Custom Search

Tag Archive | "UN"

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Un nouveau rapport de la Banque mondiale prévoit un triplement de la part des pays en développement dans les investissements mondiaux d’ici 2030

Posted on 20 May 2013 by Africa Business

D’ici dix-sept ans, les pays en développement, et principalement ceux d’Asie de l’Est et d’Amérique latine, abriteront la moitié des capitaux mondiaux — soit 158 000 milliards de dollars (en dollars de 2010) — contre un tiers seulement aujourd’hui. C’est ce que prévoit la dernière édition des Global Development Horizons (GDH) de la Banque mondiale, un rapport qui étudie l’évolution probable des tendances en matière d’investissement, d’épargne et de mouvement de capitaux sur les vingt prochaines années.

Selon cette nouvelle publication intitulée Capital for the Future: Saving and Investment in an Interdependent World (« Les capitaux de demain : épargne et investissement dans un monde interdépendant »), les pays en développement, qui ne représentaient qu’un cinquième des investissements mondiaux en 2000, devrait voir leur part tripler d’ici 2030. Les changements démographiques joueront un grand rôle dans ces mutations structurelles puisque la population mondiale devrait passer de 7 milliards en 2010 à 8,5 milliards en 2030 tandis que les pays développés connaissent un vieillissement rapide.

« Le rapport GDH repose sur l’exploitation d’une somme phénoménale d’informations statistiques et constitue l’un des efforts les plus aboutis de projection dans un futur éloigné », explique Kaushik Basu, premier vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale. « L’expérience de pays aussi divers que la Corée du Sud, l’Indonésie, le Brésil, la Turquie et l’Afrique du Sud nous montre combien le rôle de l’investissement est crucial pour la croissance à long terme. Dans moins d’une génération, l’investissement mondial sera dominé par les pays en développement, la Chine et l’Inde en tête. Ces deux pays devraient, en effet, assurer 38 % des investissements bruts mondiaux en 2030. Ces changements vont modifier le paysage économique mondial et c’est ce qu’étudie le rapport GDH. »

Le rattrapage des retards de productivité, l’intégration croissante dans les marchés mondiaux, la poursuite de bonnes politiques macroéconomiques ainsi que les progrès accomplis dans l’éducation et la santé sont autant de facteurs d’accélération de la croissance qui créent d’énormes opportunités d’investissement, lesquelles entraînent à leur tour une modification de l’équilibre économique mondial en faveur des pays en développement..À cela s’ajoute l’explosion démographique de la jeunesse, qui contribuera aussi à doper l’investissement : la population globale des pays en développement devrait s’accroître de 1,4 milliard d’individus d’ici 2030, sachant que le bénéfice de ce « dividende démographique » n’a pas encore été totalement récolté, en particulier dans les régions relativement plus jeunes que sont l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud.

Les pays en développement auront probablement, enfin, les ressources nécessaires pour financer des investissements massifs dans les infrastructures et les services, au premier rang desquels l’éducation et la santé, ce qui est une bonne nouvelle. Les robustes taux d’épargne des pays en développement devraient culminer à 34 % du revenu national en 2014 et enregistrer une moyenne annuelle de 32 % jusqu’en 2030. Globalement, le monde en développement représentera 62 à 64 % de l’épargne mondiale en 2030 (25 à 27 000 milliards), contre 45 % en 2010.

Toutefois, comme le souligne Hans Timmer, directeur du Groupe des perspectives de développement à la Banque mondiale, « malgré de hauts niveaux d’épargne, et pour être en mesure de financer leurs importants besoins d’investissements, les pays en développement devront à l’avenir accroître considérablement leur participation, actuellement limitée, aux marchés financiers internationaux s’ils souhaitent tirer parti des profonds bouleversements en cours ».

Le rapport GDH envisage deux scénarios qui diffèrent par la vitesse de convergence entre les niveaux de revenu par habitant des pays développés et des pays en développement, et par le rythme des transformations structurelles des deux groupes (sur le plan du développement du secteur financier et de l’amélioration des institutions notamment). Le premier scénario prévoit une convergence progressive entre les pays développés et les pays en développement et le second une évolution nettement plus rapide.

Pour les vingt prochaines années, le scénario progressif et le scénario rapide prévoient une croissance économique moyenne de, respectivement, 2,6 % et 3 % par an dans le monde, et de 4,8 % et 5,5 % dans les pays en développement.

Dans les deux hypothèses, à l’horizon 2030, les services représenteront plus de 60 % de l’emploi total dans les pays en développement et plus de 50 % du commerce mondial. Ce changement est lié à l’augmentation de la demande en services d’infrastructure induite par l’évolution démographique. Le rapport GDH chiffre d’ailleurs à 14 600 milliards de dollars les besoins de financement d’infrastructures du monde en développement d’ici 2030.

Le rapport souligne aussi le vieillissement des populations d’Asie de l’Est, d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, régions dans lesquelles les taux d’épargne privée devraient afficher une baisse particulièrement marquée. L’évolution démographique mettra à l’épreuve la pérennité des finances publiques et les États devront résoudre des enjeux complexes afin de maîtriser la charge des soins de santé et des retraites sans imposer de trop grandes difficultés aux personnes âgées. L’Afrique subsaharienne qui a une population relativement jeune, en augmentation rapide, et qui connaît une solide croissance économique, sera la seule région à ne pas enregistrer de baisse du taux d’épargne.

En termes absolus, l’épargne continuera néanmoins à être dominée par l’Asie et le Moyen-Orient. Selon le scénario de convergence progressive, en 2030, la Chine épargnera nettement plus que les autres pays en développement (9 000 milliards en dollars de 2010), suivie de loin par l’Inde (1 700 milliards), dépassant les niveaux d’épargne du Japon et des États-Unis dans les années 2020.

Selon le même scénario, à l’horizon 2030, la Chine représentera à elle seule 30 % des investissements mondiaux, tandis que le Brésil, l’Inde et la Russie y contribueront ensemble à hauteur de 13 %. En volume, les investissements atteindront 15 000 milliards (en dollars de 2010) dans les pays en développement contre 10 000 milliards pour les pays à revenu élevé. La Chine et l’Inde représenteront près de la moitié des investissements mondiaux dans le secteur manufacturier.

« Le rapport GDH met clairement en évidence le rôle croissant des pays en développement dans l’économie mondiale, et c’est incontestablement une avancée significative », indique Maurizio Bussolo, économiste principal à la Banque mondiale et auteur principal du rapport, tout en soulignant que « cette meilleure répartition des richesses entre pays ne signifie pas que tous les habitants des différents pays en bénéficieront de manière égale ».

Selon le rapport, les groupes de population les moins instruits d’un pays, qui ont peu ou pas du tout d’épargne, se trouvent dans l’impossibilité d’améliorer leur capacité de gain et, pour les plus pauvres, d’échapper à l’engrenage de la pauvreté.

Maurizio Bussolo conclut : « Les responsables politiques des pays en développement ont un rôle déterminant à jouer pour stimuler l’épargne privée par des mesures qui permettront d’élever le capital humain, en particulier pour les plus pauvres ».

Points marquants des différentes régions

L’Asie de l’Est et le Pacifique enregistreront une baisse de leur taux d’épargne et une chute encore plus forte de leur taux d’investissement, taux qui resteront toutefois élevés à l’échelle internationale. Malgré cette baisse des taux, la part de la région dans l’investissement et l’épargne continuera d’augmenter au plan mondial jusqu’en 2030 en raison d’une solide croissance économique. La région connaît un fort dividende démographique, avec moins de 4 personnes d’âge non actif pour 10 personnes d’âge actif, ce qui représente le plus faible taux de dépendance du monde. Ce dividende arrivera à son terme après avoir atteint un pic en 2015. La croissance de la population active ralentira ensuite et en 2040 la région pourrait afficher l’un des taux de dépendance les plus élevés de toutes les régions en développement (avec plus de 5,5 personnes d’âge non actif pour 10 personnes d’âge actif). La Chine, grand moteur de la région, devrait continuer à enregistrer d’importants excédents de la balance des opérations courantes, en raison de fortes baisses de son taux d’investissement liées à l’évolution du pays vers un système de plus faible engagement public dans les investissements.

L’Europe de l’Est et l’Asie centrale forment la région la plus avancée en termes de transition démographique, qui devrait être la seule du monde en développement à atteindre une croissance démographique nulle d’ici 2030. Ce vieillissement, qui devrait ralentir la croissance économique de la région, pourrait aussi entraîner une baisse du taux d’épargne plus forte que dans les autres régions en développement, à l’exception de l’Asie de l’Est. Le taux d’épargne pourrait ainsi descendre au-dessous du taux d’investissement, ce qui obligerait les pays de la région à attirer des flux de capitaux extérieurs pour financer leurs investissements. La région devra également faire face à une importante pression budgétaire due au vieillissement. La Turquie, par exemple, pourrait voir ses dépenses de retraites publiques augmenter de plus de 50 % d’ici 2030 en application du régime actuel. Plusieurs autres pays de la région seront aussi confrontés à d’importantes augmentations des dépenses de retraites et de santé.

L’Amérique latine et les Caraïbes forment une région où l’épargne est historiquement faible, qui pourrait afficher l’épargne la plus faible au monde en 2030. La démographie devrait certes y jouer un rôle positif (avec une baisse du taux de dépendance jusqu’en 2025) mais cet avantage sera probablement neutralisé par le développement du marché financier (qui réduit l’épargne de précaution) et une croissance économique modérée. De même, l’effet positif puis négatif de la démographie sur la croissance de la population active devrait d’abord entraîner une hausse du taux d’investissement à court terme puis une baisse progressive. Toutefois, la relation entre inégalité et épargne pourrait déboucher sur un autre scénario dans cette région. Comme ailleurs, les ménages les plus pauvres ont tendance à moins épargner ; l’amélioration des capacités de gain, l’augmentation des revenus et la réduction des inégalités pourraient donc doper l’épargne nationale et surtout contribuer à rompre le cercle vicieux de la pauvreté entretenu par le faible niveau d’épargne des ménages pauvres.

Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord disposent d’une importante marge de développement du marché financier, susceptible de soutenir l’investissement mais aussi, en raison du vieillissement de la population, de réduire l’épargne. De ce fait, les excédents de la balance des opérations courantes pourraient baisser modérément jusqu’en 2030, en fonction du rythme du développement du marché financier. Cette région est dans une phase de transition démographique relativement précoce qui se caractérise par une croissance encore rapide de la population générale et de la population active en même temps qu’une augmentation de la part des personnes âgées. Le changement de la structure des ménages pourrait aussi influencer les modèles d’épargne. Cette structure pourrait, en effet, évoluer d’une organisation intergénérationnelle, où la famille prend en charge les anciens, vers une structure composée de ménages plus petits avec une plus grande dépendance des personnes âgées vis-à-vis des revenus patrimoniaux. C’est dans cette région que les ménages à faible revenu recourent le moins aux institutions financières officielles pour épargner, d’où une marge importante de développement du rôle des marchés financiers dans l’épargne des ménages.

L’Asie du Sud restera l’une des régions où l’on épargne et investit le plus jusqu’en 2030. Toutefois, compte tenu des possibilités de progression rapide de la croissance économique et des marchés financiers, l’évolution de l’épargne, de l’investissement et des flux de capitaux peut varier considérablement : dans l’hypothèse d’une progression plus rapide de la croissance économique et des marchés financiers, les taux d’investissement resteront élevés tandis que l’épargne baissera considérablement, d’où d’importants déficits de la balance des opérations courantes. L’Asie du Sud est une région jeune qui, vers 2035, aura probablement le plus haut ratio au monde des personnes d’âge actif par rapport aux personnes d’âge non actif. Le phénomène général de déplacement des investissements vers le secteur manufacturier et le secteur des services aux dépens de l’agriculture devrait être particulièrement marqué en Asie du Sud ; la part de cette région dans les investissements globaux devrait ainsi presque doubler dans le secteur manufacturier et gagner au moins huit points de pourcentage dans le secteur des services, dépassant les deux tiers du total.

En Afrique subsaharienne, le taux d’investissement restera stable en raison d’une solide croissance de la population active. C’est la seule région qui n’enregistrera pas de baisse de son taux d’épargne dans l’hypothèse d’un développement modéré des marchés financiers, le vieillissement n’y étant pas un facteur significatif. Dans le scénario d’une croissance plus rapide, les pays africains plus pauvres connaîtront un développement plus marqué des marchés financiers et les investisseurs étrangers seront de plus en plus disposés à financer des investissements dans la région. L’Afrique subsaharienne est actuellement la région la plus jeune, qui affiche aussi le plus haut ratio de dépendance. Ce ratio enregistrera une baisse constante sur toute la période considérée et au-delà, entraînant un dividende démographique durable. C’est cette région qui aura les plus grands besoins d’investissement en infrastructures au cours des vingt prochaines années (en pourcentage du PIB). Dans le même temps, on observera probablement un changement dans le financement des investissements en infrastructures qui devrait être davantage ouvert au secteur privé, avec une augmentation substantielle des afflux de capitaux privés, venant notamment des autres régions en développement.

Source: WorldBank.org

Comments (0)

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Forte progression du poids du monde en développement d’ici 2030

Posted on 19 May 2013 by Africa Business

  • La part des pays en développement dans les investissements mondiaux va tripler d’ici 2030.
  • La Chine et l’Inde seront les plus grands investisseurs du monde en développement.
  • L’amélioration des conditions de vie des populations pauvres passe par une meilleure éducation.

Dans moins d’une génération, le monde en développement dominera l’épargne et les investissements mondiaux. C’est ce qui ressort du dernier rapport Global Development Horizons (GDH).

Ce rapport étudie l’évolution probable des tendances en matière d’investissement, d’épargne et de mouvement de capitaux au cours des vingt prochaines années. Il prévoit que, d’ici 2030, les pays en développement, et principalement ceux d’Asie de l’Est et d’Amérique latine, abriteront la moitié des capitaux mondiaux — soit 158 000 milliards de dollars (en dollars de 2010) — contre un tiers seulement aujourd’hui.

Selon cette nouvelle publication intitulée Capital for the Future: Saving and Investment in an Interdependent World (« Les capitaux de demain : épargne et investissement dans un monde interdépendant »), les pays en développement, qui ne représentaient qu’un cinquième des investissements mondiaux en 2000, devrait voir leur part tripler d’ici 2030.

Le rattrapage des retards de productivité, l’intégration croissante dans les marchés mondiaux, la poursuite de bonnes politiques macroéconomiques ainsi que les progrès accomplis dans l’éducation et la santé sont autant de facteurs d’accélération de la croissance qui créent d’énormes opportunités d’investissement, lesquelles entraînent à leur tour une modification de l’équilibre économique mondial en faveur des pays en développement.

À cela s’ajoute l’explosion démographique de la jeunesse, qui contribuera aussi à doper l’investissement. D’ici 2020, c’est-à-dire dans moins de sept ans, la croissance de la population mondiale en âge de travailler sera exclusivement déterminée par les pays en développement dont la population globale devrait s’accroître d’1,4 milliard d’individus d’ici 2030. Or tout le bénéfice de ce « dividende démographique » n’a pas encore été récolté, en particulier dans les régions relativement plus jeunes que sont l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud.

Le rapport GDH envisage deux scénarios qui diffèrent par la vitesse de convergence entre les niveaux de revenu par habitant des pays développés et des pays en développement, et par le rythme des transformations structurelles des deux groupes (sur le plan du développement du secteur financier et de l’amélioration des institutions notamment). Le premier scénario prévoit une convergence progressive entre les pays développés et les pays en développement et le second une évolution nettement plus rapide.

Dans les deux hypothèses, à l’horizon 2030, les services représenteront plus de 60 % de l’emploi total dans les pays en développement et plus de 50 % du commerce mondial. Ce changement est lié à l’augmentation de la demande en services d’infrastructure induite par l’évolution démographique. Le rapport GDH chiffre d’ailleurs à 14 600 milliards de dollars les besoins de financement d’infrastructures du monde en développement d’ici 2030.

Le rapport souligne aussi le vieillissement des populations d’Asie de l’Est, d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, régions dans lesquelles les taux d’épargne privée devraient afficher une baisse particulièrement marquée. L’évolution démographique mettra à l’épreuve la pérennité des finances publiques et les États devront résoudre des enjeux complexes afin de maîtriser la charge des soins de santé et des retraites sans imposer de trop grandes difficultés aux personnes âgées. L’Afrique subsaharienne qui a une population relativement jeune, en augmentation rapide, et qui connaît une solide croissance économique, sera la seule région à ne pas enregistrer de baisse du taux d’épargne.

Open Quotes

Les responsables politiques des pays en développement ont un rôle déterminant à jouer pour stimuler l’épargne privée par des mesures qui permettront d’élever le capital humain, en particulier pour les plus pauvres. Close Quotes

Maurizio Bussolo
Auteur principal du rapport, Global Development Horizons 2013

En termes absolus, l’épargne continuera néanmoins à être dominée par l’Asie et le Moyen-Orient. Selon le scénario de convergence progressive, en 2030, la Chine épargnera nettement plus que les autres pays en développement (9 000 milliards en dollars de 2010), suivie de loin par l’Inde (1 700 milliards), dépassant les niveaux d’épargne du Japon et des États-Unis dans les années 2020.

Selon le même scénario, à l’horizon 2030, la Chine représentera à elle seule 30 % des investissements mondiaux, tandis que le Brésil, l’Inde et la Russie y contribueront ensemble à hauteur de 13 %. En volume, les investissements atteindront 15 000 milliards (en dollars de 2010) dans les pays en développement contre 10 000 milliards pour les pays à revenu élevé. La Chine et l’Inde seront aussi en tête du classement des plus gros investisseurs du monde en développement, ces deux pays représentant ensemble 38 % des investissements bruts mondiaux en 2030 et près de la moitié des investissements mondiaux dans le secteur manufacturier.

« Le rapport GDH met clairement en évidence le rôle croissant des pays en développement dans l’économie mondiale, et c’est incontestablement une avancée significative », indique Maurizio Bussolo, économiste principal à la Banque mondiale et auteur principal du rapport, tout en soulignant que « cette meilleure répartition des richesses entre pays ne signifie pas que tous les habitants des différents pays en bénéficieront de manière égale ».

Selon le rapport, les groupes de population les moins instruits d’un pays, qui ont peu ou pas du tout d’épargne, se trouvent dans l’impossibilité d’améliorer leur capacité de gain et, pour les plus pauvres, d’échapper à l’engrenage de la pauvreté.

Et Maurizio Bussolo de conclure : « Les responsables politiques des pays en développement ont un rôle déterminant à jouer pour stimuler l’épargne privée par des mesures qui permettront d’élever le capital humain, en particulier pour les plus pauvres ».

Points marquants des différentes régions

L’Asie de l’Est et le Pacifique enregistreront une baisse de leur taux d’épargne et une chute encore plus forte de leur taux d’investissement, taux qui resteront toutefois élevés à l’échelle internationale. Malgré cette baisse des taux, la part de la région dans l’investissement et l’épargne continuera d’augmenter au plan mondial jusqu’en 2030 en raison d’une solide croissance économique. La région connaît un fort dividende démographique, avec moins de 4 personnes d’âge non actif pour 10 personnes d’âge actif, ce qui représente le plus faible taux de dépendance du monde. Ce dividende arrivera à son terme après avoir atteint un pic en 2015. La croissance de la population active ralentira ensuite et en 2040 la région pourrait afficher l’un des taux de dépendance les plus élevés de toutes les régions en développement (avec plus de 5,5 personnes d’âge non actif pour 10 personnes d’âge actif). La Chine, grand moteur de la région, devrait continuer à enregistrer d’importants excédents de la balance des opérations courantes, en raison de fortes baisses de son taux d’investissement liées à l’évolution du pays vers un système de plus faible engagement public dans les investissements.

 

L’Europe de l’Est et l’Asie centrale forment la région la plus avancée en termes de transition démographique, qui devrait être la seule du monde en développement à atteindre une croissance démographique nulle d’ici 2030. Ce vieillissement, qui devrait ralentir la croissance économique de la région, pourrait aussi entraîner une baisse du taux d’épargne plus forte que dans les autres régions en développement, à l’exception de l’Asie de l’Est. Le taux d’épargne pourrait ainsi descendre au-dessous du taux d’investissement, ce qui obligerait les pays de la région à attirer des flux de capitaux extérieurs pour financer leurs investissements. La région devra également faire face à une importante pression budgétaire due au vieillissement. La Turquie, par exemple, pourrait voir ses dépenses de retraites publiques augmenter de plus de 50 % d’ici 2030 en application du régime actuel. Plusieurs autres pays de la région seront aussi confrontés à d’importantes augmentations des dépenses de retraites et de santé.

 

L’Amérique latine et les Caraïbes forment une région où l’épargne est historiquement faible, qui pourrait afficher l’épargne la plus faible au monde en 2030. La démographie devrait certes y jouer un rôle positif (avec une baisse du taux de dépendance jusqu’en 2025) mais cet avantage sera probablement neutralisé par le développement du marché financier (qui réduit l’épargne de précaution) et une croissance économique modérée. De même, l’effet positif puis négatif de la démographie sur la croissance de la population active devrait d’abord entraîner une hausse du taux d’investissement à court terme puis une baisse progressive. Toutefois, la relation entre inégalité et épargne pourrait déboucher sur un autre scénario dans cette région. Comme ailleurs, les ménages les plus pauvres ont tendance à moins épargner ; l’amélioration des capacités de gain, l’augmentation des revenus et la réduction des inégalités pourraient donc doper l’épargne nationale et surtout contribuer à rompre le cercle vicieux de la pauvreté entretenu par le faible niveau d’épargne des ménages pauvres.

 

Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord disposent d’une importante marge de développement du marché financier, susceptible de soutenir l’investissement mais aussi, en raison du vieillissement de la population, de réduire l’épargne. De ce fait, les excédents de la balance des opérations courantes pourraient baisser modérément jusqu’en 2030, en fonction du rythme du développement du marché financier. Cette région est dans une phase de transition démographique relativement précoce qui se caractérise par une croissance encore rapide de la population générale et de la population active en même temps qu’une augmentation de la part des personnes âgées. Le changement de la structure des ménages pourrait aussi influencer les modèles d’épargne. Cette structure pourrait, en effet, évoluer d’une organisation intergénérationnelle, où la famille prend en charge les anciens, vers une structure composée de ménages plus petits avec une plus grande dépendance des personnes âgées vis-à-vis des revenus patrimoniaux. C’est dans cette région que les ménages à faible revenu recourent le moins aux institutions financières officielles pour épargner, d’où une marge importante de développement du rôle des marchés financiers dans l’épargne des ménages.

L’Asie du Sud restera l’une des régions où l’on épargne et investit le plus jusqu’en 2030. Toutefois, compte tenu des possibilités de progression rapide de la croissance économique et des marchés financiers, l’évolution de l’épargne, de l’investissement et des flux de capitaux peut varier considérablement : dans l’hypothèse d’une progression plus rapide de la croissance économique et des marchés financiers, les taux d’investissement resteront élevés tandis que l’épargne baissera considérablement, d’où d’importants déficits de la balance des opérations courantes. L’Asie du Sud est une région jeune qui, vers 2035, aura probablement le plus haut ratio au monde des personnes d’âge actif par rapport aux personnes d’âge non actif. Le phénomène général de déplacement des investissements vers le secteur manufacturier et le secteur des services aux dépens de l’agriculture devrait être particulièrement marqué en Asie du Sud ; la part de cette région dans les investissements globaux devrait ainsi presque doubler dans le secteur manufacturier et gagner au moins huit points de pourcentage dans le secteur des services, dépassant les deux tiers du total.

 

En Afrique subsaharienne, le taux d’investissement restera stable en raison d’une solide croissance de la population active. C’est la seule région qui n’enregistrera pas de baisse de son taux d’épargne dans l’hypothèse d’un développement modéré des marchés financiers, le vieillissement n’y étant pas un facteur significatif. Dans le scénario d’une croissance plus rapide, les pays africains plus pauvres connaîtront un développement plus marqué des marchés financiers et les investisseurs étrangers seront de plus en plus disposés à financer des investissements dans la région. L’Afrique subsaharienne est actuellement la région la plus jeune, qui affiche aussi le plus haut ratio de dépendance. Ce ratio enregistrera une baisse constante sur toute la période considérée et au-delà, entraînant un dividende démographique durable. C’est cette région qui aura les plus grands besoins d’investissement en infrastructures au cours des vingt prochaines années (en pourcentage du PIB). Dans le même temps, on observera probablement un changement dans le financement des investissements en infrastructures qui devrait être davantage ouvert au secteur privé, avec une augmentation substantielle des afflux de capitaux privés, venant notamment des autres régions en développement.

Source: WorldBank.org

Comments (0)

Tags: , , , , , , , , ,

Catastrophes naturelles : des stratégies

Posted on 16 May 2013 by Louis Bararmna

Les phénomènes naturelles ont un caractère destructeur qui compromet le développement du Togo.

En témoignent les inondations de 2010 qui ont fait 82 767 sinistrés, 7774 cultures dévastées, 3947 maisons inondées, et malheureusement 21 décès.

Suite à ces événements, une évaluation post catatrophe a permis d’estimer le coût des dommages et pertes à environ 19 milliards et des besoins de reconstruction qui s’élèvent à près de 20 milliards de FCFA.

L’on se souvient encore de la rupture du pont d’Amakpapé qui a entravé pendant des mois la communication entre Lomé la capitale, et l’intérieur du pays ainsi qu’avec les pays de l’hinterland, puis affecté sérieusement l’économie du pays.

Face à la recrudescence des changements climatiques qui affectent gravement le Togo, la multiplication des stratégies se révèle être plus qu’un impératif, surtout au niveau des différents départements ministériels du pays.

Mercredi, des acteurs environnementaux réunis à Lomé, ont présenté aux parties prenantes de la plate forme nationale de réduction des risques et catastrophes, une nouvelle stratégie qui vise à accroître la résilience du Togo et de ses collectivités déconcentrées face aux catastrophes d’ici 2017, et de doter les populations des conditions de vie acceptables et sécurisées.

Selon MOROU Amidou Assimaila , point focal national de réduction des risques de catastrophes, ‘’cette nouvelle stratégie prévoit la prise en compte des questions de réduction des risques et catastrophes au niveau sectoriel’’.

‘’Au niveau du système d’information, le système d’alerte doit être rendu opérationnel, avec le renforcement des capacités des structures comme la météorologie, l’hydrologie de manière à ce que les populations soient informées à temps lorsque des situations d’urgences éventuelles se posent.

On note également le renforcement de la protection civile où des efforts doivent être faits en matière de sauvetage et de protection des populations, la prise en compte des questions d’érosions côtières, et la formation des réseaux de femmes et de journalistes déjà constitués pour mieux véhiculer les informations’’, a-t-il ajouté.

Comments (0)

Tags: , , , , , , , , ,

Le Canada signe un traité sur l’investissement avec la Tanzanie

Posted on 16 May 2013 by Africa Business

DAR ES SALAAM, Tanzanie, 16 mai 2013/African Press Organization (APO)/ Le ministre des Affaires étrangères John Baird et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la Tanzanie, M. Bernard Membe, ont fait aujourd’hui la déclaration suivante lors de la signature de l’Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) entre le Canada et la Tanzanie :

« L’accord signé aujourd’hui renforcera les liens économiques entre nos deux pays et aidera nos entreprises à investir en toute confiance dans nos marchés réciproques. Toute démarche qui facilite les investissements bilatéraux contribue à la création d’emplois, à la croissance et à la prospérité à long terme pour les Canadiens comme pour les Tanzaniens.

« Un APIE est un traité qui vise à protéger et à promouvoir les investissements à l’étranger au moyen de dispositions juridiquement contraignantes, ainsi qu’à attirer les investissements étrangers. En offrant une protection accrue contre les pratiques discriminatoires et arbitraires, et en améliorant la prévisibilité sur les marchés, les APIE permettent aux entreprises de réaliser des investissements en toute confiance.

« Nous sommes déterminés à mettre en place les conditions propices pour que les entreprises puissent affronter la concurrence et réussir sur les marchés mondiaux, ce qui contribuera à créer des emplois et à stimuler la croissance économique au Canada et en Tanzanie.

« Maintenant que les deux pays ont signé l’accord, ils prendront les mesures nécessaires pour le ratifier. L’accord entrera en vigueur lorsque chacun des deux pays signataires aura mené à bien son propre processus d’approbation. »

 

SOURCE

Canada – Ministry of Foreign Affairs

Comments (0)

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Soutien des Gouverneurs pour une reconstitution réussie du Fonds africain de développement (FAD) – FAD-13

Posted on 15 May 2013 by Africa Business

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 15 mai 2013/African Press Organization (APO)/ Nous, gouverneurs du Fonds africain de développement (FAD) et ministres du Plan et des Finances de Côte d’Ivoire, du Ghana, de Guinée, du Liberia, du Sénégal et de Sierra Leone, avons participé à l’atelier de présentation des priorités opérationnelles et stratégiques du FAD-13, le 14 mai 2013 à Abidjan.

Au cours de cette importante réunion, plusieurs questions ont été abordées quant à l’impact du FAD sur nos pays, et son rôle dans la transformation de nos économies. La Banque (http://www.afdb.org) a, par exemple, rapidement octroyé un appui budgétaire, afin que les pays bénéficiaires puissent maintenir et réhabiliter les services de base offerts à leurs populations, à un moment où tous deux en avaient grand besoin.

Selon nous, le FAD constitue, assurément, un canal pertinent de financement du développement. Le Groupe de la Banque est également l’un des relais de la voix du continent. Les priorités opérationnelles et l’orientation stratégique du FAD sont en phase, tant avec l’agenda de développement de l’Afrique, qu’avec les besoins des différents pays. Les réformes institutionnelles engagées successivement ont renforcé la capacité de mise en œuvre du Groupe de la Banque, sa réactivité, ainsi que sa quête de résultats efficients.

Ce qu’accomplit la Banque dans le secteur des infrastructures en Afrique, est d’autant plus crucial que le potentiel en la matière est immense.

Aussi saluons-nous la création et l’augmentation de l’enveloppe du FAD relative aux opérations régionales, préalable nécessaire à l’ambitieux agenda de la Banque en ce domaine. Pour de nombreux pays africains, les solutions régionales mises en œuvre dans les services publics, tels que les réseaux électriques et de transports, s’avèrent moins onéreuses et plus efficaces, ainsi que de bien meilleures qualités, en complément aux programmes nationaux.

Nous savons l’intérêt qu’il y a à renforcer les capacités dans les domaines de la passation de marchés, des audits internes et externes, de la gestion des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles, et à accroitre la mobilisation de ressources internes, surtout s’agissant des pays richement dotés, de la région. Nous saluons le travail et l’implication de la Banque sur ces questions.

Cependant, nous estimons que le Groupe de la Banque pourrait faire plus encore dans le soutien à la diversification économique et la création d’emplois, notamment des jeunes, en s’impliquant davantage dans l’amélioration de la productivité, tant des entreprises privées que des industries agricoles de tous niveaux – micro, petites et moyennes entreprises. La BAD pourrait également jouer un plus grand rôle, s’agissant de réformes économiques et structurelles qui aient un impact significatif et vertueux sur le climat des affaires.

Enfin, nous avons conscience des défis auxquels la Banque et le Fonds sont confrontés dans le cadre de la mobilisation de ressources, en cette période où plusieurs donateurs doivent faire face à de fortes contraintes économiques.

Toutefois, nous jugeons qu’il faut maintenir l’élan actuel et qu’il nous faut rester concentrés sur l’objectif principal, qui est d’aider les pays membres régionaux de la Banque à transformer leurs économies, à créer des emplois et à réduire la pauvreté. Nous espérons que le cycle de négociations du FAD-13 saura y répondre en ce sens.

Signé à Abidjan, le 14 mai 2013

M. Albert Abdallah Toikeusse Mabri

Gouverneur du Groupe de la BAD et ministre du Plan et du Développement de la République de Côte d’Ivoire

M. Mohammed M.Sherif

Economiste en chef, Ministère des Finances de la République du Liberia

M. Seth Terkper

Gouverneur du Groupe de la BAD et ministre des Finances et de la Planification économique de la République du Ghana

M. Ngouda Fall Kane

Secrétaire général du Ministère de l’Économie et des Finances, Représentant le Gouverneur Amadou Kane, Ministre de l’Economie et des Finances du Sénégal

M. Kerfalla Yansane

Gouverneur du Groupe de la BAD et ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances de la République de Guinée

M. Foday Mansaray

Gouverneur temporaire du Groupe de la BAD, ministre d’Etat et ministre des Finances et du Développement économique de la République de la Sierra Leone


Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement (BAfD).

SOURCE

African Development Bank (AfDB)

Comments (0)

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Tourisme d’affaires en Afrique : un potentiel sous-exploité. Où en est-on ?

Posted on 15 May 2013 by Africa Business

L’African Business Club en partenariat avec Orange organise le Mardi 21 Mai 2013 une conférence-débat sur le thème :

« Tourisme d’affaires en Afrique : un potentiel sous-exploité. Où en est-on ? ».

Cette conférence aura lieu à l’ESCP Europe, 79 avenue de la République, Paris 11ème – Station Rue Saint-Maur Ligne 3, à partir de 19h.

L’Afrique est un continent doté d’une faune et d’une flore très riche. En plus de la convivialité de ses populations, la diversité de ses cultures et de ses paysages lui confère une ressource touristique au-delà de la moyenne. Il est donc incompréhensible que le potentiel touristique du continent soit encore sous exploité à l’heure où l’exotique et le tropical se veulent plus que vendeurs.

Seuls quelques pays mettent en avant leurs atouts pour favoriser localement le tourisme grand public. C’est le cas du Maghreb (Maroc et Tunisie) qui, grâce à ses tarifs attractifs, un service de qualité et sa proximité avec l’Europe, est devenu la destination prisée par les petits budgets. C’est aussi le cas de l’Afrique australe qui propose des séjours découverte de la faune et de la flore ou encore de ses tribus mythiques.

D’ailleurs depuis quelques années, le Maroc et l’Afrique du Sud ont décidé d’investir en faveur du tourisme d’affaires, un secteur sur lequel l’Afrique est encore peu présente. Ils entreprennent de vastes campagnes de promotion de leurs infrastructures : centre de conférence, hôtel cinq étoiles, organisation d’évènements d’envergure internationale…

Quelle a été la stratégie de ces pays africains pionniers en termes de tourisme d’affaires ? Quels ont été les politiques déployées, les difficultés rencontrées et les résultats obtenus ?

Qu’en est-il des autres pays du continent ? Comment se présente le marché du tourisme en Afrique ?

Quelles sont les infrastructures d’accueil existantes, les formules et services proposés ? Sont-elles à la hauteur des standards internationaux  et quelles évolutions sont prévues par nos pays ?

Enfin, sachant que l’accessibilité des territoires par voie aérienne est une composante à part entière de toute offre touristique, quels sont l’état et les perspectives de développement du trafic aérien vers l’Afrique en général et l’Afrique subsaharienne en particulier ? Autant de question auxquelles nous tenterons de répondre.

Nous débâterons avec les invités/intervenants suivants :

· Thadée NAWROCKI, Directeur France, Brussel Airlines

· Philippe BARETAUD, Directeur Europe, Moyen Orient & Afrique, Groupe Accor

· Intervenant d’une ambassade africaine, nom à confirmer

A propos de l’African Business Club

Créée il y a 10 ans par des étudiants de l’ESCP Europe, l’African Business Club (ABC) a pour vocation d’être  un espace de réflexion sur des problématiques du continent Africain. Les activités de l’African Business Club sont axées autour de cinq objectifs principaux, à savoir :

· Développer un réseau de cadres et d’intellectuels sensibles aux problématiques du continent Africain,

· Favoriser la réflexion et les échanges au sein de ce réseau,

· Fédérer les potentiels et faciliter l’accès à l’information (production d’études ou articles, diffusion d’informations pratiques). La diversité des profils des membres est un levier pour l’atteinte de cet objectif.

· Contribuer au développement de l’Afrique et mener à bien des actions caritatives dans le but de sensibiliser la jeunesse africaine.

· Promouvoir une meilleure image de l’Afrique en mettant en exergue toute sa richesse et ses potentialités.

Plus d’informations sur www.africanbusinessclub.org

Comments (0)

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

IFC fait la promotion des services financiers mobiles en Côte d’Ivoire afin de favoriser un développement inclusif

Posted on 14 May 2013 by Africa Business

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 14 mai 2013/African Press Organization (APO)/ IFC, un membre du Groupe de la Banque mondiale, et la Fondation MasterCard ont réuni aujourd’hui des acteurs majeurs de l’industrie financière afin de donner un élan supplémentaire aux services financiers mobiles en Côte d’Ivoire. L’événement a permis de souligner le potentiel considérable du marché, notamment pour étendre l’accès au financement aux foyers à faibles revenus, aux petites entreprises et dans les zones difficiles d’accès.

 

En Côte d’Ivoire, la pénétration de la téléphonie mobile est supérieure à 90 pour cent, mais 14 pour cent seulement des Ivoiriens ont accès à des services financiers. Les opérateurs de réseau mobile ont enregistré plus de deux millions de clients des services financiers mobiles au cours des trois dernières années. Le marché ivoirien des services financiers mobiles est le plus grand et le plus dynamique de la région de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.

 

« Pour favoriser une prospérité partagée par tous en Côte d’Ivoire, il est important d’améliorer l’accès au financement. IFC et la Fondation

MasterCard souhaitent aider les institutions financières locales à mener à bien le développement des services bancaires et financiers mobiles proposés par des distributeurs en Côte d’Ivoire, ce qui permettra d’étendre la couverture des services financiers à ceux qui ne sont actuellement pas bancarisés », a déclaré Cassandra Colbert, représentante résidente d’IFC en Côte d’Ivoire.

 

Lors du séminaire qui s’est tenu à Abidjan, IFC a présenté l’argument commercial en faveur de la participation au développement des services financiers mobiles en Côte d’Ivoire. L’atelier marquait le commencement de la mise en œuvre d’un programme de quatre ans entrepris par IFC et la Fondation MasterCard, visant à contribuer au développement et à l’expansion des services financiers mobiles dans le pays.

 

IFC et la Fondation MasterCard considèrent que l’accès aux services financiers est un outil essentiel à la réduction de la pauvreté, susceptible de véritablement changer les vies des personnes marginalisées sur le plan économique.

 

À propos du Partenariat pour l’inclusion financière En janvier 2012, IFC et la Fondation MasterCard ont lancé le Partenariat pour l’inclusion financière, un programme de 37,4 millions d’USD sur cinq ans destiné à permettre à 5,3 millions de personnes non bancarisées en Afrique subsaharienne d’avoir accès à des services financiers. L’objectif du programme est de développer des modèles d’entreprise de microfinance durables capables de fournir des services bancaires à grande échelle et bon marché, et d’apporter une assistance technique aux opérateurs de réseau mobile, aux banques et aux fournisseurs de services de paiement afin d’accélérer le développement de services financiers mobiles bon marché.

 

À propos d’IFC

IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, est la principale institution de développement au service exclusif du secteur privé. Elle aide les pays en développement à atteindre une croissance durable en finançant des investissements, en mobilisant des capitaux sur les marchés financiers internationaux et en fournissant des services-conseil aux entreprises et aux pouvoirs publics. Au cours de l’exercice 2012, IFC a porté ses investissements à un niveau record de plus de 20 milliards de dollars en exploitant les capacités du secteur privé pour créer des emplois, stimuler l’innovation et résoudre les problèmes de développement les plus pressants.

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : http://www.ifc.org.

 

SOURCE

International Finance Corporation (IFC) – The World Bank

Comments (0)

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Lopatka: “Africa wants closer cooperation with Austria” / State Secretary sets initiatives for economic cooperation and educational projects

Posted on 14 May 2013 by Africa Business

VIENNA, Austria, May 14, 2013/African Press Organization (APO)/ Opportunities for deepening political and economic ties to the African continent were the focus in a meeting of Austrian State Secretary Reinhold Lopatka with 25 ambassadors from African states. The Austrian Development Agency (ADA), the Austrian Development Bank and the Austrian Ministry of Finance (soft loans) are the partners in the Africa initiative, which the Federal Ministry for European and International Affairs has started with the support of the Federal Economic Chamber (WKÖ) and the City of Vienna. The African ambassadors showed great interest in stronger economic cooperation with Austria, including tourism projects and accessing Austrian know-how.

Good prospects exist for strengthening economic cooperation. “We are focussing on the interface between business and development. Africa offers opportunities above all for Austrian exports and we must put these to good use. The prerequisites are favourable: Austria does not have to struggle with the negative effect of a colonial past in Africa. The trust exists for intensifying trade contacts”, the State Secretary said. The priorities for Africa are to be established in coordination between the Foreign Ministry and the Federal Economic Chamber Austria.

“Our Africa initiative comprises three focal areas: The first priority for us is “more trade than aid”, secondly we are offering our support in education and training, as for example in tourism and training for diplomats and thirdly we have set our sights on a closer partnership and cooperation with African partners within the scope of multilateral organisations”, Lopatka continued.

“Austria is training engineers in the erection of solar thermal facilities in South Africa for example, and supporting coffee growers in Tanzania in the production and marketing of top quality coffee. The engineering company Waagner-Biro is building bridges in Mozambique with the help of soft loans and the Schloss Klessheim tourism school offers grants for training places”, the State Secretary said.

“We are also calling for the membership of African states in the International Anti-Corruption Academy and for a further development of cooperation in energy projects. Vienna has been able to develop a strong profile over the past few years as a location of international significance in this field. The new office for the implementation of the UN initiative “Sustainable Energy for All” in Vienna has been added to the many existing facilities of our energy cluster and it is of very high relevance for the African states in particular”, Lopatka said. The African states would be able to represent their interests at the Vienna location even better by establishing an African Union (AU) bureau in Vienna. “We are ready to support the creation of an AU representation office in Vienna with a start-up package and we hope there will soon be a green light for this project from the AU”, the State Secretary concluded.

 

SOURCE

Austria – Ministry of Foreign Affairs

Comments (0)

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Le Canada appuie l’amélioration du climat des affaires au profit de l’agriculture en Afrique

Posted on 13 May 2013 by Africa Business

LE CAP, Afrique du Sud, 10 mai 2013/African Press Organization (APO)/ Le ministre de la Coopération internationale, l’honorable Julian Fantino, a participé au Forum économique mondial (en anglais) sur l’Afrique, au forum sur l’investissement en Afrique (Grow Africa Investment Forum) et à la rencontre du conseil des dirigeants de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition du G8, qui se tiennent au Cap, en Afrique du Sud. Sa présence a pour but de promouvoir le recours aux partenariats avec le secteur privé pour trouver des solutions novatrices aux défis en matière de développement agricole durable, de sécurité alimentaire et de nutrition en Afrique.

 

« Le Canada soutient depuis fort longtemps la sécurité alimentaire et le développement agricole durable partout en Afrique, et il est conscient du rôle clé que joue le secteur privé dans le domaine de l’agriculture, a déclaré le ministre Fantino. L’un des grands objectifs du Canada en Afrique est d’établir de nouveaux partenariats avec le secteur privé en vue de favoriser la transformation agricole, d’améliorer la nutrition et d’encourager une croissance économique durable dont profiteront les populations du continent tout entier. »

 

Le Canada se réjouit à l’idée que le secteur privé joue un plus grand rôle dans l’accroissement de la sécurité alimentaire, et complète de ce fait le rôle fondamental du secteur public. Il travaille activement au sein de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, lancée par le G8 en 2012, et appuie fermement le forum sur l’investissement en Afrique et le Forum économique mondial sur l’Afrique, qui ont pour objet d’accélérer la diversification économique, de développer les infrastructures stratégiques ainsi que de libérer le potentiel de l’Afrique en vue de favoriser l’apparition de nouveaux partenariats entre les gouvernements africains et le secteur privé, pour stimuler l’investissement.

 

Le Canada demeure résolu à apporter son soutien aux Africains pour qu’ils puissent disposer d’aliments sains et nutritifs, en quantité suffisante. L’agriculture est le moteur de la croissance économique durable dans de nombreux pays en développement. Les investissements dans ce secteur permettent de créer des emplois, qui augmentent la sécurité alimentaire et les revenus des ménages, deux éléments clés de l’élimination de la pauvreté. Un grand nombre des initiatives canadiennes visent à aider les petits exploitants agricoles, en particulier les femmes, à cultiver des produits agricoles nutritifs et à diversifier leurs récoltes.

 

Le Canada a à cœur le développement agricole durable, en particulier le renforcement de la sécurité alimentaire et de la résilience des populations vulnérables. Le Plan d’action économique de 2013 réitère l’engagement du Canada à l’égard des investissements d’aide au développement international dans les domaines de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Le nouveau ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement continuera à assumer le mandat de réduction de la pauvreté et permettra d’apporter une aide plus efficace, plus transparente et mieux ciblée pour continuer à améliorer le sort des populations démunies à l’échelle de la planète.

 

SOURCE

Canadian International Development Agency (CIDA)

Comments (0)

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

L’Afrique peut adopter des pratiques minières responsables conformes à la Vision africaine du régime minier (VAM)

Posted on 13 May 2013 by Africa Business

LE CAP, Afrique du Sud, 13 mai 2013/African Press Organization (APO)/ Les principaux acteurs du secteur minier participant à une réunion de partenariat de l’industrie extractive et de l’industrie des métaux, organisée par le Forum économique mondial et la Commission économique pour l’Afrique (CEA), ont mis en évidence que la fenêtre d’opportunités offerte par la hausse des prix des produits de base doit correspondre à une augmentation des revenus pour les gouvernements africains dans une égale mesure. La réunion qui a eu lieu le 8 mai avait pour but d’examiner comment la Vision africaine du régime minier et son objectif de faciliter l’exploitation transparente, équitable et optimale des ressources minérales pour soutenir une croissance durable à large assise et le développement socio-économique peuvent se traduire en visions minières nationales, élaborées à partir d’un processus totalement transparent et inclusif.

Alors que l’indice des prix des métaux précieux et des minerais de base a augmenté de plus de 200% ces dix dernières années, les dirigeants de l’industrie et les décideurs politiques qui sont ici conviennent que la contribution actuelle des ressources minéralesau développement économique de l’Afrique n’est pas proportionnelle. Soulignant la nécessité de l’enrichissement et de l’ajout de valeur ainsi que l’instauration de liens dans la chaîne de valeur des minéraux, le Secrétaire exécutif de la CEA, Carlos Lopes a dit : « Les ressources minérales doivent contribuer à la transformation structurelle – nous devons voir un secteur manufacturier fort se développer en Afrique ».

Selon les experts de l’industrie, le Canada, l’Australie et le Chili ont utilisé le secteur des minerais pour leur transformation industrielle et leur PIB a fortement augmentégrâce à la contribution de l’industrie manufacturière. “Les produits de basen’ont pas été une malédiction mais plutôt une bénédiction pour ces pays – la base de ressources minérales diversifiées et riches peut faire la même chose pour l’Afrique», note Lopes.

Une approche continentale qui oriente les minerais de l’Afrique sur le chemin du profit pour le développement est déjà en place. «Dans le cadre du partenariat tripartite entre l’Union africaine, la Banque africaine de développement et laCEA, le Centre africain de développement minier (CADM) a été mis en place pour aider les États membres de l’Union africaine à parvenir à un développement social et économique à grande échelle basée sur les richesses minérales de l’Afrique, comme prévu dans la « Vision africaine du régime minier », disent les hauts fonctionnaires de la CEA. Le Centre vise à créer un espace institutionnel et politique pour établir d’importants liens sociaux et économiques et faciliter ainsi un processus d’industrialisation tiré par les ressources minérales.

Comme l’ont souligné les participants ici, les risques évoluent en Afrique en raison d’une plus grande stabilité macro-économique et politique dans la plupart des pays, ce qui offre des possibilités d’investissement dans la géologie très prometteuse du continent. Toutefois, les pays ont besoin d’améliorer la gouvernance et la capacité de négocier des contrats ainsi que de vérifier la chaîne de valeur des ressources minérales. Il faut un environnement réglementaire plus sophistiquée, plus de clarté politique, et de cohérence et de transparence dans le cadre politique globale.

Les parties prenantes sont également d’accord sur la nécessité de maîtriser la Vision africaine du régime minier. «C’est la seule façon de pouvoir appréhender et traiter des questions spécifiques à chaque pays, comme l’intégration et l’instauration d’un lien entrel’exploitation minière et le reste de l’économie», soulignent les experts. À cet égard, introduire une vision minière nationale dans quelques pays fournira des enseignements de poids au reste du continent pourcommencer à élaborer des politiques conformes au MAV.

 

Les participants ont discuté de l’outil de gestion des ressources minéralesélaboré par le Forum économique mondial, qui pourrait être utilisé dans le processus d’élaboration de visions minières nationales, la compréhension et l’alignement des points de vue souvent divergents de toutes les parties prenantes sur la valeur du secteur des ressources minérales n’en serait que faciliter. L’outil pourrait aider à aligner les perceptions de la valeur qu’ont les communautés, le secteur privé et les gouvernements.

En outre, il est possible de traiter les lacunes de capacités au niveau des pays et au sein des gouvernements, selon les experts. « Au lieu d’avoir des accords projet par projetdans un pays, un modèle généralisé qui spécifie tous les paramètres clés pourrait être élaboré et ensuite personnalisé», soulignent-ils.

«Les accords de développement miniers peuvent devenir une loi en soi car les gouvernements manquent souvent de moyens de surveiller la mise en œuvre de ces accords complexes”, argumentent les experts, qui soulignent qu’un cadre juridique et réglementaire solide ou une politique minière type ou encore un accord seraient suffisants. L’appel lancé ici cette semaine aux gouvernements est «Légiférez, ne négociez pas ».

 

SOURCE

Economic Commission for Africa (UNECA)

Comments (0)

AfricaBusiness.com Newsletter



Business in UAE
Copyright © 2009 - 2016. African Business Environment. All Rights Reserved. AfricaBusiness.com Business Magazine