ménages pourrait aussi influencer les modèles d’épargne. Cette structure pourrait, en effet, évoluer d’une organisation intergénérationnelle, où la famille prend en charge les anciens, vers une structure composée de ménages plus petits avec une plus grande dépendance des personnes âgées vis-à-vis des revenus patrimoniaux. C’est dans cette région que les ménages à faible revenu recourent le moins aux institutions financières officielles pour épargner, d’où une marge importante de développement du rôle des marchés financiers dans l’épargne des ménages.

L’Asie du Sud restera l’une des régions où l’on épargne et investit le plus jusqu’en 2030. Toutefois, compte tenu des possibilités de progression rapide de la croissance économique et des marchés financiers, l’évolution de l’épargne, de l’investissement et des flux de capitaux peut varier considérablement : dans l’hypothèse d’une progression plus rapide de la croissance économique et des marchés financiers, les taux d’investissement resteront élevés tandis que l’épargne baissera considérablement, d’où d’importants déficits de la balance des opérations courantes. L’Asie du Sud est une région jeune qui, vers 2035, aura probablement le plus haut ratio au monde des personnes d’âge actif par rapport aux personnes d’âge non actif. Le phénomène général de déplacement des investissements vers le secteur manufacturier et le secteur des services aux dépens de l’agriculture devrait être particulièrement marqué en Asie du Sud ; la part de cette région dans les investissements globaux devrait ainsi presque doubler dans le secteur manufacturier et gagner au moins huit points de pourcentage dans le secteur des services, dépassant les deux tiers du total.

En Afrique subsaharienne, le taux d’investissement restera stable en raison d’une solide croissance de la population active. C’est la seule région qui n’enregistrera pas de baisse de son taux d’épargne dans l’hypothèse d’un développement modéré des marchés financiers, le vieillissement n’y étant pas un facteur significatif. Dans le scénario d’une croissance plus rapide, les pays africains plus pauvres connaîtront un développement plus marqué des marchés financiers et les investisseurs étrangers seront de plus en plus disposés à financer des investissements dans la région. L’Afrique subsaharienne est actuellement la région la plus jeune, qui affiche aussi le plus haut ratio de dépendance. Ce ratio enregistrera une baisse constante sur toute la période considérée et au-delà, entraînant un dividende démographique durable. C’est cette région qui aura les plus grands besoins d’investissement en infrastructures au cours des vingt prochaines années (en pourcentage du PIB). Dans le même temps, on observera probablement un changement dans le financement des investissements en infrastructures qui devrait être davantage ouvert au secteur privé, avec une augmentation substantielle des afflux de capitaux privés, venant notamment des autres régions en développement.

Source: WorldBank.org

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Forte progression du poids du monde en développement d’ici 2030

Posted on 19 May 2013 by Africa Business

  • La part des pays en développement dans les investissements mondiaux va tripler d’ici 2030.
  • La Chine et l’Inde seront les plus grands investisseurs du monde en développement.
  • L’amélioration des conditions de vie des populations pauvres passe par une meilleure éducation.

Dans moins d’une génération, le monde en développement dominera l’épargne et les investissements mondiaux. C’est ce qui ressort du dernier rapport Global Development Horizons (GDH).

Ce rapport étudie l’évolution probable des tendances en matière d’investissement, d’épargne et de mouvement de capitaux au cours des vingt prochaines années. Il prévoit que, d’ici 2030, les pays en développement, et principalement ceux d’Asie de l’Est et d’Amérique latine, abriteront la moitié des capitaux mondiaux — soit 158 000 milliards de dollars (en dollars de 2010) — contre un tiers seulement aujourd’hui.

Selon cette nouvelle publication intitulée Capital for the Future: Saving and Investment in an Interdependent World (« Les capitaux de demain : épargne et investissement dans un monde interdépendant »), les pays en développement, qui ne représentaient qu’un cinquième des investissements mondiaux en 2000, devrait voir leur part tripler d’ici 2030.

Le rattrapage des retards de productivité, l’intégration croissante dans les marchés mondiaux, la poursuite de bonnes politiques macroéconomiques ainsi que les progrès accomplis dans l’éducation et la santé sont autant de facteurs d’accélération de la croissance qui créent d’énormes opportunités d’investissement, lesquelles entraînent à leur tour une modification de l’équilibre économique mondial en faveur des pays en développement.

À cela s’ajoute l’explosion démographique de la jeunesse, qui contribuera aussi à doper l’investissement. D’ici 2020, c’est-à-dire dans moins de sept ans, la croissance de la population mondiale en âge de travailler sera exclusivement déterminée par les pays en développement dont la population globale devrait s’accroître d’1,4 milliard d’individus d’ici 2030. Or tout le bénéfice de ce « dividende démographique » n’a pas encore été récolté, en particulier dans les régions relativement plus jeunes que sont l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud.

Le rapport GDH envisage deux scénarios qui diffèrent par la vitesse de convergence entre les niveaux de revenu par habitant des pays développés et des pays en développement, et par le rythme des transformations structurelles des deux groupes (sur le plan du développement du secteur financier et de l’amélioration des institutions notamment). Le premier scénario prévoit une convergence progressive entre les pays développés et les pays en développement et le second une évolution nettement plus rapide.

Dans les deux hypothèses, à l’horizon 2030, les services représenteront plus de 60 % de l’emploi total dans les pays en développement et plus de 50 % du commerce mondial. Ce changement est lié à l’augmentation de la demande en services d’infrastructure induite par l’évolution démographique. Le rapport GDH chiffre d’ailleurs à 14 600 milliards de dollars les besoins de financement d’infrastructures du monde en développement d’ici 2030.

Le rapport souligne aussi le vieillissement des populations d’Asie de l’Est, d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, régions dans lesquelles les taux d’épargne privée devraient afficher une baisse particulièrement marquée. L’évolution démographique mettra à l’épreuve la pérennité des finances publiques et les États devront résoudre des enjeux complexes afin de maîtriser la charge des soins de santé et des retraites sans imposer de trop grandes difficultés aux personnes âgées. L’Afrique subsaharienne qui a une population relativement jeune, en augmentation rapide, et qui connaît une solide croissance économique, sera la seule région à ne pas enregistrer de baisse du taux d’épargne.

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Les responsables politiques des pays en développement ont un rôle déterminant à jouer pour stimuler l’épargne privée par des mesures qui permettront d’élever le capital humain, en particulier pour les plus pauvres. Close Quotes

Maurizio Bussolo
Auteur principal du rapport, Global Development Horizons 2013

En termes absolus, l’épargne continuera néanmoins à être dominée par l’Asie et le Moyen-Orient. Selon le scénario de convergence progressive, en 2030, la Chine épargnera nettement plus que les autres pays en développement (9 000 milliards en dollars de 2010), suivie de loin par l’Inde (1 700 milliards), dépassant les niveaux d’épargne du Japon et des États-Unis dans les années 2020.

Selon le même scénario, à l’horizon 2030, la Chine représentera à elle seule 30 % des investissements mondiaux, tandis que le Brésil, l’Inde et la Russie y contribueront ensemble à hauteur de 13 %. En volume, les investissements atteindront 15 000 milliards (en dollars de 2010) dans les pays en développement contre 10 000 milliards pour les pays à revenu élevé. La Chine et l’Inde seront aussi en tête du classement des plus gros investisseurs du monde en développement, ces deux pays représentant ensemble 38 % des investissements bruts mondiaux en 2030 et près de la moitié des investissements mondiaux dans le secteur manufacturier.

« Le rapport GDH met clairement en évidence le rôle croissant des pays en développement dans l’économie mondiale, et c’est incontestablement une avancée significative », indique Maurizio Bussolo, économiste principal à la Banque mondiale et auteur principal du rapport, tout en soulignant que « cette meilleure répartition des richesses entre pays ne signifie pas que tous les habitants des différents pays en bénéficieront de manière égale ».

Selon le rapport, les groupes de population les moins instruits d’un pays, qui ont peu ou pas du tout d’épargne, se trouvent dans l’impossibilité d’améliorer leur capacité de gain et, pour les plus pauvres, d’échapper à l’engrenage de la pauvreté.

Et Maurizio Bussolo de conclure : « Les responsables politiques des pays en développement ont un rôle déterminant à jouer pour stimuler l’épargne privée par des mesures qui permettront d’élever le capital humain, en particulier pour les plus pauvres ».

Points marquants des différentes régions

L’Asie de l’Est et le Pacifique enregistreront une baisse de leur taux d’épargne et une chute encore plus forte de leur taux d’investissement, taux qui resteront toutefois élevés à l’échelle internationale. Malgré cette baisse des taux, la part de la région dans l’investissement et l’épargne continuera d’augmenter au plan mondial jusqu’en 2030 en raison d’une solide croissance économique. La région connaît un fort dividende démographique, avec moins de 4 personnes d’âge non actif pour 10 personnes d’âge actif, ce qui représente le plus faible taux de dépendance du monde. Ce dividende arrivera à son terme après avoir atteint un pic en 2015. La croissance de la population active ralentira ensuite et en 2040 la région pourrait afficher l’un des taux de dépendance les plus élevés de toutes les régions en développement (avec plus de 5,5 personnes d’âge non actif pour 10 personnes d’âge actif). La Chine, grand moteur de la région, devrait continuer à enregistrer d’importants excédents de la balance des opérations courantes, en raison de fortes baisses de son taux d’investissement liées à l’évolution du pays vers un système de plus faible engagement public dans les investissements.

 

L’Europe de l’Est et l’Asie centrale forment la région la plus avancée en termes de transition démographique, qui devrait être la seule du monde en développement à atteindre une croissance démographique nulle d’ici 2030. Ce vieillissement, qui devrait ralentir la croissance économique de la région, pourrait aussi entraîner une baisse du taux d’épargne plus forte que dans les autres régions en développement, à l’exception de l’Asie de l’Est. Le taux d’épargne pourrait ainsi descendre au-dessous du taux d’investissement, ce qui obligerait les pays de la région à attirer des flux de capitaux extérieurs pour financer leurs investissements. La région devra également faire face à une importante pression budgétaire due au vieillissement. La Turquie, par exemple, pourrait voir ses dépenses de retraites publiques augmenter de plus de 50 % d’ici 2030 en application du régime actuel. Plusieurs autres pays de la région seront aussi confrontés à d’importantes augmentations des dépenses de retraites et de santé.

 

L’Amérique latine et les Caraïbes forment une région où l’épargne est historiquement faible, qui pourrait afficher l’épargne la plus faible au monde en 2030. La démographie devrait certes y jouer un rôle positif (avec une baisse du taux de dépendance jusqu’en 2025) mais cet avantage sera probablement neutralisé par le développement du marché financier (qui réduit l’épargne de précaution) et une croissance économique modérée. De même, l’effet positif puis négatif de la démographie sur la croissance de la population active devrait d’abord entraîner une hausse du taux d’investissement à court terme puis une baisse progressive. Toutefois, la relation entre inégalité et épargne pourrait déboucher sur un autre scénario dans cette région. Comme ailleurs, les ménages les plus pauvres ont tendance à moins épargner ; l’amélioration des capacités de gain, l’augmentation des revenus et la réduction des inégalités pourraient donc doper l’épargne nationale et surtout contribuer à rompre le cercle vicieux de la pauvreté entretenu par le faible niveau d’épargne des ménages pauvres.

 

Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord disposent d’une importante marge de développement du marché financier, susceptible de soutenir l’investissement mais aussi, en raison du vieillissement de la population, de réduire l’épargne. De ce fait, les excédents de la balance des opérations courantes pourraient baisser modérément jusqu’en 2030, en fonction du rythme du développement du marché financier. Cette région est dans une phase de transition démographique relativement précoce qui se caractérise par une croissance encore rapide de la population générale et de la population active en même temps qu’une augmentation de la part des personnes âgées. Le changement de la structure des ménages pourrait aussi influencer les modèles d’épargne. Cette structure pourrait, en effet, évoluer d’une organisation intergénérationnelle, où la famille prend en charge les anciens, vers une structure composée de ménages plus petits avec une plus grande dépendance des personnes âgées vis-à-vis des revenus patrimoniaux. C’est dans cette région que les ménages à faible revenu recourent le moins aux institutions financières officielles pour épargner, d’où une marge importante de développement du rôle des marchés financiers dans l’épargne des ménages.

L’Asie du Sud restera l’une des régions où l’on épargne et investit le plus jusqu’en 2030. Toutefois, compte tenu des possibilités de progression rapide de la croissance économique et des marchés financiers, l’évolution de l’épargne, de l’investissement et des flux de capitaux peut varier considérablement : dans l’hypothèse d’une progression plus rapide de la croissance économique et des marchés financiers, les taux d’investissement resteront élevés tandis que l’épargne baissera considérablement, d’où d’importants déficits de la balance des opérations courantes. L’Asie du Sud est une région jeune qui, vers 2035, aura probablement le plus haut ratio au monde des personnes d’âge actif par rapport aux personnes d’âge non actif. Le phénomène général de déplacement des investissements vers le secteur manufacturier et le secteur des services aux dépens de l’agriculture devrait être particulièrement marqué en Asie du Sud ; la part de cette région dans les investissements globaux devrait ainsi presque doubler dans le secteur manufacturier et gagner au moins huit points de pourcentage dans le secteur des services, dépassant les deux tiers du total.

 

En Afrique subsaharienne, le taux d’investissement restera stable en raison d’une solide croissance de la population active. C’est la seule région qui n’enregistrera pas de baisse de son taux d’épargne dans l’hypothèse d’un développement modéré des marchés financiers, le vieillissement n’y étant pas un facteur significatif. Dans le scénario d’une croissance plus rapide, les pays africains plus pauvres connaîtront un développement plus marqué des marchés financiers et les investisseurs étrangers seront de plus en plus disposés à financer des investissements dans la région. L’Afrique subsaharienne est actuellement la région la plus jeune, qui affiche aussi le plus haut ratio de dépendance. Ce ratio enregistrera une baisse constante sur toute la période considérée et au-delà, entraînant un dividende démographique durable. C’est cette région qui aura les plus grands besoins d’investissement en infrastructures au cours des vingt prochaines années (en pourcentage du PIB). Dans le même temps, on observera probablement un changement dans le financement des investissements en infrastructures qui devrait être davantage ouvert au secteur privé, avec une augmentation substantielle des afflux de capitaux privés, venant notamment des autres régions en développement.

Source: WorldBank.org

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Developing World’s Share of Global Investment to Triple by 2030, Says New World Bank Report

Posted on 18 May 2013 by Africa Business

Seventeen years from now, half the global stock of capital, totaling $158 trillion (in 2010 dollars), will reside in the developing world, compared to less than one-third today, with countries in East Asia and Latin America accounting for the largest shares of this stock, says the latest edition of the World Bank’s Global Development Horizons (GDH) report, which explores patterns of investment, saving and capital flows as they are likely to evolve over the next two decades.

Developing countries’ share in global investment is projected to triple by 2030 to three-fifths, from one-fifth in 2000, says the report, titled ‘Capital for the Future: Saving and Investment in an Interdependent World’. With world population set to rise from 7 billion in 2010 to 8.5 billion 2030 and rapid aging in the advanced countries, demographic changes will profoundly influence these structural shifts.

“GDH is one of the finest efforts at peering into the distant future. It does this by marshaling an amazing amount of statistical information,” said Kaushik Basu, the World Bank’s Senior Vice President and Chief Economist. “We know from the experience of countries as diverse as South Korea, Indonesia, Brazil, Turkey and South Africa the pivotal role investment plays in driving long-term growth. In less than a generation, global investment will be dominated by the developing countries. And among the developing countries, China and India are expected to be the largest investors, with the two countries together accounting for 38 percent of the global gross investment in 2030. All this will change the landscape of the global economy, and GDH analyzes how.”

Productivity catch-up, increasing integration into global markets, sound macroeconomic policies, and improved education and health are helping speed growth and create massive investment opportunities, which, in turn, are spurring a shift in global economic weight to developing countries. A further boost is being provided by the youth bulge. With developing countries on course to add more than 1.4 billion people to their combined population between now and 2030, the full benefit of the demographic dividend has yet to be reaped, particularly in the relatively younger regions of Sub-Saharan Africa and South Asia.

The good news is that, unlike in the past, developing countries will likely have the resources needed to finance these massive future investments for infrastructure and services, including in education and health care. Strong saving rates in developing countries are expected to peak at 34 percent of national income in 2014 and will average 32 percent annually until 2030. In aggregate terms, the developing world will account for 62-64 percent of global saving of $25-27 trillion by 2030, up from 45 percent in 2010.

“Despite strong saving levels to finance their massive investment needs in the future, developing countries will need to significantly improve their currently limited participation in international financial markets if they are to reap the benefits of the tectonic shifts taking place,” said Hans Timmer, Director of the Bank’s Development Prospects Group.

GDH paints two scenarios, based on the speed of convergence between the developed and developing worlds in per capita income levels, and the pace of structural transformations (such as financial development and improvements in institutional quality) in the two groups. Scenario one entails a gradual convergence between the developed and developing world while a much more rapid scenario is envisioned in the second.

The gradual and rapid scenarios predict average world economic growth of 2.6 percent and 3 percent per year, respectively, during the next two decades; the developing world’s growth will average an annual rate of 4.8 percent in the gradual convergence scenario and 5.5 percent in the rapid one.

In both scenarios, developing countries’ employment in services will account for more than 60 percent of their total employment by 2030 and they will account for more than 50 percent of global trade. This shift will occur alongside demographic changes that will increase demand for infrastructural services. Indeed, the report estimates the developing world’s infrastructure financing needs at $14.6 trillion between now and 2030.

The report also points to aging populations in East Asia, Eastern Europe and Central Asia, which will see the largest reductions in saving rates. Demographic change will test the sustainability of public finances and complex policy challenges will arise from efforts to reduce the burden of health care and pensions without imposing severe hardships on the old. In contrast, Sub-Saharan Africa, with its relatively young and rapidly growing population as well as robust economic growth, will be the only region not experiencing a decline in its saving rate.

In absolute terms, however, saving will continue to be dominated by Asia and the Middle East. In the gradual convergence scenario, in 2030, China will save far more than any other developing country — $9 trillion in 2010 dollars — with India a distant second with $1.7 trillion, surpassing the levels of Japan and the United States in the 2020s.

As a result, under the gradual convergence scenario, China will account for 30 percent of global investment in 2030, with Brazil, India and Russia together accounting for another 13 percent. In terms of volumes, investment in the developing world will reach $15 trillion (in 2010 dollars), versus $10 trillion in high-income economies. China and India will account for almost half of all global manufacturing investment.

“GDH clearly highlights the increasing role developing countries will play in the global economy. This is undoubtedly a significant achievement. However, even if wealth will be more evenly distributed across countries, this does not mean that, within countries, everyone will equally benefit,” said Maurizio Bussolo, Lead Economist and lead author of the report.

The report finds that the least educated groups in a country have low or no saving, suggesting an inability to improve their earning capacity and, for the poorest, to escape a poverty trap.

“Policy makers in developing countries have a central role to play in boosting private saving through policies that raise human capital, especially for the poor,” concluded Bussolo.

Regional Highlights:

East Asia and the Pacific will see its saving rate fall and its investment rate will drop by even more, though they will still be high by international standards. Despite these lower rates, the region’s shares of global investment and saving will rise through 2030 due to robust economic growth. The region is experiencing a big demographic dividend, with fewer than 4 non-working age people for every 10 working age people, the lowest dependency ratio in the world. This dividend will end after reaching its peak in 2015. Labor force growth will slow, and by 2040 the region may have one of the highest dependency ratios of all developing regions (with more than 5.5 non-working age people for every 10 working age people). China, a big regional driver, is expected to continue to run substantial current account surpluses, due to large declines in its investment rate as it transitions to a lower level of public involvement in investment.

Eastern Europe and Central Asia is the furthest along in its demographic transition, and will be the only developing region to reach zero population growth by 2030. Aging is expected to moderate economic growth in the region, and also has the potential to bring down the saving rate more than any developing region, apart from East Asia. The region’s saving rate may decline more than its investment rate, in which case countries in the region will have to finance investment by attracting more capital flows. The region will also face significant fiscal pressure from aging. Turkey, for example, would see its public pension spending increase by more than 50 percent by 2030 under the current pension scheme. Several other countries in the region will also face large increases in pension and health care expenditures.

Latin America and the Caribbean, a historically low-saving region, may become the lowest-saving region by 2030. Although demographics will play a positive role, as dependency ratios are projected to fall through 2025, financial market development (which reduces precautionary saving) and a moderation in economic growth will play a counterbalancing role. Similarly, the rising and then falling impact of demography on labor force growth means that the investment rate is expected to rise in the short run, and then gradually fall. However, the relationship between inequality and saving in the region suggests an alternative scenario. As in other regions, poorer households tend to save much less; thus, improvements in earning capacity, rising incomes, and reduced inequality have the potential not only to boost national saving but, more importantly, to break poverty traps perpetuated by low saving by poor households.

The Middle East and North Africa has significant scope for financial market development, which has the potential to sustain investment but also, along with aging, to reduce saving. Thus, current account surpluses may also decline moderately up to 2030, depending on the pace of financial market development. The region is in a relatively early phase of its demographic transition: characterized by a still fast growing population and labor force, but also a rising share of elderly. Changes in household structure may also impact saving patterns, with a transition from intergenerational households and family-based old age support to smaller households and greater reliance on asset income in old age. The region has the lowest use of formal financial institutions for saving by low-income households, and scope for financial markets to play a significantly greater role in household saving.

South Asia will remain one of the highest saving and highest investing regions until 2030. However, with the scope for rapid economic growth and financial development, results for saving, investment, and capital flows will vary significantly: in a scenario of more rapid economic growth and financial market development, high investment rates will be sustained while saving falls significantly, implying large current account deficits. South Asia is a young region, and by about 2035 is likely to have the highest ratio of working- to nonworking-age people of any region in the world. The general shift in investment away from agriculture towards manufacturing and service sectors is likely to be especially pronounced in South Asia, with the region’s share of total investment in manufacturing expected to nearly double, and investment in the service sector to increase by more than 8 percentage points, to over two-thirds of total investment.

Sub-Saharan Africa’s investment rate will be steady due to robust labor force growth. It will be the only region to not see a decrease in its saving rate in a scenario of moderate financial market development, since aging will not be a significant factor. In a scenario of faster growth, poorer African countries will experience deeper financial market development, and foreign investors will become increasingly willing to finance investment in the region. Sub-Saharan Africa is currently the youngest of all regions, with the highest dependency ratio. This ratio will steadily decrease throughout the time horizon of this report and beyond, bringing a long lasting demographic dividend. The region will have the greatest infrastructure investment needs over the next two decades (relative to GDP). At the same time, there will likely be a shift in infrastructure investment financing toward greater participation by the private sector, and substantial increases in private capital inflows, particularly from other developing regions.

Source: WorldBank.org

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Developing countries to dominate global saving and investment, but the poor will not necessarily share the benefits, says report

Posted on 18 May 2013 by Africa Business

STORY HIGHLIGHTS
  • Developing world’s share of global investment to triple by 2030
  • China, India will be developing world’s largest investors
  • Boost to education needed so poor can improve their well-being

In less than a generation, global saving and investment will be dominated by the developing world, says the just-released Global Development Horizons (GDH) report.

By 2030, half the global stock of capital, totaling $158 trillion (in 2010 dollars), will reside in the developing world, compared to less than one-third today, with countries in East Asia and Latin America accounting for the largest shares of this stock, says the report, which explores patterns of investment, saving and capital flows as they are likely to evolve over the next two decades.

Titled ‘Capital for the Future: Saving and Investment in an Interdependent World’, GDH projects developing countries’ share in global investment to triple by 2030 to three-fifths, from one-fifth in 2000.

Productivity catch-up, increasing integration into global markets, sound macroeconomic policies, and improved education and health are helping speed growth and create massive investment opportunities, which, in turn, are spurring a shift in global economic weight to developing countries.

A further boost is being provided by the youth bulge. By 2020, less than 7 years from now, growth in world’s working-age population will be exclusively determined by developing countries. With developing countries on course to add more than 1.4 billion people to their combined population between now and 2030, the full benefit of the demographic dividend has yet to be reaped, particularly in the relatively younger regions of Sub-Saharan Africa and South Asia.

GDH paints two scenarios, based on the speed of convergence between the developed and developing worlds in per capita income levels, and the pace of structural transformations (such as financial development and improvements in institutional quality) in the two groups. Scenario one entails a gradual convergence between the developed and developing world while a much more rapid one is envisioned in the second.

In both scenarios, developing countries’ employment in services will account for more than 60 percent of their total employment by 2030 and they will account for more than 50 percent of global trade. This shift will occur alongside demographic changes that will increase demand for infrastructural services. Indeed, the report estimates the developing world’s infrastructure financing needs at $14.6 trillion between now and 2030.

The report also points to aging populations in East Asia, Eastern Europe and Central Asia, which will see the largest reductions in private saving rates. Demographic change will test the sustainability of public finances and complex policy challenges will arise from efforts to reduce the burden of health care and pensions without imposing severe hardships on the old. In contrast, Sub-Saharan Africa, with its relatively young and rapidly growing population as well as robust economic growth, will be the only region not experiencing a decline in its saving rate.

Open Quotes

Policy makers in developing countries have a central role to play in boosting private saving through policies that raise human capital, especially for the poor. Close Quotes

Maurizio Bussolo
Lead Author, Global Development Horizons 2013

In absolute terms, however, saving will continue to be dominated by Asia and the Middle East. In the gradual convergence scenario, in 2030, China will save far more than any other developing country — $9 trillion in 2010 dollars — with India a distant second with $1.7 trillion, surpassing the levels of Japan and the United States in the 2020s.

As a result, under the gradual convergence scenario, China will account for 30 percent of global investment in 2030, with Brazil, India and Russia together accounting for another 13 percent. In terms of volumes, investment in the developing world will reach $15 trillion (in 2010 dollars), versus $10 trillion in high-income economies. Again, China and India will be the largest investors among developing countries, with the two countries combined representing 38 percent of the global gross investment in 2030, and they will account for almost half of all global manufacturing investment.

“GDH clearly highlights the increasing role developing countries will play in the global economy. This is undoubtedly a significant achievement. However, even if wealth will be more evenly distributed across countries, this does not mean that, within countries, everyone will equally benefit,” said Maurizio Bussolo, Lead Economist and lead author of the report.

The report finds that the least educated groups in a country have low or no saving, suggesting an inability to improve their earning capacity and, for the poorest, to escape a poverty trap.

“Policy makers in developing countries have a central role to play in boosting private saving through policies that raise human capital, especially for the poor,” concluded Bussolo.

Regional Highlights:

East Asia and the Pacific will see its saving rate fall and its investment rate will drop by even more, though they will still be high by international standards. Despite these lower rates, the region’s shares of global investment and saving will rise through 2030 due to robust economic growth. The region is experiencing a big demographic dividend, with fewer than 4 non-working age people for every 10 working age people, the lowest dependency ratio in the world. This dividend will end after reaching its peak in 2015. Labor force growth will slow, and by 2040 the region may have one of the highest dependency ratios of all developing regions (with more than 5.5 non-working age people for every 10 working age people). China, a big regional driver, is expected to continue to run substantial current account surpluses, due to large declines in its investment rate as it transitions to a lower level of public involvement in investment.

Eastern Europe and Central Asia is the furthest along in its demographic transition, and will be the only developing region to reach zero population growth by 2030. Aging is expected to moderate economic growth in the region, and also has the potential to bring down the saving rate more than any developing region, apart from East Asia. The region’s saving rate may decline more than its investment rate, in which case countries in the region will have to finance investment by attracting more capital flows. The region will also face significant fiscal pressure from aging. Turkey, for example, would see its public pension spending increase by more than 50 percent by 2030 under the current pension scheme. Several other countries in the region will also face large increases in pension and health care expenditures.

Latin America and the Caribbean, a historically low-saving region, may become the lowest-saving region by 2030. Although demographics will play a positive role, as dependency ratios are projected to fall through 2025, financial market development (which reduces precautionary saving) and a moderation in economic growth will play a counterbalancing role. Similarly, the rising and then falling impact of demography on labor force growth means that the investment rate is expected to rise in the short run, and then gradually fall. However, the relationship between inequality and saving in the region suggests an alternative scenario. As in other regions, poorer households tend to save much less; thus, improvements in earning capacity, rising incomes, and reduced inequality have the potential not only to boost national saving but, more importantly, to break poverty traps perpetuated by low saving by poor households.

The Middle East and North Africa has significant scope for financial market development, which has the potential to sustain investment but also, along with aging, to reduce saving. Thus, current account surpluses may also decline moderately up to 2030, depending on the pace of financial market development. The region is in a relatively early phase of its demographic transition: characterized by a still fast growing population and labor force, but also a rising share of elderly. Changes in household structure may also impact saving patterns, with a transition from intergenerational households and family-based old age support to smaller households and greater reliance on asset income in old age. The region has the lowest use of formal financial institutions for saving by low-income households, and scope for financial markets to play a significantly greater role in household saving.

South Asia will remain one of the highest saving and highest investing regions until 2030. However, with the scope for rapid economic growth and financial development, results for saving, investment, and capital flows will vary significantly: in a scenario of more rapid economic growth and financial market development, high investment rates will be sustained while saving falls significantly, implying large current account deficits. South Asia is a young region, and by about 2035 is likely to have the highest ratio of working- to nonworking-age people of any region in the world. The general shift in investment away from agriculture towards manufacturing and service sectors is likely to be especially pronounced in South Asia, with the region’s share of total investment in manufacturing expected to nearly double, and investment in the service sector to increase by more than 8 percentage points, to over two-thirds of total investment.

Sub-Saharan Africa’s investment rate will be steady due to robust labor force growth. It will be the only region to not see a decrease in its saving rate in a scenario of moderate financial market development, since aging will not be a significant factor. In a scenario of faster growth, poorer African countries will experience deeper financial market development, and foreign investors will become increasingly willing to finance investment in the region. Sub-Saharan Africa is currently the youngest of all regions, with the highest dependency ratio. This ratio will steadily decrease throughout the time horizon of this report and beyond, bringing a long lasting demographic dividend. The region will have the greatest infrastructure investment needs over the next two decades (relative to GDP). At the same time, there will likely be a shift in infrastructure investment financing toward greater participation by the private sector, and substantial increases in private capital inflows, particularly from other developing regions.

 

Source: WorldBank.org

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Satellite ultra-broadband in Europe & Africa

Posted on 15 May 2013 by Africa Business

NEW YORK, May 15, 2013 /PRNewswire/ — Reportlinker.com announces that a new market research report is available in its catalogue:

Satellite ultra-broadband in Europe & Africa

http://www.reportlinker.com/p01029508/Satellite-ultra-broadband-in-Europe–Africa.html#utm_source=prnewswire&utm_medium=pr&utm_campaign=Broadband

In this report, IDATE identifies the latest developments and major trends in the broadband and ultra-fast broadband markets. After a detailed analysis of the various terrestrial networks and their coverage, it examines satellite technology and the opportunities for positioning it as a complementary service to terrestrial networks to reduce the digital divides that currently exist in Europe and Africa.

Region: Europe: Austria, Belgium, Denmark, Finland, France, Germany, Greece, Ireland, Italy, Netherlands, Norway, Portugal, Spain, Sweden, Switzerland, United Kingdom, Eastern Europe, Bulgaria, Czech Republic, Estonia, Hungary, Latvia, Lithuania, Poland, Romania, Slovakia, Slovenia, TurkeyAfrica: Algeria, Angola, Benin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroon, Central African Rep., Chad, Congo, Dem. Rep., Congo, Rep., Côte d’Ivoire, Djibouti, Egypt, Equatorial Guinea, Eriteria, Ethiopia, Gabon, Gambia, Ghana, Guinea, Guinea Bissau, Kenya, Lesotho, Liberia, Libya, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritania, Mauritius, Morocco, Mozambique, Namibia, Niger, Nigeria, Senegal, Sierra Leone, Somalia, South Africa, Sudan, Tanzania, Togo, Tunisia, Uganda, Zambia, Zimbabwe.

Contents • Part 1

Recalling the objectives of the Digital Agenda

• Part 2

Status of broadband market in Europe

• Part 3

Status of ultra-broadband market in Europe

• Part 4

Status of satellite broadband market in Europe

• Part 5

Satellite operator strategies

• Part 6

IDATE’s assessment and market forecasts up to 2017

• Part 7

Introduction to Africa

• Part 8

Status of broadband market in Africa

• Part 9

Satellite operator strategies

• Part 10

IDATE’s assessment and market forecasts up to 2017

• In this report, IDATE identifies the latest developments and major trends in the broadband and ultra-fast broadband markets.

• After a detailed analysis of the various terrestrial networks and their coverage, it examines satellite technology and the opportunities for positioning it as a complementary service to terrestrial networks to reduce the digital divides that currently exist in Europe and Africa.

Recalling the objectives of the Digital Agenda 9• Digital Agenda objectives are being met for basic broadband 10• Objectives of national plans diverging from Digital Agenda for ultra-broadband 112. Status of broadband market in Europe 12• DSL network coverage is improving 13• Rural coverage still needs to progress 14• As a consequence of the DAE, bitrates are improving fast 15• Competition from mobile networks gathers pace 163. Status of ultra-broadband market in Europe 17• Migration to ultra-fast broadband continues on the fixed market… 18• Adoption among households remains low 19• LTE is now launched in most European countries 20• Mobile operators are now tackling the residential fixed market 21• Towards the era of the Gbps 224. Status of satellite broadband market in Europe 23• Some

Figures

on satellite broadband consumers 24• Satellite access solutions are highly competitive 25• Satellite access solutions are tailored to tackle under-served terrestrial markets 26• Full satellite triple-play packages can be proposed 27• 5. Satellite operator strategies in Europe 28• Eutelsat 29• SES 31• Avanti 33• 6. IDATE’s assessment and market forecasts for Europe 34• 7. Introduction to Africa 36• A market with several barriers to entry 37• The fast deployment of submarine cables is a game changer 38• On land, fibre backbone networks are also being deployed 39• Impact of fibre deployment on satellite bandwidth princing 40• 8. Status of broadband market in Africa 41• Africa has less than 5% of world users 42• Fixed broadband prices are unsustainable 43• Mobile telephony is becoming the entry point for Internet access 44• Mobile broadband is progressing rapidly 45• Mobile broadband pricing is decreasing 46• 9. Satellite operator strategies in Africa 47• YahSat 48• SES and Eutelsat 49• 10. IDATE’s assessement and market forecasts for Africa 50• IDATE’s assessement and market forecats up to 2017 51• Who are we? 52

Figures

• Figure 1: Fixed broadband penetration in Europe 10• Figure 2: Digital agenda objectives 11• Figure 3: Total DSL network coverage in Europe, end-2011 (% of population) 13• Figure 4: Rural DSL network coverage in Europe, end-2011 (% of population) 14• Figure 5: Fixed broadband lines by speed, 2008-2012 15• Figure 6: Fixed broadband lines by speed, January 2012 15• Figure 7: Total HSPA coverage in Europe, end of 2011 16• Figure 8: Rural HSPA coverage in Europe, end of 2011 16• Figure 9: FTTx network coverage, end-2011 18• Figure 10: FTTH/B adoption, YE 2012 19• Figure 11: Other FTTx technologies adoption, YE 2012 19• Figure 12: Timetable for LTE spectrum in Western Europe 20• Figure 13: Evolution of LTE coverage in Portugal following use of the 800 MHz band 20• Figure 14: HomeFusion service offered by Verizon Wireless 21• Figure 15: LTE service for homes offered by TeliaSonera 21• Figure 16: Evolution of fixed broadband technologies up to 2030 22• Figure 17: LTE-Advanced performance 22• Figure 18: Bandwidth consumption, per subscriber 24• Figure 19: Bandwidth consumption, by application 24• Figure 20: Evolution of satellite broadband offering for basic package 25• Figure 21 : Price change of a broadband satellite reception terminal 25• Figure 22: Positioning of some satellite broadband offerings in France(as of February 2013) 26• Figure 23: In the USA, ViaSat and Hughes tackle 26• Figure 24: Dishnet satellite triple-play packages being offered by Dish (based on HughesNet Gen4 service) in the USA 27• Figure 25: Satellite broadband terminal proposed by Eutelsat with TV reception capability 27• Figure 26: Ka-Sat coverage 29• Figure 27: Selected packages based on Ka-Sat 29• Figure 28: Evolution of Tooway subscriber base 30• Figure 29: Evolution of Tooway download speeds 30• Figure 30: Hybrid vision of SES 31• Figure 31: Broadband for communities (launched in 2011) 31• Figure 32: Evolution of ASTRA2Connect subscribers 32• Figure 33: Evolution of ASTRA2Connect download speeds 32• Figure 34: Avanti coverage in Europe (Hylas-1 satellite) 33• Figure 35: Satellite broadband packages distributed by irish distributor, Qsat (downlink speeds from 4 to 10 Mbps) 33• Figure 36: Forecast of residential subscriptions to a two-way ultrabroadband satellite solution in Europe, 2013-2017 35• Figure 37: Literacy rates in Africa 37• Figure 38: PC penetration in Africa 37• Figure 39: Evolution of submarine cable deployments in Africa 38• Figure 40: Map of terrestrial fibre backbones in Africa, YE 2012 39• Figure 41: E1 pricing for a selection of African countries, 2012 39• Figure 42: Excerpt from Seacom commercial brochure 40• Figure 43: Average evolution of bandwidth prices over 2009-2012 40• Figure 44: Fixed broadband access penetration in Africa, end 2012 42• Figure 45: Fixed broadband penetration compared with literacy rate 42• Figure 46: Price of fixed broadband subscriptions based on per capita GDP 43• Figure 47: African mobile penetration, as of YE 2012 44• Figure 48: Top 5 African mobile markets, at YE 2012 44• Figure 49: Status of 3G, as of February 2013 45• Figure 50: Top 5 African 3G markets, at YE 2012 45• Figure 51: Monthly broadband basket, YE 2011 46• Figure 52: YahClick coverage 48• Figure 53: Eutelsat IP Easy coverage 49• Figure 54: Satellite broadband packages being offered as of year-end 2012 by Get2Net (SES ASTRA2Connect) 49• Figure 55: Forecast of residential subscriptions to a two-way ultrabroadband satellite solution in Africa, 2013-2017 51• Table 1: Basic coverage national objectives, in selected countries 10• Table 2: Objectives of national broadband plans, in selected countries 11• Table 3: Electrification rates in Africa 37• Table 4: Selection of mobile broadband basket (prepaid handsetbased), YE 2011 46• Table 5: Array of speeds offered by Vox Telecom in South Africa and Coolink in Nigeria (as of February 2013) 488

To order this report:Broadband Industry: Satellite ultra-broadband in Europe & Africa

Contact Clare: clare@reportlinker.com
US:(339) 368 6001
Intl:+1 339 368 6001

 

SOURCE Reportlinker

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“African countries are increasingly focused on the potential renewable energy offers to their economies.”

Posted on 09 May 2013 by Africa Business

Exclusive interview with Dr. Nawal Al-Hosany, Director of Zayed Future Energy Prize, gold sponsors at the upcoming Clean Power Africa.



1) Can you give us some background on the Zayed Future Energy Prize?

The annual US$4 Zayed Future Energy Prize embodies the vision of the late founding father of the UAE, Sheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan who laid the foundation for environmental, economic and social sustainability of the UAE. An annual award, the Prize is managed by Masdar, on behalf of the Abu Dhabi government and seeks to award achievements and innovation in the fields of renewable energy and sustainability, as well as to educate and inspire future generations.

The prize recognises individuals, companies and schools making a significant impact in the fields of renewable energy and sustainability. For more information on the prize, please visit www.ZayedFutureEnergyPrize.com

2) What are you most excited about currently in terms of Zayed Future Energy Prize projects?

The annual US$4 million Zayed Future Energy Prize is fast creating that much needed ripple effect around the world, from China to Mexico and from Germany to Tanzania. Over the past five years, the Prize has continued to award and reward the innovators of our time and we are excited about the impact of the Prize and how it is enabling the world to address our collective future energy challenges.

3) What opportunities do you see in Africa?
African countries are increasingly focused on the potential renewable energy offers to their economies. Egypt, Ghana, Madagascar and South Africa respectively have set ambitious renewable energy targets of 20%, 10%, 75% and 13% of national electricity production by 2020. Africa’s hydropower potential is estimated at around 1,750 TWh and its geothermal energy potential is estimated at 9,000 MW. Over 80% of the continent receives about 2,000 kWH per square metre of solar resources per annum.


Africa represents an important constituency for the Prize. Although some 90% of sub-Saharan Africans living in rural areas lack access to electricity, the continent is blessed with extensive renewable resources. We want to encourage governments, businesses, and civil society to spur economic growth and job creation through renewable energy targets.

4) What do you think are the biggest challenges to the South African / African energy market?

Africa’s population is expected to double by 2050, with a seven-fold increase in GDP if current trends are maintained. In order to provide universal access to electricity and sustain these growth rates, total energy production must double by 2030 from current levels, according to a recent report published by the International Renewable Energy Agency (IRENA). Electricity still remains the only sure route to economic growth.

While some 99% of North Africans have access to electricity, only 77% of people in South Africa do. This figure drops to 29% for sub-Saharan populations outside South Africa, according to IRENA.

5) What surprises you about this industry?
Zayed Future Energy Prize has been more delighted than surprised at the submissions and nominations increase of approximately 300 percent over the past five years and we see it as recognition of the value of the Prize.

Our previous winners have collectively reduced the plight of 140,000 displaced persons, provided hundreds of thousands of jobs and provided clean water and electricity to over 8 million people in villages and rural parts of Africa and Asia.

We encourage companies, individuals and schools from across the world to join us in solving the energy challenge and participate by submitting their applications before August 5.

6) Why did you decide to sponsor at Clean Power Africa?
Zayed Future Energy Prize is sponsoring African Utility Week and Clean Power Africa in Cape Town because Africa represents an important constituency for the Prize. I am delivering a presentation on the Zayed Future Energy Prize and will be emphasizing the benefits renewable energy can bring to African countries looking to sustain and broaden economic growth.

7) What will be the main message for the event delegate and visitor?

The Zayed Future Energy Prize will be emphasizing the benefits of renewable energy and what it can bring to African countries looking to sustain and broaden economic growth. The Prize administration will also, naturally, encourage companies, schools and individuals from Africa to submit for the Prize.

8 ) Point to ponder

The time is right for massive investment in renewable energy across the African continent. Renewable energy technologies represented the most cost-effective solution for remote, off-grid areas and for extending electrification grids. Costs of solar photovoltaic have fallen by over 80% over the last two years to less than one US dollar per watt, with further price drops expected.

Renewable energy brings multiple benefits, including increased energy security, job creation, rural development and technological development.

We should not forget that access to energy is particularly important for women, who have traditionally borne the burden of fetching water and cooking over open fires, with attendant respiratory health impacts and fire hazards associated with dirty fuels. The daily lives of these women and their families, is made immeasurably better if they can access clean energy for household needs. These are compelling benefits. I call upon leaders in renewable energy and sustainability in Africa to step forward for nomination this year as the benefits of renewable energy cannot be ignored.

About the Zayed Future Energy Prize: The Zayed Future Energy Prize embodies the vision of the late founding father of the UAE, Sheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan who laid the foundation for renewable energy and sustainability as part of his legacy in sustainable development in the UAE. An annual award, the Prize is managed by Masdar, on behalf of the Abu Dhabi government and seeks to award achievements and innovation in the fields of renewable energy and sustainability, as well as to educate and inspire future generations.

For more information on the prize, please visit www.ZayedFutureEnergyPrize.com or email Serene Serhan at sserhan@masdar.ae

More information can be found on http://www.facebook.com/TZFEP or Twitter: http://twitter.com/zfep

· YouTube video about last year’s winners: http://www.youtube.com/watch?v=Mwf2VxivHY4

· Frequently asked questions (FAQ): https://www.zayedfutureenergyprize.com/en/application-process/faq/

· A brochure with further details is available at: https://www.zayedfutureenergyprize.com/resources/media/9185ZFEPHighSchoolFlyerFINAL.pdf

Submission process video tutorial: https://www.zayedfutureenergyprize.com/en/application-process/submission-process-video-tutorial/

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Time for “Dark Continent” to invest in renewable energy

Posted on 09 May 2013 by Africa Business

By Dr Nawal Al-Hosany

Dr Al-Hosany is director of the Zayed Future Energy Prize and the Director of Sustainability at Masdar

In her role as the Director of Sustainability at Masdar; Dr Nawal Al-Hosany leads a team responsible for developing Masdar’s sustainability standards and policies. She is also mandated to oversee the processes of sustainability auditing, monitoring and reporting.

In 2011, Dr Al-Hosany further assumed the post of Director of the Zayed Future Energy Prize; where she oversees the implementation of the objectives, mandate and strategic direction of the prize.

Dr-Al Hosany is a board member of Masdar Investment LLC and of the Emirates Authority for Standardization and Meteorology. She is also an Adjunct Professor at the Masdar Institute of Science and Technology.

In her commitment to remain at the forefront of the social science and sustainable development landscape, she has participated in numerous continuing professional development courses and continually seeks opportunities to stay updated on latest project management methods, as well as leadership, planning and decision-support mechanisms.

Dr Al-Hosany has been published globally in international journals and newspapers, including the International Journal of Management of Environmental Quality, Renewable and Sustainable Energy Reviews, Renewable Energy, and International Journal of Renewable Energy Engineering.

Throughout her career, Dr Al-Hosany has been an active member of various boards in the UAE and around the world including the Advisory Panel for the Momentum for Change initiative of the UNFCCC, the Troika Plus of Women Leaders on Gender and Climate Change; the Climate Justice Dialogue Advisory Committee (an initiative of the World Research Foundation), and the Energy Efficiency Global Forum.

Dr Al-Hosany has also served as Sherpa to the UN Secretary General High Level Group for ‘The Sustainable Energy For all’ initiative for its Principle; HE Dr Sultan Ahmed Al Jaber, Chief Executive Officer of Masdar.

In 2011, Abu Dhabi Magazine cited Dr.Al-Hosany as one of the 40 most influential Emiratis who have helped shape the emirate. She has also received several medals and accolades for her professional achievements, including a Chevening Fellowship from the British Foreign and Commonwealth Office and the Emirates Business Women Award in the Professional and Career Achievements category.

Prior to assuming her current roles, Dr Al-Hosany held senior leadership positions with the General Headquarters of the Abu Dhabi Police, including Head of Design and Studies in the Engineering Department. In 2007, she became the first-ever female Deputy Director in the Abu Dhabi Police.

Dr Al-Hosany graduated from the Faculty of Engineering at the UAE University and obtained her PhD from Newcastle University in the UK. She is also credited as one of the first two Emirati women to climb Mt. Kilimanjaro, the highest free-standing mountain in the world at 5,895 meters above sea level.

 

About the Zayed Future Energy Prize: The Zayed Future Energy Prize embodies the vision of the late founding father of the UAE, Sheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan who laid the foundation for renewable energy and sustainability as part of his legacy in sustainable development in the UAE. An annual award, the Prize is managed by Masdar, on behalf of the Abu Dhabi government and seeks to award achievements and innovation in the fields of renewable energy and sustainability, as well as to educate and inspire future generations.


Most of us are familiar with the satellite image of the world at night, showing Europe and parts of Asia ablaze with light. But despite its enormous size, larger than both China and the United States combined, Africa remains dark, with only a few pinpricks of light here and there.

Africa’s economies have shrugged off a global slowdown to record average growth of almost five percent. After ten years of high growth, 22 out of 48 countries have officially achieved middle-income status, defined by the World Bank as having per-capita income in excess of US$1 000. The combined population of these countries is 400 million people. Another ten states, representing 200 million people, could reach this landmark by 2025, the World Bank said. Africa’s population is expected to double by 2050, with a seven-fold increase in GDP if current trends are maintained. In order to provide universal access to electricity and sustain these growth rates, total energy production must double by 2030 from current levels, according to a recent report published by the International Renewable Energy Agency (IRENA). Electricity still remains the only sure route to economic growth.

While some 99% of north Africans have access to electricity, only 77% of people in South Africa do. This figure drops to 29% for sub-Saharan populations outside South Africa, according to IRENA.

Like many other observers, including myself, IRENA believes the time is right for massive investment in renewable energy across the continent. “Africa has the opportunity to leapfrog to modern renewable energy,” IRENA said, noting that renewable energy technologies represented the most cost-effective solution for remote, off-grid areas and for extending electrification grids. Costs of solar photovoltaic have fallen by over 80% over the last two years to less than one US dollar per watt, with further price drops expected.

Renewable energy brings multiple benefits, including increased energy security, job creation, rural development and technological development. Finally, we should not forget that access to energy is particularly important for women, who have traditionally borne the burden of fetching water and cooking over open fires, with attendant respiratory health impacts and fire hazards associated with dirty fuels. The daily lives of these women, and their families, is made immeasurably better if they can access clean energy for household needs.

These are compelling benefits. In my work with the Zayed Future Energy Prize, which recognises and rewards leadership in five categories, I have been privileged to interact with renewable energy pioneers on several continents. Their creativity, persistence and leadership has led to their discovery of innovative solutions tailored for local conditions in business, non-profit and education. Interest has grown steadily over the past five years, with a record 579 nominations received from 88 countries last year – a 36% increase. I call upon leaders in renewable energy and sustainability in Africa to step forward for nomination this year, as with their help, we can finally put to rest the cliché of the dark continent.

For more information on the prize, please visit www.ZayedFutureEnergyPrize.com or email Serene Serhan at sserhan@masdar.ae


· YouTube video about last year’s winners: http://www.youtube.com/watch?v=Mwf2VxivHY4

· Frequently asked questions (FAQ): https://www.zayedfutureenergyprize.com/en/application-process/faq/

· A brochure with further details is available at: https://www.zayedfutureenergyprize.com/resources/media/9185ZFEPHighSchoolFlyerFINAL.pdf

· Submission process video tutorial: https://www.zayedfutureenergyprize.com/en/application-process/submission-process-video-tutorial/

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Photo: Advisory Board Meeting of the Sustainable Energy for All Initiative’s Africa Hub

Posted on 23 April 2013 by Africa Business

41 African countries have joined the Initiative

WASHINGTON, April 23, 2013/African Press Organization (APO)/ During the first Advisory Board Meeting of the Sustainable Energy for All (SE4ALL) Initiative, Donald Kaberuka, President of the African Development Bank (AfDB) (http://www.afdb.org), announced that the AfDB will host the SE4ALL Africa Hub in cooperation with its African partner institutions: the African Union Commission and the NEPAD Planning and Coordination Agency, and with the support of United Nations Development Program (UNDP). The Hub will be part of the global implementation structure of SE4All.

Donald Kaberuka

 

The SE4ALL Initiative has three main goals to be reached by 2030: (1) to ensure universal access to modern energy services, in particular access to electricity services and to clean cooking solutions; (2) to double the global rate of improvement in energy efficiency; and (3) to double the share of renewable energy in the global energy mix. The initiative has gained substantial political momentum with the UN General Assembly having declared in December 2012 a decade of Sustainable Energy for All. The Initiative is also at the forefront of advocating the inclusion of energy in the post-2015 process in view of the enabling role of energy for sectors such as health, agriculture, water, education, and women’s rights. To date, some 41 African countries have joined the Initiative.


The AfDB’s President whilst addressing fellow Advisory Board members insisted on the importance of the role of the Initiative on the continent: “In order to maintain the momentum in Africa, we need now to shift decisively to concrete actions on the ground, we need to communicate clearly the Initiative’s value proposition and quickly demonstrate with concrete success stories that SE4All is not just another initiative, but truly a game changer for Africa. The Africa Hub is ready to play a key role in facilitating coordination amongst stakeholders and to realize synergies and avoid overlap”. The Hub will be officially launched during the AfDB’s Annual Meetings on May 31 in Marrakesh.

Since the launch of the Initiative, the AfDB has been actively engaged: The African Development Bank will host the SE4All Africa Hub to coordinate and facilitate the development and implementation of the Initiative on the African continent. The Hub will work closely with the Bank’s Sustainable Energy Fund for Africa (SEFA), which aims to unlock private sector driven initiatives/investments that promote sustainable energy access, in resource mobilization and in financing the upstream activities linked to SE4All. During Rio+20, the Bank announced its commitment to SE4All: Investments of at least US $1 billion per annum in energy projects addressing one or more of the SE4All objectives until 2030 and thus participating to the structural transformation of the continent.

 

SOURCE

African Development Bank (AfDB)

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Volvo Bus Maroc compte apporter sa contribution dans la conception de “villes intelligentes” et “villes vertes” au Maroc

Posted on 15 April 2013 by Africa Business

Volvo Bus Maroc présente le BRT (VF)-1 (MS Word)

Volvo Bus à le privilège de présenter le concept du BRT « Bus Rapid Transit », une des solutions de transport urbain les plus préconisées dans le cadre de conception de « Villes Vertes ».

La division Bus de Volvo Maroc, a pris part à la “SymbioCity Conference[1]” (journées maroco-suédoises pour les villes intelligentes » organisée le 11 Avril 2013 à Rabat par la Chambre Suédoise du Commerce et de l’Investissement, en collaboration avec l’Ambassade de Suède, le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville, le Ministère de l’Equipement et du Transport, ainsi que le Ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies. Associé à la réflexion sur l’empreinte écologique des villes marocaines et des urgences environnementales, Volvo Bus Maroc a saisi cette occasion pour présenter le concept BRT, un des modes de transports collectifs modernes et écologiques les plus recommandés pour la mobilité urbaine.

Décongestionner les grandes villes du Royaume, fluidifier le trafic, assainir et renforcer la qualité de l’air tout en gardant un niveau maximal de sécurité et de respect de l’environnement : tels sont les défis d’aujourd’hui et futures du Maroc.

La croissance démographique accentue l’empreinte carbone humaine sur les villes, qui, en proie à différentes exodes (rurales et autres venant d’agglomérations diverses), souffrent d’une densité de plus en plus concentrée, menant à une morphologie difficilement maitrisée, voire anarchique de la ville.

Dans ce contexte, la question qui nous interpelle est celle liée à la mobilité urbaine, existante et future, trouvant toute sa logique dans un schéma directeur d’une ville en constante prolifération tant verticale qu’horizontale.

Il est à signaler aussi que le marché de l’automobile marocain dépasse les 120.000 unités par an, qui viennent en plus dans une mobilité déjà morose et qui doit calculée dans le future dans une vision et une dimension urbanistique planifiée. « il s’agira donc d’optimiser une Equation à plusieurs variables, mettant en interaction tous les partenaires liés à la mobilité urbaine, dans le cadre d’une vision globale, prenant en compte la vitesse de croissance démographique et géographique de la ville mais aussi l’appel de mobilité pour une qualité d’environnement et de vie meilleures aux usagers »

prévient M. Abderrafai El Azzouzi, Directeur Général de Volvo Bus Maroc.

«SymbioCity Conference »  pour des solutions urgentes à une problématique planétaire.

Si les sociétés humaines sont restées rurales pendant des millénaires, la tendance se renverse à un rythme accéléré. Près de la moitié de la population mondiale vit actuellement en ville : 80 % dans les pays industrialisés, 40 % en moyenne au Sud. Le Sud compte 3,5 milliards d’urbains et 5 milliards sont prévus d’ici 2025. En 2025, 40 villes (dont 35 dans les “pays du Sud”) devraient compter plus de 10 millions d’habitants et rassembler 65% de la population mondiale (contre 50% aujourd’hui), avec 1,5 milliard de personnes vivant dans des “bidonvilles”.

En 2030 le taux d’urbanisation mondial devrait dépasser les 60 %. En Afrique et en Asie, chaque semaine, la population urbaine augmente de 1 million de personnes, soit plus de 50 millions par an.

Pour redresser la situation, la «SymbioCity Conference »  se propose de réfléchir pour apporter  des solutions urgentes à une problématique planétaire.

Pour une « politique prioritaire de développement urbain durable»

Le Maroc est aujourd’hui résolument engagé dans une politique de développement urbain durable, laquelle s’articule autour de la maitrise de l’urbanisation et le développement du concept de ¨Villes Vertes¨. Il s’agit donc de revoir la politique nationale de la ville : «Pour assurer la survie de nos villes, plusieurs défis sont à relever : mettre en place des solutions de transport afin de fluidifier le trafic, assainir et mettre à niveau la qualité du transport en commun tout en respectant et préservant l’environnement» développe Abderrafai El Azzouzi. « Deux expériences suédoises sur le plan écologique avec les Villes Vertes de Växjö qui a réduit de près d’un quart ses émissions de dioxyde de carbone par habitant et Stockholm, désignée en 2010 première Capitale Verte européenne, sont les fruits d’une politique urbaine ¨écologique¨ qui fait figure de modèle international. Les modes de transports utilisés par ces villes ont été déterminants dans la réussite de leur challenge», souligne Abderrafai El Azzouzi, non sans rappeler que «77 % des Stockholmois prennent les transports publics ». En effet, soutient Abderrafai El Azzouzi « les best-practices sont à implémenter sur le Maroc dont la politique urbaine se doit d’intégrer la notion de «Green Value». «L’une des solutions, c’est d’aller vers la fin du tout-automobile dans les centres villes et de développer des modes de transports collectifs modernes et écologiques comme le BRT», ajoute M. El Azzouzi.

Le BRT : Une des meilleures solutions pour la mobilité urbaine

Volvo est leader mondial dans ce système de transport et à largement contribué à son développement dans des métropoles comme : Bogota, Curitiba, Sao Paulo, Mexico, …

Le BRT est une solution de transport qui nécessite un investissement bien moins lourd que la construction d’une ligne ferrée et offre des possibilités de réaménagement plus souples. Il constituerait une solution parfaite pour résoudre la double problématique de transport et de pollution que rencontre le Maroc. Adaptable au plan des villes traditionnelles et facilement envisageable dans les programmes de nouvelles villes ou ¨Villes Vertes ¨, le concept du BRT est facile à mettre en place et peut parfaitement cohabiter avec les autres moyens de transports. Il peut emprunter les routes traditionnelles tout en développant des lignes express.

Solution de transport de masse, le BRT est confortable pour les usagers, ergonomique pour le conducteur et intelligent, parce que doté d’équipements à la pointe des dernières technologies (système totalement informatisé). Volvo a par ailleurs développé le système ITS4mobility qui intègre des fonctionnalités de sécurité et d’optimisation de gestion pour accompagner les opérateurs.

Répondant aux normes de Qualité, Sécurité et Respect de l’Environnement, le BRT est conçu pour un temps de trajet économique et une vitesse commerciale relativement élevée (plus ou moins 20 km/h) sachant qu’aujourd’hui des villes comme Rabat et Casablanca en font aujourd’hui 7 à 8 km/h.

Le BRT est profitable à l’opérateur, régulier et bénéfique aux usagers. De ce fait, il garantit une amplitude horaire étendue, un pré-ticketing et un accès plain-pied (facilité dans la montée et la descente) pour les personnes à mobilité réduite.

Ce nouveau système de transport permet ainsi de minimiser l’utilisation des voitures et d’optimiser les ressources et ce, en réduisant la circulation automobile et donc l’émission de gaz à effet de serre. Il fluidifie également les circulations urbaines pour réaliser des gains de temps et diminuer les risques d’accidents.

Volvo Bus Corporation, premier fournisseur mondial de solution BRT

Depuis plus d’un quart de siècle, Volvo s’est employé à développer le concept du BRT, accomplissant de brillantes avancées notamment sur la motorisation diesel, la réduction de la consommation de carburant, l’utilisation d’énergies alternatives ou de solutions hybrides…

Volvo Bus Corporation est aujourd’hui le premier fournisseur mondial de solution BRT. Son expérience en matière de solutions de transports urbains est reconnue à travers le Monde où il occupe 80% du marché. Les solutions de transports urbains de Volvo Bus Corporation sont utilisées dans les plus grandes villes du Monde : Curitiba, Manaus et Sao Polo au Brésil, Mexico City et Léon au Mexique, Bogota en Colombie, Santiago au Chili, Göteborg en Suède…

La solution de transport présentée par Volvo Bus Corporation est en phase avec les orientations des politiques du Royaume en matière d’aménagement urbain et de sécurité routière. En outre, le Concept BRT de Volvo pourrait être facilement intégré dans les nouveaux plans de réaménagement urbains des villes traditionnelles ou dans les projets de ¨Nouvelles Villes Vertes¨ initiés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

[1] Union internationale de villes et cités, créée dans le but de partager des expériences et de trouver ensemble des solutions en matière de développement durable pour un environnement urbain sain et vivable.


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QNBN: The arrival of fibre-optic broadband will change people’s lives dramatically

Posted on 02 April 2013 by Africa Business

Ahmed Al-Sulaiti, CTO, Qatar National Broadband Network (Qnbn), Qatar is delivering a keynote address on Day Two of Broadband MEA 2013, taking place on the 19th-20th March 2013 at the JW Marriott Marquis Hotel, Dubai, UAE. Ahead of the show we speak to him about why faster speeds are so important and how Qnbn copes with the demands on its network.

What major developments have there been within the broadband industry in your region over the past year?

Qatar has witnessed important developments at regulatory and business levels in the past two years with regard to its broadband industry and fiber optics infrastructure. At the regulatory level, in 2011 Qatar’s government established the Qatar National Broadband Network Company (Qnbn) with a mandate to accelerate the rollout of a nationwide, open, and accessible high-speed broadband Fibre to the Home (FTTH) network.

Qnbn focuses solely on the deployment of a passive network infrastructure, efficiently leveraging existing and new infrastructure in Qatar. This government-led initiative was developed in consultation with existing network operators, Qtel and Vodafone, and was meant to support the development of their broadband service offerings to government, enterprises, and consumers. The government support ensures rapid deployment and seamless access in a competitive market environment.

In August 2012 Qnbn received a 25-year license to provide Qatar with fibre-optic broadband throughout the country, thus it has been officially endorsed as the fibre-optic broadband infrastructure provider for Qatar. The license will see Qnbn offering wholesale broadband fibre optics infrastructure services to licensed network service providers and operators.

At the business and commercial level, the commercial needs of the market formed the basis for the network design. The shift to fibre ensures high speeds and high bandwidth capacities to meet the increasing needs of the end users. The affordable wholesale prices will cascade all the way down to consumers so they are offered a much improved and more effective fibre optic broadband service to empower their lives.

Are there enough applications and or business services out there to the drive adoption of faster speeds and is it up to the operators to get involved?

Qnbn foresees a huge growth in the need for such services as major mega-projects come on stream in Qatar like Doha New International Airport, Doha New Port and the new Railway Network that will connect Lusail City with the rest of Doha. There’s also the building of some 130 hotels in anticipation for greater demand for hospitality at the World Cup in 2022.  So there are always new applications and business services in the pipeline. However, there has always been a gap in speeds or bandwidth to meet the requirements of these applications. The ITS (Intelligent Transportation System), economic, medical and educational applications all require greater data transport ability. Although the active layer handles the actual download speeds and transaction numbers, there is a noticeable difference between now and the last 4-5 years in the use of said applications and the output we experience as the end users.

A recent report in the UK showed that most consumers favour investing in wider national coverage over increasing speeds to existing well-served areas. What’s your view on this?

The UK is a completely different paradigm to the Qatar market. In the UK there are multiple transport providers servicing varied requirements and the competition mix is different. In Qatar, we have copper and fibre and we don’t have old legacy systems from various operators. Therefore companies have the chance to directly move to the latest technology (FTTH).  This is in line with the thinking behind the government’s initiative, the first of its kind in the region, which puts consumers first to deliver a nation-wide high-speed fibre-optic network that is open, accessible and affordable.  Qatar’s 2030 vision promotes the development of a knowledge-based economy that boosts enterprise and innovation to build a sustainable and state-of-the-art ICT landscape.

Is FTTH really necessary for businesses and consumers and what are the stumbling blocks to rolling it out?

Yes, it is absolutely necessary. The arrival of fibre-optic broadband will change people’s lives dramatically and empower businesses across the nation, making them more competitive and fuelling enterprise through increased connectivity. It will deliver the broadband and internet speeds people require in order to succeed at work and enjoy next generation service innovations and content, smarter utilities and environmentally sound telecommuting. FTTH will accelerate growth and encourage innovation to help build a sustainable digital future for Qatar, which will boost economic development. The stumbling blocks would be intensive forward planning, design issues and the physical resource for deployment.

In areas of great demand, high contention ratios can affect performance. What steps do you put in to ensure that you have enough capacity to deal with this?

The performance should not be affected since we support speeds of 100Mbps to the operators in any area (high density included). The Qnbn technical product range offers residential and business connections with the option for shared and not shared connections. For instance, the Enterprise P2P (Point-to-Point) connection is directly between the company and the operator and as it is not shared all the fibre capacity is available. The residential FTTH GPON connection has a shared connection between all homes connected to the network. Similarly, business FTTH has a shared connection and is designed for single companies. Even in high concurrency circumstances the Qnbn implementation of GPON supports 100Mbps. That said, Qnbn provides a wholesale service, not an end-user one and it is the service provider who manages the IP network and therefore is responsible for the speed.

Source: http://mea.broadbandworldforum.com/qnbn-the-arrival-of-fibre-optic-broadband-will-change-peoples-lives-dramatically/

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